REFLEXION

EN ATTENDANT LA VISITE DU WALI A GDYEL : Le lac Télamine dans un piteux état

Certains représentants du mouvement associatif de la commune de Gdyel attendent avec impatience la visite du wali dans leur localité, pour lui exposer le problème de la dégradation continue de la forêt de Ras El Ain et de l’état de dégradation très avancé du lac de Telamine.



Ces deux sites considérés comme une potentialité touristique par excellence qui faisaient la fierté des habitants de Gdyel, sont en train de rétrécir comme une peau de chagrin, par la faute des hommes. En effet, la forêt de Ras El Ain est menacée par l’exploitation d’une carrière d’argile laquelle avance à pas de géant, selon des représentants d’une association qui, jusqu’à ce jour, ne connaissent pas la limite de la superficie octroyée à l’exploitant «l’exploitation de ce gisement d’argile qui est en train de détruire la forêt, il nous semble même que personne ne connait les limites de celle-ci et ce qui était une colline boisée, n’est actuellement qu’une gigantesque crevasse livrée aux engins chargés d’extraire l’argile», expliquent nos interlocuteurs inquiets. En ce qui concerne, le lac de Telamine lequel constitue une importante richesse naturelle et où viennent séjourner plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs dont des centaines de flamants roses. Son état est catastrophique, avons-nous constaté jeudi passé, ce qui a fait dire à un amoureux de la nature «sous des cieux plus cléments et là où les gens connaissent la valeur de la nature, un site pareil est très bien conservé et on y trouve des écologistes observant chaque espèce d’oiseaux et prenant des notes. Comme vous pouvez le constater vous-même, le site est presque saturé par les ordures, le sol est tapissé de sachets en plastique multicolore, on y trouve des chiffonniers et des dizaines de chiens errants» indique notre interlocuteur. Depuis de longues années, le lac de Telamine sert aux déversements des ordures ménagères et de toutes autres sortes de détritus. S’il est vrai que depuis mars dernier, date d’ouverture du centre d’enfouissement technique de Hassi Bounif, ce sont les camions de collecte des ordures des communes voisines qui ne déversent plus d’ordures dans le lac, n’en demeure que les camions des particuliers déchargent quotidiennement les déchets dans ce site, classé par la convention internationale «Ramsar» visant la protection des zones humides. L’association Boudhour n’a pas cessé d’attirer l’attention des autorités et de dénoncer cette situation révoltante, mais en vain.

Medjadji H.
Vendredi 22 Novembre 2013 - 16:36
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