REFLEXION

ELLE FUT JADIS LA FIERTE DE LA VILLE D’ARZEW : La cité « Zabana » dans une confusion chaotique



Erigée par une société Yougoslave dans les années 80, la cité « Zabana située sur les hauteurs de la ville d’Arzew était au départ composée de 4.110 logements. Actuellement 6000 avec une concentration de la population dépassent allègrement les 30.000 âmes. Jadis, cette cité, un vrai Faubourg dans la ville faisant la fierté des Arzéwiens, du fait de son style architectural Sophistiqué, de ses appartement en trois styles formant des îlots et des tours très agencés et modernes, un environnement des plus sain et surtout une propreté indiscutable ou il faisait, bon de vivre. Cette cité offrait à ses résidents toutes les commodités nécessaires à une vie décente. Des artères bien aérées et espacées, des aires de jeux pour les enfants, des parking pour chaque îlot d’immeubles, des ascenseurs en marche dans chaque tour ,de la verdure partout et Malheureusement au grand dam de ses habitants, cette réalité au plutôt ,ce rêve éphémère ,n’a pas trop ,duré et s’est transformé à cause de l’incivile de certains résidents et du laxisme des autorités locales en un véritable cauchemar pour les riverains qui ne savent plus à quel saint se vouer suite à la dégradation tous azimuts de leurs cadres de vie. En effet ce grand village s’est « Bidonvilisé »à vue d’œil en devenant une vraie verrue dans le visage de la ville qui est appelée prochainement à devenir l’une des wilayas déléguées les plus performantes du pays, en plus du fait d’être la capitale pétrolière et le poumon de l’économie nationale. Malgré la réalisation de plusieurs projets d’utilité publique à l’instar des établissement scolaires de tous paliers, d’un complexe sportif de proximité, d’un commissariat de police ou encore la construction de nouveau locaux commerciaux ,ainsi que la finalisation d’opération de goudronnage ,des artères d’éclairage public, d’érection des murets de protection tout le long de la cité et de ramassage régulier des ordures, entres autres ,il reste beaucoup à faire en matière d’hygiène et de la salubrité publique sans parler l’anarchie du transport et des coupures intempestives de l’électricité et de l’eau. Le complexe sportif de proximité abritant plusieurs d’disciplines sportives et culturelles ,ne dispose pas d’un stade aménagé pour rassembler les nombreux footballeurs de différents âges qui s’adonnent régulièrement à leur sport favori par le biais de challenges ou de tournois alors que celui situé au milieu des immeubles ,n’est pas du tout indiqué pour un grand rassemblement sportif. « Hai Zabana », manque également d’un marché car celui construit provisoirement d’un style archaïque est délaissé en devenant un refuge pour toutes les débauches et déviation qui irritent les riverains. Une bibliothèque à la dimension du nombre d’habitants, une polyclinique moderne ou titillée médicalement s’impose obligatoirement dans ce schéma. Ainsi en raison de l’importance de cette « ville dans la ville »il est impérativement nécessaire de la doter d’agences de Sonelgaz et de SEOR ainsi qu’une annexe de l’Etat civil dont la bâtisse est en arrêt, car l’ancien bureau communal ne répond plus aux besoins des 30.000 habitants. Mais là ou bât blesse et qui touche à la quiétude des habitants, c’est l’installation anarchique du marché informel sur l’artère principale de la cité. Cette tare qui empoisonne la vie des riverains et « Gomme » tout ce qui reste des « vestiges », de beauté et d’esthétique du tissu urbain qui était jadis un havre de paix paradisiaque et une toile d’art architectural à tendance à vivre longuement. En effet après avoir « planté »sur les trottoirs toutes sortes de baraques en tôles et divers matériaux hétéroclites, d’une laideur indescriptible ,petit à petit ,ce marché illicite s’est transformé en un grand espace d’activités commerciales ou tout se vend et tout s’achète. Ainsi de nombreux camions « Bourrés »de différentes marchandises se permettent de stationner sur les trottoirs barrant les entrées des immeubles pour exposer à même les chaussées, les produits de légumes et de fruits. Ne se souciant guère de la tranquillité des habitants, ces commerçants venus de toutes les destinations, crient à tue tête parfois avec un vocabulaire indécent pour apostropher leur clientèle, Le soir, après avoir leur journée ne se donne même pas la peine de ramasser les détritus abandonnés sur le sol. Concernant les difficultés de la circulation et le bouchon généré par cette situation pénalisante qui s’est enraciné dans le décor, les motos pétaradantes agressent nuit et jour les riverains, les continuelles fuites d’eau usées qu’empestent l’environnement, les troupeaux de moutons « Lachés » en pleine cité et les parties nocturnes de football, en plein boulevard, rendant intenable ces chaudes nuit d’été.

N. Bentifour
Lundi 12 Juillet 2010 - 00:01
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