REFLEXION

ELECTION PRESIDENTIELLE D'AVRIL 2014 : Que le président Bouteflika décide en son âme et conscience

Le dernier conseil des Ministres a montré incontestablement que le Président Abdelaziz Bouteflika est fatigué. C’est un être humain avant tout et comme tout être humain à la suite d’une maladie a besoin de repos et surtout d’éviter le stress. Je lui souhaite vivement un prompt rétablissement. Mais étant président de la République, d’une grande Nation qu’est l’Algérie, comment peut-il l’éviter du fait des tensions géostratégiques au niveau de la région qui menacent l’intégrité de l’Algérie, des tensions sociales persistantes au niveau local, sans compter les arbitrages qu’il doit prendre en fonction de rapports de forces contradictoires ?



Il est déplorable  que certaines personnes de partis politiques  veuillent lui forcer la main, mus non pas par les intérêts supérieurs du pays, mais pour  des  intérêts personnels  de rente, sachant qu’en cas de non représentation du président, ils seront éjectés définitivement  de la scène politique. Mais que l'on évite de se focaliser uniquement sur sa  personne  et que l'on  analyse objectivement les aspects positifs et négatifs  des réalisations entre 2000/2013.
Sans pudeur, certains courtisans  crient à tue tête que le bilan socio-économique est totalement positif, avec souvent des contradictions de discours et de données statistiques, alors qu’il  faille faire une lecture objective et sans passion. Eviter cette sinistrose d’un bilan noir comme le font certains de l’opposition stérile. Les observateurs impartiaux arrivent à la conclusion que ce qui a été réalisé entre 2000/2013 ne soit pas totalement négatif notamment en infrastructures,   mais que les résultats  ne sont pas proportionnels  à l’importance de la dépense monétaire avec des surcoûts exorbitants. Pour passer d’une économie de rente à une économie hors hydrocarbures,  s’impose la correction   de l’actuelle trajectoire  économique en réhabilitant l’entreprise publique et privée, le savoir dans le cadre des nouvelles mutations mondiales  et surtout  lutter contre la corruption socialisée  par plus de moralité. Sur le plan politique , un  responsable de parti , prônant la révision de la Constitution avant la convocation du corps électoral prévu pour le 15 janvier 2014, va jusqu’à affirmer, est-il conscient  de la gravité d'une telle affirmation qui discrédite l'Algérie tant au niveau international qu'au niveau des citoyens,  que la révision de la Constitution,  qui est le texte fondamental de la Nation,  peut être  votée par les deux chambres réunis (   députés et sénateurs)  en une journée ,    alors qu’elle engage l’avenir de tout un pays. En contrepartie, les députés réclament  37 millions de centimes  par mois et un passeport diplomatique pour lever éventuellement la main.
Ces soutiens prêtent d’autant  plus à caution, et s’ils n’étaient pas ministres ou responsables  adopteraient-ils la même attitude ?  Ainsi,   un représentant d’un parti récemment créé, avec quelques députés, ayant une  base insignifiante  qui selon lui est un ardent défenseur de la réélection du  président l’a critiqué ouvertement par le passé, à peine trois années avant de devenir ministre. D’autres, soit directement  ou  indirectement  soupçonnés à tort ou à raison  (il faudra laisser à la justice le soin de trancher posant la problématique de l’indépendance de la justice) de malversations, voire de corruption. Parmi les  soutiens actifs d’un quatrième mandat, nous avons également   un parti  n’ayant  pas  participé aux élections, dont on ne connait pas réellement son poids. Pour  le parti FLN majoritaire au sommet dont l’APN,  il a eu  moins de 7% par rapport aux inscrits  lors de la dernière élection  législatives, étant  éclaté  actuellement au niveau de la  base en trois tendances  assistant  à une véritable cacophonie par confrontation de personnes interposées et non de programmes. Quant aux organisations satellites, vivant de la rente, nous l’avons constaté  aux dernières élections législatives et locales, et avec les tensions actuelles,  malgré leurs discours, elles sont incapables de  mobiliser  et convaincre la population laissant la confrontation  directe entre la population et les  forces de sécurité, posant la problématique  de l’urgence d’intermédiations sociales crédibles
Souhaitons  que l’on  arrête ces pressions de courtisans intéressés  non par  le sort du président mais par leur propre devenir,  et  que  le président Abdelaziz Bouteflika puisse en son âme et conscience   choisir librement s’il doit ou pas de présenter, (l’actuelle Constitution) lui permettant de se présenter   à l’élection présidentielle   d’avril 2014 et de  choisir  de réviser ou pas la Constitution.  En cette année 2014, puisse l’Algérie pendre un nouvel élan, réaliser une transition politique pacifique et économique et sociale    n’ayant pas besoin de remous, l’Algérie ayant vécu   un drame entre 1990/2000 qui a fait plus de 200.000 morts. L’Algérie est un grand pays avec  une histoire millénaire.  Puisse l’Algérie éternelle  aller progressivement vers un Etat de Droit, une transition démocratique   tenant  compte  de son anthropologie culturelle et une économie de marché concurrentielle productive maîtrisée.  Puisse le dialogue permanent l’emporter sur la  confrontation, pour la stabilité de l’Algérie, stabilité qui conditionne  la stabilité de toute la région euro-méditerranéenne et euro-africaine.

Dr Abderrahmane Mebtoul
Mercredi 1 Janvier 2014 - 17:47
Lu 807 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+