REFLEXION

EL-MERDJA ENVAHIE PAR LES EAUX USEES DE BOUGUIRAT : Où est l’Hydraulique ?

Des milliards de centimes ont été engloutis dans une station de traitement d’eaux usées, absolument sèche, toujours dans l’attente d’ne mise en service qui ne se profile pas encore.



EL-MERDJA ENVAHIE PAR LES EAUX USEES DE BOUGUIRAT :  Où est l’Hydraulique ?
Au bout de l’exutoire-impasse, les eaux usées de l’agglomération de Bouguirat n’ont trouvé d’aval qu’en rebroussant chemin, direction le douar limitrophe. Ainsi, Merdja qui depuis plusieurs décennies déjà, a perdu vocation et réputation naturelles, vient d’être ‘‘réhabilitée’’ en un étendu marécage d’eaux usées. A l’instar de Charef ‘’le flutiste’’, nombreux sont les habitants qui ont été surpris par la remontée soudaine de l’eau au fond de leur puits depuis longtemps asséchés. Une eau d’égout nauséabonde qui submerge nappe phréatique et pompes d’irrigation placées au fond des puits. Gênant les travaux de réfection des installations de refoulement des eaux usées vers la station de traitement, l’entrepreneur exécutant n’a pas trouvé mieux que de percer la canalisation souterraine, et laisser les rejets liquides inonder les parages. Une ‘’initiative’’ qui a aussitôt suscité le courroux de l’arboriculteur ‘’propriétaire’’ des lieux. Une autre alternative est improvisée. La ‘’source’’ artificielle est étroitement circonscrite par un amoncellement tellurien, avec une ‘’ouverture’’ sur un fossé mitoyen, creusé il y a plus d’une année afin d’évacuer les eaux pluviales qui menaçaient d’inondation la partie amont du douar.

Un fossé sans protection latérale, devenu un long et large égout à ciel ouvert, qui irrigue les champs adjacents et ‘’alimente’’ puits et nappe phréatique.
Directement ou indirectement, le cheptel et les habitants s’y abreuvent. Le maraîchage et l’arboriculture fruitière y baignent ou en sont irrigués, plein gré ou malgré la volonté des agriculteurs. Les canalisations de l’eau potable ou destinée à l’irrigation, souterraines ou découvertes, y baignent également. L’amont encore sec, mais dans l’attente de la remontée graduelle des eaux usées, demeure un exutoire ‘’public’’ où quiconque, habitant du douar ou de l’agglomération proche, vient s’y débarrasser de cadavres d’animaux, de remblais et de ‘’restes’’ de maçonnerie, de produits agricoles invendus, et autres ordures ménagères. ‘’A Merdja, le moustique est plus gros et gras que la mouche qui, de taille, rivalise avec la guêpe !’’, soutient Touati, l’un des malheureux riverains condamnés aux vives piqûres d’insectes et à l’odeur nauséabonde.

A qui se plaindre ? Le chef de Daïra a été saisi de la situation, mais personne ne semble se préoccuper de nous.. !
Croyant nuire ou ternir l’image du maire, et de par le lien familial ou de l’emploi et de la ‘’faveur’’ octroyés par la commune, la plupart des habitants se désolidarise de la cause du douar’’, explique le même Touati qui devant la ‘’surdité’’ de l’autorité locale, vient de solliciter l’engagement dans la bataille du Dr Senouci et son association locale de lutte contre la dégradation du cadre de vie. ‘’Maintenant, je comprends pourquoi on ne veut pas inviter le wali à faire un détour par cette station de traitement des eaux usées !’’, nous dit ce dernier ‘’militant de la cause environnementale’’. ‘’Qui sera capable de lui justifier l’échec de ce faramineux projet ?, s’interroge-t-il. Plus loin et de loin, la fameuse station de traitement des eaux usées ressemble à un immense complexe sportif, ‘’abandonné’’, en déshérence, au milieu d’une vaste plaine de primevères, de chardons, et autres graminées en partie reverdies à la faveur des dernières pluies. Dans l’enceinte du beau complexe, les lézards et les serpents ont pris possession des canalisations et des parties maçonnées. Les sept bassins de lagunage tapissés de film plastique ressemblent à un marais salant où il ne reste ni sel ni eau. Vides et secs, ils attendent désespérément leurs premières gouttes d’eau usée.

M.O.T.
Lundi 30 Mai 2011 - 12:03
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MOSTAGANEM
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