REFLEXION

EL MACTA, PLAGE DE LA MORT ET DE L'INSECURITE : Deux morts et des agressions à la pelle à Mers El Hadjadj

El Macta, un haut-lieu d'histoire si prestigieux et une plage magnifique sans surveillance, a fini par se transformer en un coin où la mort est aux aguets de tout imprudent vacancier qui ose défier la furie de ses vagues, et où l'insécurité règne désormais sur les lieux, imposée par une ‘’bande’’ en quête de gain facile.



Finalement, rien ne subsiste de ce haut-lieu de l'histoire mondiale où les Alliés (les troupes anglaises et américaines) ont débarqué un 8 novembre 1942, sous le commandement du général américain Dwight Eisenhower, pour sauver le monde des affres du nazisme et plus particulièrement nationale avec l'inoubliable bataille de la Macta ayant opposé le 28 juin 1835  les forces du général français Trézel et celles de l'émir Abd El-Kader, qui a fini par vaincre l'armée coloniale forte de 2500 soldats en tuant 262 militaires et blessant 308 autres. Aujourd'hui, la riche histoire du coin semble céder la place à d'autres tristes et également répugnants faits salissant au fil des jours la réputation de cette prestigieuse côte. Ayant servi d'endroit pour les militaires pour surveiller les pipe-lines qui transitaient par l'oued et d'abri pour la garde communale qui assurait la surveillance de la plage et assistait les gendarmes à tenir des barrages quotidiens au cours de la décennie noire. Malheureusement, El Macta n'a connu qu'un bref répit qui a fini par se perdre  avec le départ des militaires, des gardes communaux et des agents de sécurité de la Sonatrach qui occupaient une base de vie. Cette vacance des lieux a permis la réoccupation du coin par d'autres énergumènes sans foi ni loi, qui activent dans le commerce de la boisson alcoolisée, et la prostitution.  De jour comme de nuit, des "proxénètes" squattent la plage et proposent aux estivants "des femmes et des liqueurs" au sein des baraques aménagées de l'ex base de vie avec l'assurance d'une sécurité totale, des gosses auto proclamés gardiens de parkings surveillent les véhicules stationnés contre de fortes sommes d'argent (de 100 à 500 dinars pour la nuit). Malheur à ceux qui osent réclamer, les gourdins risquent de faire voler les pare-brise en éclats et rouer les corps de coups violents, car le lieu n'est point sécurisé par les pouvoirs publics (ni poste de gendarmerie ni celui de la protection civile pour surveiller la baignade). A ce titre, deux corps de deux jeunes âgés de 21 et 28 ans, ont été repêchés  par les éléments de la Protection civile au cours de la semaine dernière après avoir été découverts par des estivants, flottant entre les massifs rocheux partageant la plage en deux zones l'une relevant du territoire de la wilaya d'Oran (Mers El Hadjadj)  et l'autre de celui de Mostaganem (Fornaka). Les  corps des deux malheureux noyés, répondant aux initiales pour l'un Y.B, et l'autre de L.M, tous deux originaires de la wilaya de Tiaret, ont été évacués vers la morgue de l’hôpital El Mohgoun par les éléments de la protection civile de Mers El Hadjadj  et une enquête a été également diligentée par les gendarmes de la brigade locale de la ville de Mers El Hadjadj. Quant à l'insécurité, elle se caractérise par des agressions quotidiennes, ciblant les familles qui osent s'aventurer sur cette plage, mise de force sous la main de drôles d'aventuriers en quête de gains faciles en absence de la force publique.

L.Ammar
Vendredi 14 Août 2015 - 17:05
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