REFLEXION

EFFONDREMENT PARTIEL AU 12, RUE BOUANANI GUENDOUZ : Six familles en danger interpellent le wali

Sans faire de dégâts humains, l'effondrement partiel survenu dans l'après-midi de mercredi dernier dans un immeuble du 12, rue Bouanani Guendouz (ex-Branson), à Saint-Pierre, a créé un climat de psychose au sein des 6 familles qui l'occupent. Ils ont en mémoire un autre effondrement qui a eu lieu dans le même bâtiment, il y a deux mois, et qui avait fait deux blessés dont un grave.



EFFONDREMENT PARTIEL AU 12, RUE BOUANANI GUENDOUZ : Six familles en danger interpellent le wali
Cet immeuble risque de s'écrouler comme le montrent les différentes parois internes et externes lézardées alors que les dalles ne tiennent qu'à des poutres métalliques grandement endommagées. Ce qui irrite les occupants, notamment ceux dont l'appartement a été endommagé, demeure le silence des services communaux qui n'ont pas daigné dépêcher une équipe sur les lieux afin d'effectuer un constat. Seuls les services de la Protection civile, comme d'habitude, se sont déplacés pour faire un état des lieux pour l'établissement d'un procès-verbal confirmant la menace de ruine. «Nous ne sommes pas à notre premier effondrement et à quoi peut servir un PV de sinistre, si celui-ci n'est pas suivi de mesures concrètes de la part des services concernés par le relogement des familles, car il y va de la vie des occupants», nous dira une occupante désemparée. Un autre occupant abonde dans le même sens en nous relatant le moment de l'effondrement suivi d'une déflagration au point où il a cru que c'est tout l'édifice qui s'écroulait. «Fort heureusement, ma mère, une vieille femme, avait quitté la cuisine quelques secondes avant et depuis, tous les occupants ne ferment plus les yeux, et à chaque bruit, ils pensent à un autre drame, nous dit le même occupant qui dénonce le fait qu'au niveau de toutes les administrations touchées, allant de l'OPGI au secteur urbain, aucun interlocuteur n'a pu les fixer sur leur sort. Pire encore, au niveau de l'OPGI, ils apprennent même que cet immeuble devait faire l'objet d'une opération de réhabilitation mais, pour des raisons encore inconnues, elle n'a jamais eu lieu. Au service du relogement de la daïra, ils apprendront qu'ils devaient être transférés lors des opérations de relogement précédentes. Toutes ces déclarations contradictoires ne sont perçues par ces familles sinistrées que comme une forme de mépris alors que le danger les guette tous les jours et la baraka ne peut en aucun cas être présente à chaque effondrement. «Est-ce qu'on attend mort d'homme pour que ces mêmes services prennent en charge notre situation ?, dira avec fougue notre interlocuteur qui estime qu'ils ont droit au logement au même titre que tous les autres citoyens du fait, que sans un espace sécurisé, ils ne se sentiront jamais en sécurité. Comme solution, les riverains ont décidé de dresser une tente sur la voie publique quitte à bloquer la circulation étant donné que cette option demeure la
seule et unique pour faire réagir les responsables. 
 

Rafik M
Mardi 2 Avril 2013 - 10:09
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Oran
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