REFLEXION

EFFONDREMENT PARTIEL A « LA CASERNE BOSQUET » A MOSTAGANEM : Des familles en danger

En longeant l’autoroute d’El-Arsa et avant d’y entrer, pas mal de vestiges historiques turcs et français qui devaient être classés, abritent des familles qui vivotent dans des conditions inhumaines, lorsque la cuisine se confond avec les toilettes pour les meilleurs parmi eux qui ont la chance d’en posséder des salles d’eau !



EFFONDREMENT PARTIEL A « LA CASERNE BOSQUET » A MOSTAGANEM : Des familles en danger
La crainte d’être enseveli sous les décombres d’un imminent effondrement, accompagne avec plus d’acuité les familles habitant à l’ex-caserne de Bosquet, dite parfois « la garnison » que la France utilisait comme Régiment pour l’artillerie pour le compte de la ville de Mostaganem. Un sentiment de peur qui se conjugue de plus en plus chez la quarantaine de familles qui habitent les lieux, du fait du dernier effondrement ayant eu lieu au dernier jour du mois écoulé dans l’une des galeries de la dite caserne. L’affaissement, partiel, eut raison du logis où habite la famille de Dakkich Salah-Eddine. Un lot de plusieurs pierres et une bonne quantité de sable s’est détaché du haut du vestige militaire, avant de s’abattre sur la taule de la maisonnette. Fort heureusement, plus de peur que de mal. Et cela, les concernés le savent : « il est vrai que le bilan n’est pas lourd. C’est ce qu’ont d’ailleurs constaté les services de la protection civile. « Mais de ces effondrements qui se suivent et se ressemblent, on risque bien un jour d’y rester et de ne plus être en mesure d’en parler », dit la maman qui a failli perdre son bébé sous les débris de la ruine qui jonchent son misérable chez-lui. Et d’ajouter : « Depuis, nous sommes les voisins », comme pour transmettre le message à qui de droit parmi les responsables de cette ville. Et à un autre voisin de prendre la relève : « Nous sommes 36 familles à crécher ici dans ces monstrueuses conditions. Le CTC nous a bien dit que personne ne devait habiter là. Mais Pardi, où aller quand on est Mostaganémois, enfant de la ville, mais n’ayant pas bénéficié d’un logement ?» Mr Belghalia Abdellah qui nous sert de guide, lui aussi comme tous ses voisins, loge dans un semblant de logis. Il ouvre une porte qui donne sur l’arrière. Mais ce n’est pas une courette au sens propre du mot puisque le sol y est jonché de pièges. Ce n’est plus des trous, mais carrément des fosses. Cavités qui étaient utilisées par l’occupant pour dissimuler les armes. Or, au fil de l’âge, ces fosses ont pris de l’ampleur à l’effet de la pluie notamment. D’où les fondations qui risquent de bouger, d’autant que la bougeotte s’est emparée de ce site historique depuis bien une lurette.
 
Le Bey Bouchlagham, monument et témoin !
Non loin de la « Garnison », un autre site fort chargé d’histoire, cette fois-ci Automane, croupie sous les décombres, la misère et la problématique du logement. Il s’agit du mausolée du Bey Bouchlagham, l’autre témoin de ce qu’est advenu le problème au pays des corsaires. En fait, le Bey qui n’est plus visible comme l’habitat précaire a eu raison de sa carrure de monument. 7 familles habitent dans les alentours. Ici, « un autre éboulement a eu lieu à l’effet de petites précipitations qui auraient pu emmener tout le mausolée et nos foyers. Mais fort heureusement qu’un arbre plus que centenaire était à la rescousse », s’explique une autre intervenante, Mme Rotba, dont les deux enfants ont contracté la maladie du cœur, avant d’ajouter : « et dire qu’avec tout ce qu’on subit, le chef de daïra nous demande de patienter ! Je croyais que dans notre pays, la priorité est donné à ceux dont la vie est risquée ». C’est l’autre cas de Mme Meftah Fatima, dont la loge qui lui sert de maisonnette, se trouve au dessus d’une fosse : « c’est malheureux, on reçoit des journalistes, même ceux de la télévision comme Nahar et Chorouk, mais rien ne change. Dites leur, que je n’ai même pas de toilettes. En guise, je me sers d’un seau ! » Et chez son voisin, Amara Bendhiba qui habite sous la chapelle du mausolée du Bey Bouchlagham, certes il y a beaucoup d’espace. Mais chaque mètre carré représente une détresse. Car quand Amara et sa femme prient le ciel, ils voient un plafond noir de par la moisissure à l’effet de l’humidité et surtout de grosses pierres,- dont l’une pesant plus d’une tonne-, qui risquent de lâcher à tout moment.    
 

Ilies Benabdeslam
Mardi 6 Novembre 2012 - 01:00
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