REFLEXION

EDUCATION : Comment punir ses enfants ?

Punition : rien que le mot fait peur, et pas seulement aux enfants. Pourtant, face aux désobéissances et aux caprices, souvent la sanction parentale tombe. Faillite d’éducation ou limite salutaire ? Le point sur la meilleure façon de poser les interdits.



Il n’en fait qu’à sa tête ! » se plaint la mère. « On a beau le gronder, il accumule les bêtises ! » Et il y en aurait encore bien d’autres pour s’avouer démunis face aux désobéissances de leurs enfants. Vous l’aviez prévenu. Si à 3 il n’arrêtait pas de hurler en plein public, vous alliez le punir. 1… 2… 2 et demi… 2 trois-quarts… À 3, mais votre enfant continue de crier. La punition de maman ? Même pas peur ! Le message est clair : face à lui, l’efficacité de votre parole est proche de zéro. Alors exit les menaces verbales et les châtiments corporels, passez à la méthode douce.
 « Punir ne sert à rien » :
l’avis de psychiatre
 «Quand un bébé fait son premier sourire, ses premiers pas, on l’applaudit, on l’encourage. En grandissant, c’est pareil. Ne relevez que le positif et valorisez ce qu’il fait de bien. Il est toujours possible d’apprendre à un enfant à gérer ses émotions. En favorisant un nouveau comportement, en lui montrant qu’on est fier de lui, il verra les bénéfices de son changement d’attitude. Punir ne sert à rien. Ça ne fait que stopper un mauvais comportement mais ça n’évite pas la récidive, exactement comme la prison. Pour ne pas avoir à punir son enfant, il faut développer très tôt son sens de l’empathie et des valeurs. C’est le fameux “je ne fais pas aux autres ce que je ne n’aimerais pas qu’on me fasse".» explique un psychiatre.
En effet, il est dans la nature de l’enfant de vouloir déborder des limites imposées, explique un pédopsychiatre. Désobéir est pour lui l’occasion d’aller à la découverte du monde qui l’entoure et de sa relation à ses parents ; il les pousse à bout, pour voir jusqu’où et à quoi tient leur lien.
Gérer le comportement
de votre enfant à l’aide
d’un tableau
Pour autant, lorsqu’un enfant dépasse les limites que vous avez fixées, il faut agir. Utilisable à tout âge, le tableau de comportement est particulièrement efficace pour les 3 à 5 ans. Le principe : s’il fait pipi au lit ou se dispute avec ses camarades d’école, on crée une case pour chaque problème. Lorsqu’il n’aura pas mouillé ses draps ou embêté ses copains, on colle une gommette dans la case correspondante. Au bout de dix autocollants, il reçoit une petite récompense. Cela lui permet de visualiser les conséquences positives de ses actes.
Faire un «temps calme» : Au coin», «File dans ta chambre» : on oublie. Demandez-lui plutôt de faire un «temps calme» pendant lequel il respire profondément. L’objectif : positiver, et cela passe essentiellement par le langage. «On ne le punit pas, on lui apprend à se calmer, explique le psychiatre.
La privation : le plus utile avec les ados : En le privant de quelque chose qui lui tient à cœur (promenade au parc, partie de foot, sortie avec les copains), on marque l’esprit de l’enfant : «la bonne punition, c’est celle qu’on arrive à tenir. Lorsqu’on les prive d’écrans pendant une semaine, on ne tient jamais. Il vaut mieux être court et très mouchant pour que notre parole soit valide. S’il demande quarante fois de regarder la télé alors qu’il en est privé, on lui dit quarante fois non. Avec les adolescents, on peut établir un contrat, et apprendre à négocier. Tu as séché les cours ? Tu as rompu le contrat, donc je ne te laisserai pas sortir.»

Comment punir votre enfant ?
Donner la fessée, supprimer l'argent de poche... Selon l’âge de votre enfant, la punition sera différente et perçue différemment. Choisir la bonne sanction, savoir sévir au bon moment.
Caprices, insolence, désobéissance, rébellion : les enfants aiment tester la capacité de l'adulte à réagir à ses provocations. Si vous êtes parents, vous pouvez être animés d'un sentiment de colère face à ses comportements. Mais très vite, il se substitue à la culpabilité.
La première punition consiste donc à rappeler à votre enfant les règles que vous avez fixées. Ces règles forment le socle de l'éducation que vous dispensez. Si la règle est transgressée par votre enfant, il est normal de la lui rappeler, puis de signifier que sa transgression n'est pas acceptée. Apprenez donc à lui dire non. Afin qu'il comprenne la valeur de la punition, donnez-lui le temps d'y réfléchir. Votre première réaction, si vous êtes démunis face à son attitude, est donc de l'envoyer réfléchir dans sa chambre. Cela lui donne le temps de se calmer.
Ne négociez pas la punition. Si vous l'infligez, c'est qu'elle est méritée et que vous avez soigneusement pesé les conséquences de son application. Dans ce cas, optez pour des activités plaisantes mais passives comme les jeux vidéo ou la télévision. Vous pouvez également donner à votre enfant une tâche à accomplir. Faire la vaisselle, débarrasser la table : ce sont autant d'occasions de renouer le dialogue avec lui quand les esprits sont calmés !

 

Riad
Mercredi 13 Janvier 2016 - 19:24
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ACTUALITÉ
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