REFLEXION

EDITO : Les naufragés de la vieillesse



On nait, on devient petit, on grandit progressivement pour atteindre l’âge adulte, ensuite on se marie, on a des enfants et on devient grand parent pour atteindre finalement le troisième âge, et pourquoi pas le quatrième âge. Arrêtons-nous au troisième, car c’est là que commencent pour certaines vieilles personnes, les ennuis et le naufrage de la vieillesse. Malheureusement, tendre et cruelle, souvent l’histoire de cette vieillesse lève un voile délicat sur la perte de l’identité et la dépendance de quelques-uns qui se retrouvent tout en bas de l’échelle sombrant dans des maladies chroniques ou les autres, et aussi, ceux qui perdent tout, leur foyer entre autres, leur progéniture.., Une situation qui fait  croire à une partie de la nouvelle génération, que le vieillissement de la personne crée des problématiques, se traduisant par une mauvaise perception du vieillissement, parfois de la part de ses propres enfants. Avec l’usure de l’âge, se pose alors le problème de la dépendance de ces personnes âgées. Associations, Etat, citoyens se soulèvent et dénoncent un tel état de fait, qui en principe n’a pas lieu d’être dans des pays musulmans, mais la réalité est là et la situation des personnes âgées n'est toujours pas idéale dans une époque où une société célèbre le jeunisme et l’indépendance. Certes, l'on vieillit mieux et l'on vit plus longtemps, mais on est aussi très vite oublié, parfois humilié et souvent dépendant, vu que la personne âgée devient dans certains cas un objet, peut-être un instrument de consommation. Ces deux attitudes opposées se confrontent en permanence, d’un côté, les vieux victimes d’une mauvaise prise en charge dans le plus souvent des cas, se retrouvent reclus et dégoûtés voire même déçus, face à une jeunesse qui se préserve dans le confort et le conformisme. Pourtant, il doit y avoir une solution pour réveiller les consciences et agir en conséquence afin de mobiliser cette jeunesse à prendre en charge cette vieille population qui est nos parents, même si les prestations fournies sont à la hauteur des prix de n’importe quel sacrifice. Surtout, il ne faut pas oublier que chacun récolte ce qu'il a semé.   

B. Adda
Vendredi 31 Mars 2017 - 18:57
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ACTUALITÉ
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