REFLEXION

EDITO : Les binationaux : ni ici, ni là-bas



Que feront nos binationaux si la première des sondages de la présidentielle française, Mme Marine Le Pen, devienne présidente de la République et applique sa promesse électorale de supprimer la double nationalité pour les non-européens. Les Algériens détenteurs de la nationalité française auront, en effet, à faire le choix ; être ou ne pas être Algérien. Tout le monde nous dira qu’ils choisiront évidemment la nationalité du pays d’accueil pour ne pas perdre les avantages que leur offrent les services sociaux de ce pays, d’autres diront que c’est une question d’habitude et non d’identité. Les français de parents Algériens, nés en France, sont habitués au style de vie français et n’accepteront jamais de prendre la nationalité d’un pays inconnu pour eux, surtout que beaucoup d’entre eux ont du business en France qu’ils n’abandonneront pas. Pour les autres, c’est une question de passeport rouge qui permet de voyager dans plusieurs pays sans visa notamment les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Cette question de la bi-nationalité est aussi évoquée en Algérie, particulièrement l’article 51 de la nouvelle Constitution qui interdit aux binationaux de postuler aux hautes fonctions dans l’Etat. Certains y ont vu une exclusion pure et simple des Algériens de France de participer au développement de leur pays d’origine tandis que d’autre ont applaudi le nouvel article parce qu’il fermait la porte aux ‘’infiltrés’’.  Certes, en France, la montée dans les sondages de Mme Marine Le Pen est expliquée par la précarité dans la laquelle vivent la majorité des français et par le phénomène Trump aux Etats-Unis, en Algérie, en revanche, c’est la crainte de tomber sous l’influence de l’étranger et notamment français et perdre par conséquent la souveraineté, arrachée grâce au sacrifice consenti par plus d'un million de martyrs. Si Mme Marine Le Pen devient présidente, l’Etat algérien se retrouvera face à une fuite de l’Etat français de ses engagements avec le risque de voir la partie française tourner le dos aux accords bilatéraux déjà ratifiés. L’Algérie sera, à cet effet, dans l’obligation d’appliquer la réciprocité dans tous les domaines et la France sera la seule perdante.            

Rachid M.
Samedi 11 Février 2017 - 19:35
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