REFLEXION

EDITO : Demain, la France se rappellera de ses crimes












C’est demain, 1er novembre 2015, que l’Algérie toute entière commémorera le 61ème anniversaire du déclenchement de la révolution de Novembre 1954. Une révolution qui donna, après 7 ans de sang, de tortures, de crimes contre l’humanité et plus d’un million et demi de martyrs, la liberté à un peuple qui a subi tout au long des 132 ans de colonisation, un génocide systématique et programmé, commencé dès le premier jour de la colonisation pour finir un jour avant l’indépendance, le 4 juillet 1962.  Crimes contre l’humanité, ce peuple en a vu de toutes les couleurs : décapitations, viols, déportations, tortures, esclavage, camps de concentration, expropriations de terres agricoles après l’exécution de leurs propriétaires,  kidnapping d’enfants  et de femmes, suffocation par la fumée de milliers de gens (enfumades du Dahra et autres…), enterrement de personnes vivantes dans des fosses communes, destructions de villages et bruler vifs des bébés et des vieillards et d’autres crimes que personne ne peut l’imaginer. C’est la véritable histoire de la France en Algérie, la colonisation de l’Algérie n’a rien de ‘’mission civilisatrice’’ ; que des larmes et des destructions. Les Algériens ont connu, dans leur histoire, les Vandales mais ces envahisseurs venant de la rive nord de la méditerranée étaient pires, on s’est demandé alors de quelle espèce étaient-ils ; la réponse était claire et facile : de la pire espèce. Aujourd’hui, les Algériens avec un grand ‘’A’’ sont libres chez eux, grâce à leur grande révolution, de laquelle s’inspirent les peuples opprimés dans le monde. Un certain 1er novembre 1954, les Algériens ont dit ça suffit ; français rentrez chez vous et rendez-nous notre pays : ici c’est l’Algérie musulmane et l’Algérie est aux Algériens. L’appel de novembre a été entendu  jusqu'au fin fond du Sahara et au-delà, l’Afrique a bien entendu le cri de la liberté des Algériens et a décidé, elle aussi, de se libérer du joug colonial et mettre fin à l’esclavage des noirs. La déclaration du 1er novembre 1954 n’a pas appelé seulement à la libération de l’Algérie, mais de toute l’Afrique ; grâce aux sacrifices des Algériens des pays comme le Maroc, la Tunisie, la Mauritanie, la Guinée et des pays subsahariens comme le Mali, le Niger et le Tchad ont pu avoir leurs indépendances, car la France croyait qu’elle pouvait garder l’Algérie parmi ses territoires. Après 61 ans, nous revoilà avec cette date historique qui est le début d’un processus qui a mis la France à genoux, devant les braves qui ne se rendent pas et qui n’attendent pas d’être libérés par les autres, contrairement à cette France soumise dans un wagon de train dans la forêt de Compiègne, le 22 juin 1940 et libérée par l’oncle Sam en 1944.  Les français de cette époque-là montraient leurs muscles devant les pauvres gens sans défense des colonies et se faisaient ‘’jongler’’ par les maitres Nazis et Fascistes. Enfin, demain c’est le jour du souvenir, pour que nul n’oublie le génocide algérien. Oui, il y a eu génocide, peu importe la définition juridique de celui-ci, tant qu’on a programmé de faire disparaitre tout un peuple et de le remplacer par un autre. On a trop souffert pour arracher notre liberté, celle-ci est si chère, qu’il est impératif de la préserver.      

Charef Slamani
Vendredi 30 Octobre 2015 - 18:10
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