REFLEXION

EDITO : Aid el-Kébir : sacrifier ou ‘’se crucifier’’



Epictète affirmait ‘’que tout ce qui arrive est déjà arrivé et arrivera de nouveau’’. La température chaude de l’été se dissipe assez progressivement, marquant la fin des vacances et cédant sans programme ni surprise, la place à l’inflation automnale de la rentrée sociale, mettant comme toujours le pauvre dans une situation assez complexe, qui voit en cette même vision un retour de racines récentes bien loin de l’âge classique d’antan  bienfaisant et apaisant. Encore cet éternel de toujours animé de succession d’événements répétitifs qui continue, narrant comme toujours le recommencement de l’histoire de la ‘’misérabilité’’ sociétale, face  aux effets de l’excessivité et de l’agressivité des prix conçus de  méchants lots spéculatifs, fruits d’escroquerie,  très ressentis difficiles à assumer. Pour les familles non aisées ayant des enfants à scolariser en ce prochain mois de septembre, certes,  il faut  mettre la main au portefeuille encore un peu plus cette année, car  pris entre l’achat du mouton de l’Aïd, la cherté de la vie avec tous ses  imprévus,  vêtements,  livres, cartables…, et autres affaires scolaires des élèves,  le citoyen moyen et/ou le  pauvre, doutent  fort bien que des ‘’surcharges’’ pèseront davantage  sur leurs  budgets  zéro. Alors,  quelle décision adopter dans pareil cas? ‘’Sacrifier’’ le mouton inabordable pour la ‘’Sounna’’ et faire plaisir à la famille, ou’’ sacrifier’’ une partie de la’’ scolarisation ‘’privant les enfants d’un minimum de  savoir et de lumière …. Devant tant d’hésitation, peut-être que des idées évolueront tant soi peu pour le choix de l’école, bannissant ainsi  une partie de la ‘Sounna’’. Mais, en fin de compte, scolarisation, culture, Sounna….,  qui s’en soucie vraiment ?  Pour le musulman convaincu quel que soit son statut social, l’Aid El Kebir est une fête religieuse sacrée, dont l’acte d’adoration au sein de la religion possède deux aspects indissociables, l’un spirituel qui contribue à affermir le croyant dans sa relation à Allah l’Exalté et le second, social qui  permet de concrétiser l’unité des croyants à laquelle aspirent les musulmans. Qui sait, peut-être que tout espoir n’est pas perdu, et des  solutions seront improvisées au profit de ceux dans le besoin… !

 

Benyahia Adda
Mercredi 23 Août 2017 - 19:35
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