REFLEXION

"Du pain sur la planche" pour le nouveau gouvernement : Une rentrée sur fond de colère sociale

La nouvelle équipe de Sellal, chargée des réformes présidentielles, face à une rentrée menacée de mouvements sociaux pourra-t-elle répondre à la colère sociale dans une situation économique qui peut se révéler extrêmement inconfortable.La nouvelle équipe de Sellal, chargée des réformes présidentielles, face à une rentrée menacée de mouvements sociaux pourra-t-elle répondre à la colère sociale dans une situation économique qui peut se révéler extrêmement inconfortable.



"Du pain sur la planche" pour le nouveau gouvernement : Une rentrée sur fond de colère sociale
"Il y a du pain sur la planche", a reconnu le Premier ministre Abdelmalek Sellal en prenant ses fonctions mardi.Avec des hausses de prix à la consommation de 8,7% en juin, soit une inflation annuelle de 7,3%, des pénuries d'eau potable et de pain, des coupures répétées d'eau et d'électricité, des revendications continues de logements, la grogne sociale est au rendez-vous.Les subventions de l'Etat sur les produits de première nécessité -huile, sucre, farine, essence, électricité, eau- "réduisent artificiellement le taux d'inflation réel, sinon il serait supérieur à 10-15%", juge l'expert économique international Abderrahmane Metboul.Il estime que "70 % de la population active perçoit moins de 30.000 dinars net par mois" (moins de 300 euros).S'ajoute un taux de chômage touchant un jeune sur cinq (22%) et de sous-emploi de 17,7% dans la même tranche d'âge de 16 à 24 ans, selon l'Office national des statistiques, alors que 70% des 37 millions d'Algériens ont moins de 35 ans.L'économie, basée sur la rente des hydrocarbures (98% des exportations), est fragilisée par les soubresauts du pétrole à l'international.En 2010-2011, l'Algérie n'a pas dépassé les 3% de croissance, surtout tirée par les dépenses publiques. Le tout agrémenté de 190 milliards de dollars de réserves de change au 1er septembre, dont 83% placées à l'étranger.Dans ce contexte, la Fédération nationale du secteur des communes (FNSC, autonome) a lancé mardi une grève de huit jours, diversement suivie, tout en maintenant un service minimum."Nous lançons un appel au nouveau Premier ministre (...) pour qu'il se penche sur notre dossier" (statut, évolution de carrière et salaires), a déclaré le président du FNSC, Aït Khalifa Ezzeddine, au quotidien Temps d'Algérie de mercredi.Alors que la rentrée scolaire a lieu dimanche, les instituteurs sont surchargés d'élèves, avec notamment 200.000 de plus dans le secondaire, selon le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire (Snapest)."Aujourd'hui même, on nous a versé les rappels des augmentations de salaires et des primes. Cela signifie que tout est fait pour éviter une grève dans le secteur de l'éducation", a déclaré mercredi à l'AFP le président du Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SNTE, autonome) Mohamed Bennaoui.
Maintien du statu quo ?
Il a cependant indiqué qu'aucune grève n'était envisagée dans l'immédiat. Un nouveau ministre de l'Education, Abdelatif Baba Ahmed, a été nommé mardi pour succéder à Aboubakr Abdelkader Bendouzid qui était en poste depuis 19 ans.Les militaires à la retraite, les secteurs du transport et de la santé ne sont pas en reste.Sous une grande pression l'année dernière, avec de nombreuses grèves et manifestations, l'Etat avait alloué un budget supplémentaire de 3,2 milliards d'euros aux augmentations salariales.Pour M. Metboul, l'objectif du gouvernement est de préparer l'élection présidentielle d'avril 2014 "sans remous sociaux avec entretemps certainement la révision constitutionnelle".Il n'envisage ainsi "aucun changement de cap de la politique économique".Après les élections législatives du 10 mai, qui ont maintenu le parti présidentiel Front de libération nationale (FLN) largement en tête à l'Assemblée (208 sièges sur 462), les Algériens vont devoir voter le 29 novembre aux municipales.La presse s'interrogeait également mercredi sur la capacité de changements de la nouvelle équipe ministérielle, dirigée par un très proche du président Abdelaziz Bouteflika pour avoir dirigé ses deux dernières campagnes électorales (2004 et 2009).Certes, six "dinosaures", dont le Premier ministre Ahmed Ouyahia, en poste depuis 2008 sont partis mais les postes-clés n'ont pas changé de main.

Riad
Samedi 8 Septembre 2012 - 23:00
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