REFLEXION

Du civisme



Si le civisme n’est autre que les sentiments qui font un bon citoyen, qu’en est-il du citoyen ? Du bon citoyen. Le bon citoyen est surement avant tout cet enfant, cet homme, cette femme ou ce vieillard qui tiennent à leur attachement aux intérêts de leur pays et de leur cité. Cité dans le sens grec où tout se réglait sur l’agora. L’ancienne puissance coloniale, voulu et calculé, faisait en sorte que ses « meilleurs » serviteurs parmi les autochtones soient distingués. Et parmi ses enfants aussi. Médailles, gratifications et encouragements pleuvaient lors des fêtes nationales comme religieuses. Une façon de conquérir les cœurs par l’état et la cité héritée de la Révolution française. Ces temps-là –durant la Révolution de 1789- on délivrait même des certificats de civisme. L’on servait sans amour aucun. Le civisme entretenait le sens du devoir accompli, mais sans aucun patriotisme. D’ailleurs c’est à coups de baïonnette que fut recrutée la chair à canon qui sauva l’Europe durant les deux guerres mondiales. Ne dit-on pas que le patriotisme est plus étendu que le civisme du fait que pour avoir du civisme, il faut être citoyen, tandis que, pour le patriotisme, il suffit d'avoir une patrie ? Ces derniers temps, en Algérie, l’on voit des associations pousser comme des champignons. Tout le monde aide tout le monde. Et ça ne suffit pas. Tout le monde aide tout le monde et tout le monde est content. Personne n’attend de médaille. Tout se passe entre bons citoyens. Le religieux et l’amour du prochain dominent. A lire dans la presse « qu’ agissant sur informations faisant état de la vente dans des commerces de produits alimentaires relevant du couffin du Ramadan à des prix dérisoires, 2 000 dinars le lot, les éléments de la police judiciaire de la Sûreté de la daïra d'El-Bouni ont entrepris des investigations poussées ayant abouti à la découverte d'un détournement d'un important lot de ces produits alimentaires destinés exclusivement aux démunis de cette commune. » et aussi « en cette treizième journée de ramadhan, certains citoyens démunis attendent toujours que les couffins qui devaient leur être offerts par l’APC de Mostaganem leur soient remis. », ne serions-nous pas en droit de demander l’éclipse de l’état dans certains domaines en faveur des valeurs ancestrales ? A Mostaganem toujours, « beaucoup de citoyens nécessiteux, humiliés, se sont résignés à aller restituer les bons qui n’avaient plus aucune valeur pour eux. » Des bons de nourriture. Oui même les pauvres ont leur dignité et leur nif. Que croyaient nos élus et nos administrateurs ? Les pauvres peuvent rejeter leurs droits y compris celui à la survie ? Et à la vie aussi. Civisme - On en attend toujours un peu de la part de beaucoup qui n'en montrent aucun, disait Daninos.

B.Benatia
Mercredi 17 Août 2011 - 10:06
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CHRONIQUE
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