REFLEXION

Droit de savoir…!

La ruse ne s’apprend pas à l’école. A l’école on apprend le savoir. Dans ce bled, le malheur des intellectuels fait le bonheur des incompétents et des incultes.



Droit de savoir…!
Avant d’être incorporé au service national, il y une étape qui est indispensable, voire obligatoire pour tout conscrit appelé à effectuer son devoir national, c’est la sélection médicale. C’est toute une chaîne, allant des mensurations jusqu’aux consultations spécialisées. En marge de cette sélection il existe ce qu’on appelle le test psychotechnique, et là, le conscrit est confronté soit à un psychologue soit à un polyvalent. Sur la fiche de sélection, il y est mentionné le niveau scolaire, du palier universitaire jusqu’au dernier niveau appelé « S.L.E », en termes clairs « Savoir lire et écrire ». Si pour effectuer une période bien déterminée dans l’armée, un futur militaire appelé, doit au minimum savoir lire et écrire, en ce qui concerne le choix des candidats aux élections, notamment municipales, aucun critère de niveau, ni de barrière d’ailleurs délimitant au moins un minimum requis ne sont prescrits. C’est de l’absurdité et de l’aberration me diriez-vous ? Sans doute, mais ceci est voulu et même prémédité par ceux qui sont à la tête de certains partis politiques. Ce qui se passe actuellement au niveau des collectivités locales, n’est que le fruit et le résultat des décisions irréfléchies de ces responsables politiques. A force de vouloir placer leurs amis, considérés tout compte fait comme leurs pions, (Soldats de première ligne), ils n’arrivent guère à maîtriser leurs chasses gardées, du fait que ceux-là même ont perdu toute crédibilité et confiance en eux. Car il s’agit bien des acteurs qui sont à l’origine du mal qui ronge toute la société. Garder ses arrières, placer ses pions, museler ses ennemis, ce sont là des méthodes de la « Securitate de l’Est », toujours d’actualité dans notre pays, et plus particulièrement au niveau des structures de bas qui, force est de constater, leur influence aussi grandissante que perpétuelle au sein de la collectivité locale, cette cellule de base qui a perdu de son charme d’antan, de sa crédibilité pour se reconvertir en arène gréco-romaine, et en prétoire d’accusations mutuelles, c’est devenu un terrain où l’intellectuel, n’a ni sa place ni sa raison d’être, il est déclaré partout, persona non grata. Tant que ses semblables n’ont pas les rênes, il restera banni à tout jamais. Pauvre intellectuel ! Il me fait pitié. Ce sont les paroles d’un rusé, non d’un intelligent. La différence réside bien sur le fait que l’être humain est doté d’une intelligence et l’animal d’une ruse, car la ruse ne s’apprend pas à l’école contrairement à l’intelligence.

AMARA Mohamed
Jeudi 30 Juillet 2009 - 08:00
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CHRONIQUE
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