REFLEXION

Discours contradictoires des ministres algériens en ce mois de juillet 2012 ou le manque de crédibilité

Pourquoi le manque de stratégie en ce monde turbulent où tortue Nation qui n’avance pas recule où l’Algérie sans les hydrocarbures un des pays les plus pauvres d’Afrique. Pour preuve pas de gouvernement réel depuis trois mois et aucun changement dans les conditions de vie des populations. Mais fait plus grave, l’on assiste actuellement à une véritable cacophonie, de déclaration de responsables algériens qui ne mesurent pas la portée négative de leurs discours préjudiciables à l’image de l’Algérie. Un divorce entre le tapage publicitaire à coup de millions de dollars dans la presse internationale voulant montrer une situation idyllique, où ces ministres font dans le monologue d'autosatisfaction, et les discours contraires rapportés par l'agence de presse officielle algérienne. L’entropie atteint un niveau inacceptable. Une analyse psychanalytique beaucoup plus qu’économique devient nécessaire pour comprendre tant les contradictions de ces discours que les errements de la politique socio-économique de 1963 à 2012, en la liant toujours aux fluctuations des cours des hydrocarbures, fondement du pouvoir rentier. L’objet de cette contribution est d’en faire l’inventaire.



Discours contradictoires  des ministres algériens en ce mois de juillet 2012 ou le manque de crédibilité
1.-Un Ministre des Finances  qui annonce entre 2010/2011  d’abord que  la crise mondiale épargne l’Algérie  puis en 2012 qui  plus nuancé tout en affirmant que cela n’est pas grave, , contredit en juillet 2012  par le gouverneur de la banque d’Algérie  qui avance que l’Algérie ne peut continuer à fonctionner sur la  base d’un cours du baril de 110/120 dollars, plus précisément 70 dollars pour le fonctionnement et 40/50 dollars pour l’équipement,  et le Ministre de l’Energie qui annonce  que la chute récente des cours si elle persiste ferait perdre à l’Algérie 20 milliards de dollars. Des cotations du dinar algérien  au gré de la conjoncture par rapport  à l’euro et le dollar, sans vision pénalisant tant les ménages que  les  opérateurs,  et un dérapage du dinar sur le marché parallèle qui atteint depuis une année 150 dinars un euro, pouvant démontrer que sans hydrocarbures le dinar algérien flotterait entre 300/400 dinars un euro..
 
2.-Le  ministre de l’Investissement qui affirme que l’Algérie produira des voitures Renault Algérie entre 50.000/75.000 unités/an d’abord fin 2011 puis maintenant fin 2012, son prédécesseur ayant affirmé une voiture entre 2007/2008. Or,  les normes internationales pour les voitures de moyennes gammes vont vers 300.000/7400.000 unités/an. Que le Ministre nous dit à quel cout sera produite cette voiture. A moins que le gouvernement ne décide de supporter l’investissement seul, avec des coûts et des prix élevés. Etant à l’ère de la mondialisation et au sein d’une économie ouverte, cette unité avec cette faible capacité  ne tiendra pas la route dans le temps. A moins que - comme cela se passe pour la majorité des entreprises publiques structurellement déficitaires, le Trésor ne supporte ce déficit, sachant qu’il a consacré plus de 50 milliards entre 1991 et 2011 au sauvetage d’entreprises dont 70% sont revenues à la case-départ. Tant qu’il y aura des hydrocarbures.  D’autant plus que l’on ne peut interdire l’importation quitte à ce que le gouvernement algérien viole les conventions internationales qu’il a signé en toute souveraineté  et qu’il instaure un monopole de fait source de surcout supporté par le consommateur algérien?  Hormis le fait que la règle des 49/51% fait fuir bon nombre d’investisseurs (il aurait été plus juste, pour les intérêts de l’Algérie, d’établir d’autres critères, dont la balance technologique et financière positive), Renault-Nissan est une multinationale qui a une stratégie internationalisée et des ententes oligopolistiques avec d’autres constructeurs pour se partager le marché mondial.
 
3.-Un ministre  de l’énergie qui annonce le développaient du gaz schiste pour parer  à l’é puisement des réserves de gaz conventionnel. et des réserves de gaz schistes, l’équivalent des Etats Unis d’Amérique, démenti par le rapport de l’AIE de décembre 2011 qui annonce moins de 6500 milliards de mètres cubes gazeux.  Je précise pour les lecteurs non initiés que le gaz non conventionnel est contenu dans des roches sédimentaires argileuses très compactes et très imperméables, qui renferment au moins 5 à 10% de matière organique. Généralement la profondeur d'exploitation des shale gas est de l'ordre de 1.500 à 3.000 mètres de profondeur, soit de un à plusieurs kilomètres au-dessous des aquifères d'eau potable. La fracturation de la roche suppose par ailleurs d'injecter de 10 à 15.000 m3 d'eau à haute pression et du sable. Une partie de l'eau qui a été injectée pour réaliser la fracturation hydraulique peut être récupérée (20 à 50 %) lors de la mise en production du puits après traitement. Le sable injecté combiné additifs chimique a pour but de maintenir les fractures ouvertes une fois la fracturation hydraulique effectuée, afin de former un drain pérenne par lequel le gaz va pouvoir être produit. Cependant de nombreux gisements sont enfouis sous des nappes phréatiques et avec la remontée du gaz, le liquide de fracturation peut parfois atteindre ces nappes, et se mêler à l'eau, qui devient alors impropre à la consommation. Selon un rapport rédigé par la commission de l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants américaine, l'exploitation du gaz de schiste a entraîné l'utilisation de « plus de 2.500 produits pour la fracturation hydraulique, contenant 750 substances chimiques dont 29 sont connues pour être cancérigènes ou suspectées telles ou présentant des risques pour la santé et l'environnement. Sas compter ces déclarations  que   le cas du gazoduc Galsi est réglé, démenti par les élus de la Sardaigne   Et un règlement à l’amiable  non transparent, après avoir affirmé que pendant des mois que Sonatrach était dans son droit,  du remboursement des plus valeurs à certaines compagnies internationales pour éviter l’arbitrage international.
 
4.-Le Ministre des PTT  que l’affaire Djeezy évaluée par certains bureaux d’études à plus de 6,5 milliards de dollars  est réglé alors que le patron d’Orascom vient d’annoncer  l’arbitrage international.
 
5.- Un Ministre des travaux publics qui annonce   en 2005 le cout de la réalisation de l’autoroute Est/Ouest à 7 milliards de dollars  avec un délai fixé à janvier 2010, début 2011 et qui, non encore terminée, coutera  avec les  annexes à entre 13/15 milliards de dollars avec un cout supérieur à 30/40% par rapport aux normes internationales pour le même nombre de voies.
 
6.-Un système socio éducatif naufragé , du primaire au supérieur en passant par  le secondaire et la formation professionnelle , où la quantité l’emporte sur la qualité ,avec des déperditions scolaires croissantes ,  ayant pus de chance d’être chômeurs en étant diplômés, en contradiction avec les discours triomphants .
 
7-Un Ministre de la santé qui annonce la  fin de la pénurie de médicaments et des malades qui n’arrivent pas à se soigner
 
8.-Un Ministre de l’habitat qui a annonce depuis 2009  la résolution de la crise du logement  l’éradication des   bidonvilles  qui se développent  à travers toute l’Algérie avec une crise de l’habitat aigue.
 
9.-Un Ministre du travail qui annonce que le pouvoir d’achat des Algériens a augmenté,  la création d’un million d’empois  en une année, et un  taux de  chômage inférieur à 10%, comptabilisant tous les emplois rentes  en contradictions avec la réalité.
 
10.-Un Ministre de l’agriculture qui nous annonce l’autosuffisance alimentaire alors que l’Algérie importe  la majorité des besoins des ménages  et un Ministère de la pèche où la sardine dépasse les 400/500 dinars  le kilo. Où en est le bilan  du PNDA ayant englouti des centaines de milliards de centimes ?
 
11.-Un Ministre du Commerce qui annonçait  fin 2010 l’adhésion de l’Algérie à l’organisation mondiale du commerce, que  l’accord du report du démantèlement tarifaire de trois années en 2020 avec l’Europe était réglée pour fin 2011(pas de nouvelles réconfortant ces dires ni de l’Europe ni de l’OMC)   et que l’inflation est maitrisée, oubliant que  les  Algériens ne mangent pas les chiffres et que toute analyse sérieuse de l’inflation doit lier le processus d’accumulation, la répartition du revenu national  et le modèle de consommation par couches sociales, 70µ de la population percevant moins e 30.000 dinars net  par mois et consacrant 80% de ce modeste revenu  aux biens de première nécessité, Les subventions désordonnées  non ciblées et mal gérées ainsi que le versement de salaires sans contreparties productives  ( pas de politique salariale véritable mais des distributions de rentes marginalisant le savoir) compriment artificiellement l’inflation et calme transitoirement le front social toujours via la rente des hddroarbures. ..
 
12.-Un Ministère de l’aménagement du territoire   et de l’environnement où les indicateurs internationaux montrent une détérioration accélérée de l’environnent en Algérie- Alger étant  une ville des plus polluée du monde, une urbanisation anarchique avec  un déséquilibre régional croissant : où la dépollution de Oued  El Harrach ?
 
13.- Un Ministère du Tourisme sans vision, un Ministère de la solidarité, absent lors des catastrophes naturelles,  se limitant à la  distribution de couffins durant le Ramadhan 
 
14.-Un Ministère de la culture sans culture se limitant à des dépenses somptueuses pour les festivités sans aucun bilan  
 
15.-Un Ministre  chargé de l‘étranger qui a sillonné le monde ( combien cela a couté ) qui veut faire revenir la diaspora  attentive au sort de leurs collègues au niveau local, alors qu’il faille retenir le peu qui reste, que l’exode de cerveaux (ajouté aux harragas)  s’amplifie, le poste services ayant atteint pour la première fois fin 2011 environ 12 milliards de dollars.
 
16.-Un Ministre  de la prospective, précédemment à la tête des réformes pendant plus de 8 années, n’ayant rien réformé,  et qui annonce en juin 2012 une importante étude ,   l’Algérie de 2030 , alors qu’il ne maitrise même pas  les données  de court terme, le système d’information algérien étant contradictoire et inefficient  semble .
 
17.-Un gouvernement  qui annonce  la lutte contre  la corruption   et la sphère informelle alors que la corruption  s’est socialisée, touchant tous  les secteurs et que la sphère informelle, produit du système bureaucratique rentier, liée à la logique rentière, est dominante,  pénalisant les producteurs de richesses  et son fondement le savoir.
 
18.- Un représentant officiel  de l’Etat chargé des droits de l’homme qui lors des élections du 10 mai 2012 a menacé la population  de sanctions  en cas où elle n’irait pas  voter, violant les principes de libertés  et contribuant encore plus à la démobilisation de la population
 
19-Et pour clôturer le premier Ministre en juin 2012 qui annonce  un échec de la politique socio-économique entre 2000/2012, et selon ses propos,  « l’échec étant collectif ».
 
 Et  la  liste serait longue, très longue, avec des déclarations souvent  contradictoires  de ces responsables qui semblent ne pas maitriser leur dossier et hélas à des intervalles réguliers, produit d’une gestion jacobine centralisée autoritaire largement périmée et une mentalité bureaucratique des années 1970. Ces  discours retransmis par  la télévision publique  fait que la majorité de la population parabolée, désarçonnée par tant de contradictions   traverse une crise de confiance envers ses dirigeants.. Y a-t-il un pilote à bord ?  Où est  le bilan de chaque département ministériel ? Où est le bilan de la dépense publique, 7 milliards de dollars entre 2001 /2002, de 200 milliards de dollars entre 2004/2009, des 286 milliards de dollars prévus entre 2010/2013, dont 130 de restes à réaliser des projets  de  2004/2009. Où est la transparence de la gestion  et du   rendement des réserves de change des avec la crise mondiale structurelle  des 190 milliards de dollars dont 90%t placées en bons de trésor américain et en obligations européennes,   tenant compte des taux d’intérêts,  de l’inflation mondiale  et de la  crise de l’endettement de la majorité   des  Etats  ?  Comme j’ai eu  à le souligner dans un entretien avec l’AFP, repris dans la  presse internationale francophone et anglophone  et dans le quotidien français le monde en date du 05 juillet 2012, « après cinquante années d’indépendance politique, le constat est amer : " vieillissement des élites politiques issues de la guerre de libération nationale, obsolescence du système politique et enjeux de pouvoir internes, crise économique, sociale et culturelle et, enfin, contraintes externes de plus en plus pesantes ».Triste spectacle d’un gouvernement et  de Ministres  qui naviguent à vue, beaucoup plus préoccupés par leur destin personnel oubliant que l’Algérie indépendante depuis 50 ans, toujours avec 98% d’exportation d’hydrocarbures, important 75% des besoins des ménagers et des entreprises  publiques et privées , population qui approchera 50 millions d’habitants,  sera sans pétrole dans 16 ans et sans gaz conventionnel dans 25 ans tenant compte  de la concurrence internationale, de la structure des couts  et  la forte consommation intérieure.
 
L’Algérie ne saurait donc  vivre  dans une ile déserte et est concernée par l’actuelle crise mondiale et sans un véritable changement l’implosion sociale est inévitable. Il n’y aura  pas de spécificité à l’algérienne, la jeunesse actuelle n’ayant pas connu le drame es années 1990/1998. La distribution de la  rente  sans analyse des impacts conduit le pays droit au suicide collectif.  Les mesures de politique monétaire et financière doivent s’inscrire dans une  démarche cohérente  de   la réforme globale et au sein de grands espaces, d’où l’importance de l’intégration maghrébine.   L’Algérie a besoin d’une planification stratégique qui colle aux nouvelles mutations mondiales.  Ces mutations conditionneront  ou pas  un développement durable hors hydrocarbures s’insérant  dans les  avantages comparatifs mondiaux. Dans ce cadre  existe un lien dialectique entre développement et démocratie tenant compte des anthropologies culturelles supposant de profonds réaménagements des structures du pouvoir algérien. Et  comme fondement la moralité, si l’on veut éviter  ce cycle   de la décadence, cette société anomique mis en relief par le grand sociologue maghrébin Ibn KHALDOUN.  L’Economie comme nous  l‘ont enseigné les classiques est avant tout  politique. Espérons pour l’Algérie un avenir meilleur  et  sera,  ce que des dirigeants  conscients   des enjeux à venir  et du devenir des Algériens  et les segments actifs de la société voudront qu’elle soit.

Dr. Abderrahmane MEBTOUL
Jeudi 12 Juillet 2012 - 10:59
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1.Posté par jamal le 12/07/2012 13:42
La bateau Algérie coule doucement ! Vous ne le voyez pas ! il y a un immobiliste de l'Etat qui n'existe plus ! je ne sais pas où l'Etat est ! moi je ne le vois pas ! Honnêtement on va un jour se réveiller et voir que tout est parti ! et le pays sera colonisé à cause de ces responsables qui s'accrochent au pouvoir pour leurs intérêts personnels le reste ils s'en foutent royalement

A nous de défendre notre pays et remettre les chose en place ! Le président n'a le nom ! il est Hors service et s'occupe de ses problèmes de santé !

2.Posté par chark le 12/07/2012 13:49
IL en reste un qui me fait trés peur en ce moment , il s'agit de notre ministre des MAE ! ce personnage trés ambigu ,et maladroit ne mérite pas ce poste au combien trés important de nos jours , en effet la géopolitique du maghreb est en train d'être ébranlé par les franco-sionistes et autres prédateurs de richesses qui se servent de nos failles et de nos faiblesses pour nous encercler militairement ( bases us au maroc et en lybie , et africom au sahel ) ! se faisant ,notre MAE comme un collegien se permet de participer à la réunion des ennemis de la syrie à paris en compagnie des traitres arabes qui ont détruit l'irak et la jamahiria et qui récidivent aujourd'hui en syrie , honte à notre diplomatie !! qui se fait tirer par les oreilles depuis paris et washington , feu H Boumedienne n'à pas laissé derriere lui des soumis ! mais de vrais nationalistes fier de leur glorieux passé !! M Medelci veuillez ceder votre place à un vrai nationaliste les défis qui attendent l'Algerie sont trop important et dangereux , vous n'êtes pas à la hauteur ! vous vous êtes fait humilié par le qatar deja à la réunion des ennemis de la lybie à paris !! quittons au plus vite cette ligue des traitres arabes qui oeuvre pour l'asservissement et l'humiliation des peuples arabo-musulmans du machrek au maghreb ! feu Jamal Abdenacer , feu Saddam Hussein , et feu M Kadhafi avait raison tous les deux , se sont les us-sionistes et la pire éspece des monar-chies arabes qui regleront le compte du maghreb ! ils viendront corrompre d'abord nos institutions , et ensuite nous achéveront à coup de missiles à guidage lazer , voila le triste constat que je fait en regardant nos politiques parader comme si de rien était ! sur ce vive le nationalisme , vive Bachar ! vive Chavez ! vive Poutine ! vive Hu Jintao ! et vive le grand Ahmadinejad ! pour ne citer qu'eux !

3.Posté par amine le 12/07/2012 22:01
que faire ,que dire,nous meme ou le peuple algerien comme le gouvernemant cette feuille de cette arbre comme dit ma mere pareil sauf quelques un trier sur le volet quoi ce qui sont partie ,les haraguas,et le reste je voie pas de difference entre le gouverneur et le gouverner que faire les arabes ce sont mis d'accored pour ne pas ce mettre d'accord et salam alikoum et que dieu seul inchallah je le prie de tout mon coeur qu'il protege notre algerie et pour finir ça a tout les responsable wallahi et wallaho que je vous pardonne pas devant dieu inchallah( sakarra) l'enfere
vous attend inchallah

4.Posté par Ghodbane3labladi le 13/07/2012 02:52
Un ministre des finances avec un DEUG : diplôme d'études universitaires générales pour les non bacheliers en France ! En 1984, un jeune Algérien qui rentrait au pays avec un DEUG n'a pas été admis comme professeur de lycée !

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