REFLEXION

Deux suspenses, l’un levé, l’autre demeure

Cette fois, c’est fait, le décret présidentiel portant convocation du corps électoral a été signé Samedi dernier par le Président de la République. L’élection présidentielle aura lieu le 9 Avril 2009.



Deux suspenses, l’un levé, l’autre demeure
Le président pourrait annoncer sa candidature ce jeudi, lors du grand rassemblement organisé à la coupole par ses partisans. Ces derniers sont confrontés cette fois à plusieurs difficultés dont l’absence de candidats sérieux de l’opposition et la crainte d’une abstention massive des électeurs. Depuis l’instauration du multipartisme en Algérie, c’est la première fois que le spectre de l’abstention hante le pouvoir. L’immense désintérêt de l’opinion publique nationale, face à cette opération électorale, dissuade également ces candidatures potentielles. Les citoyens quelque que soit leur niveau social ou intellectuel, sont, pour un grand nombre d’entre eux, totalement déconnectés de ce rendez-vous quinquennal. C’est du moins l’état d’esprit qui règne chez ces derniers, dû au marasme vécu au quotidien, la corruption, la bureaucratie, le chômage, la dégradation accélérée des conditions de vie, l’arrogance des politiques etc.… Bref, une colère profondément partagée, par l’absence de mesures sociales concrètes et par le verrouillage du champ politique. Le général Zeroual, a souligné l’importance de « donner une chance à l’alternance au pouvoir » et s’est dit « étranger à la notion d’homme providentiel » seulement a décliné toute offre, M. Saadi « refuse toute idée d’implication de son parti à cette mascarade politique, dit-il », le FFS boycotte comme à l’accoutumée, le représentant de la mouvance islamiste Djaballah en a fait autant au grand dam du pouvoir. Louisa Hanoune, reste indécise pour le moment. Quant au S.G du bureau de l’exécutif du FLN, lui y croit toujours, en déclarant que les « délias légaux pour présenter la candidature ne sont pas encore épuisés » et « rien n’empêche les candidats de se présenter », au point où, il lance une supplique aux responsables des partis sans consistance que l’on réveille au moment des échéances électorales pour créer un semblant d’animation. Les tendances lourdes sur ce plan incitent plus tôt au pessimisme, car, il faut savoir que les gens sont échaudés par les différentes élections qui ont eu lieu par le passé où le président de la République élu est pratiquement connu à l’avance. Le suspense demeure toujours.

Amara Mohamed
Jeudi 12 Février 2009 - 10:11
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CHRONIQUE
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