REFLEXION

Détresse

Le titre le plus honorifique dans un pays qui se respecte, est celui de « Citoyen », un grand respect lui est voué car le citoyen c’est le capital, c’est l’effort, c’est le contribuable, sans lui l’état n’est rien.



Détresse
Le respect de l’obligation légale et du devoir de solidarité nationale en faveur de la prise en charge sociale des travailleurs, nécessite une sensibilisation préalable dans tous les sens pour changer les regards actuels. Les pouvoirs publics semblent ne pas donner assez d’importance à ce volet. A ce titre, un changement de mentalité radical, s’impose pour mieux comprendre la difficulté du problème. Ce changement doit constituer une composante à part entière de la politique de gestion des ressources humaines. Il s’agit également de s’inscrire dans une logique sociale en adéquation avec la société dans la perspective d’une cohésion sociale. Le mutisme effarant dont font preuve l’état et ses services décentralisés, ne va pas sans engendrer tôt ou tard un soulèvement n’abdiquant devant rien et dont les conséquences seront pour le pays un véritable désastre. Les commis de l’Etat placés à la tête de certaines institutions n’éprouvent aucun sentiment de culpabilité et se mettent souvent sous le parapluie du vide juridique, sinon derrière leur incompétence avérée. Comment expliquer ce paradoxe, un pays, musulman de surcroit doté d’un ministère de la solidarité nationale, de toutes les structures socio-médicales, de services sociaux, prétendant respecter les droits de l’homme et de l’enfant, ne veut pas entendre pas entendre raison, du moins ses services décentralisés, à prendre en charge un père atteint d’une coxithrose et son fils qui nécessite des soins urgents et une prise en charge médicale spécialisée. Le mal qui ronge la société est plus profond qu’on le pense, les ménages algériens vivent dans la tourmente, au jour le jour, sans perspectives, notamment les familles qui vivent sous le seuil de la pauvreté. Quels sont les moyens d’action mis en branle par ce ministère aux milliards de dinars mis par l’état à sa disposition chaque année, destinés plus particulièrement aux citoyens et aux familles qui souffrent à longueur d’année soit pour des maladies lourdes, soit pour cause de situation sociale précaire ? A voir et à entendre les cris de douleurs des marginalisés qui fusent de partout, on imagine mal l’assistance de l’état et encore moins des services sociaux. Il est incompréhensible, voire inacceptable de voir des citoyens dans le besoins faire appel à des associations et des ONG étrangères pour prendre en charge leurs problèmes, alors que les instruments de l’état toutes structures confondues restent uniquement au service de la haute sphère politique et de certaines castes proches du pouvoir. C’est ce qu’on appelle hélas ! L’Algérie de la minorité.

Amara Mohamed
Jeudi 13 Août 2009 - 08:00
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CHRONIQUE
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