REFLEXION

Des zones humides transformées en décharges sauvages à Arzew

De nombreuses espèces de la faune et de la flore sont menacées de disparition. La mission d’un agent forestier ne se limite pas, uniquement, à gérer un site, mais également à préserver l’écosystème, surveiller, veiller au développement agricole et rural, et protéger la faune qui y vit, notamment les espèces en voie de disparition et qui sont protégés par la loi 06-05 du 15 juillet 2006.



Aussi, selon un forestier professionnel, dans le chapitre de la protection des animaux, certaines espèces sont destinées à la chasse durant des périodes bien réglementées. Ainsi, on peut constater la présence du petit gibier composé de lapins, de lièvres, de cailles, de bécasses de bois… et aussi du gros gibier représenté, surtout, en un très grand nombre de sangliers. Par contre, il existe d’autres types et espèces d’animaux en voie de disparition ou en constante prolifération, à l’image du lynx caracal ou du porc-épic  vivant dans la forêt de Sidi Moussa d’Arzew, ainsi qu’une espèce de reptile dénommée «vipère d’Arzew» qu’on trouve dans les monts supérieurs bordant le littoral nord-ouest de la ville. Cette espèce de reptile, typique à la région d’Arzew, est connue mondialement par ses spécificités très venimeuses. Au niveau des zones humides, à savoir les marais d’El-Mactaâ, les Salines d’Arzew et le lac Telamine situés  dans la commune de Benfréha (à l’Est d’Oran), il existe une sauvagine qui, en hiver ou au début du printemps -comme c’est le cas actuellement- vient des pays d’Europe pour se reposer et faire escale dans ces zones humides afin de récupérer des forces et pouvoir poursuivre son long périple vers les pays du Sud africain. Certaines espèces, par contre, arrivent à s’acclimater aux conditions de vie locales et y restent pendant longtemps. Parmi les oiseaux migrateurs recensés, on citera les flamands roses, les pilets, les souchets, les sarcelles, les colverts… etc. Inscrites sur la liste du Ramsar (une convention relative aux zones humides d’importance internationale, particulièrement comme habitat des oiseaux d’eau, établie le 2 février 1971), toutes ces zones humides méritent une prise en charge très particulière et durable dans le temps.  Cet état leur permet de jouer pleinement leur rôle de milieu national de récepteur d’oiseaux migrateurs et de grands espaces de détente et de tourisme. Malheureusement, tous les amoureux de la nature dénoncent «ces sites naturels, reconnus mondialement, se trouvant dans une situation alarmante. Ils se sont, en effet, tout simplement transformés en décharges sauvages à ciel ouvert. C’est le cas du lac Telamine, situé à quelques encablures d’Arzew, qui continue à servir de dépôt à divers déchets d’ordures ménagères, de détritus de toutes sortes et natures ainsi que de rejets d’eaux usées provenant des communes limitrophes». Cette détérioration de la faune et de la flore influe énormément sur le biotope et l’écosystème afférents à ces merveilleux sites naturels que le simple citoyen considère comme des havres de paix où il souhaite passer, en famille, des journées de plaisir et de détente. Pour remédier à ces aléas, il serait souhaitable de mener une opération de grande envergure. Toutes ces décharges sauvages devraient  être éradiquées: une action qui devrait être suivie d’une campagne de plantation d’espèces végétales adaptées.

Rafik.M
Lundi 26 Décembre 2011 - 10:42
Lu 925 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 03-12-2016.pdf
2.91 Mo - 03/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+