REFLEXION

Des terres agricoles inondées par les eaux usées à Tafraoui



En l'absence du réseau d'assainissement des dizaines d'hectares de maraîchages continuent d'être « irrigués » avec les eaux usées dans la commune de Tafraoui. Les fellahs de la localité de « Graidia », lancent un appel de détresse et interpellent les autorités locales pour trouver une solution au problème de déversement des eaux usées dans les terres agricoles. Selon les habitants de cette localité, l'absence du réseau d'assainissement dans toute la localité est à l'origine de cette situation qui peut engendrer une catastrophe écologique, surtout que quelques hectares de terre agricole ont été « détruits » après avoir été envahies par les eaux usées, ce qui a engendré des pertes financière importantes aux agriculteurs de la région. Selon les spécialistes, la consommation des produits irrigués par cette eau, en particulier la laitue, provoque plusieurs maladies parasitaires graves comme la douve du foie, le kyste
hydatique ou encore le ténia. Le danger bactériologique qui est à l'origine de la consommation de ces produits est gérable, cependant le danger chimique des métaux lourds (plomb, mercure) qui est beaucoup plus dangereux, voir mortel, car insidieux et quelquefois indétectable et n'apparaît qu'après avoir causé des dégâts au corps humain. Les autorités publiques sont montées au créneau pour tirer la sonnette d'alarme sur ce que cela représente comme danger pour la santé publique des citoyens.  En effet, défiant la loi, bravant l'interdit, certains qui se disent agriculteurs ne se cachent plus, pour irriguer illégalement et dangereusement des dizaines d'hectares de maraîchages, écoulés dans différents marchés de la wilaya. Même si l'été reste la période propice pour la pratique de l'irrigation des cultures à partir des eaux usées pompées dans les oueds, certains fellahs utilisent cette eau pour irriguer, à longueur d'année. Afin de garantir la protection de la santé publique, la direction des Services agricoles de la wilaya d'Oran a mis en place une commission dont la mission est de sillonner l'ensemble des communes et contrôler les exploitations agricoles afin de lutter contre ce phénomène qui prend des proportions inquiétantes.  Aussi durant les trois dernières années une trentaine de personnes ont été traduites devant justice par les services de la Gendarmerie, pour irrigation de terres agricoles avec des eaux suées. L'assèchement des nappes phréatiques et la cherté des pompes à eau incitent les agriculteurs à détourner les eaux usées pour arroser leurs champs.

Medjadji H
Lundi 11 Mars 2013 - 10:56
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Oran
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