REFLEXION

Des roumis pour me défendre contre mon frère arabe !



Ce sont les frères syriens qui ont remis à l’ordre du jour l’appel à la protection contre son propre frère. Ils n’étaient pas les premiers, et ils ne seront pas les derniers à le faire, tant qu’il subsistera des frères dictateurs à la tête des pays arabes frères. Des exemples ? En novembre 1979, au premier jour de l'an 1400 de l’Hégire, un groupe de 200 frères portant l’étiquette islamiste, composé de Saoudiens et d'Égyptiens, lourdement armés, qui avait pris par la force le contrôle de la mosquée Al-Masjid El Haram à La Mecque. Pour déloger les insurgés et reprendre le contrôle de l’édifice, les autorités saoudiennes n’avaient pas trouvé d’autres solutions que de faire appel à des … roumis, ceux du GIGN français en l’occurrence. Août 1990, l’ancien régime frère aux commandes du grand Irak s’empara du petit pays frère voisin, le Koweït. Encore une fois, les roumis occidentaux sont sollicités pour protéger un peuple arabe frère contre son frère arabe envahisseur. Plus récent, le roumi n’est personne d’autre que l’OTAN. Devant la paralysie des pays arabes et musulmans frères, il est sollicité par les futurs frères-ennemis du CNT pour venir à bout du frère dictateur pendant 42 ans. Pas plus tard que vendredi passé, par dizaines de milliers, nos frères syriens sont donc sortis réclamer aux roumis de l’ouest la protection contre le régime de leur frère dictateur, défendu, quant à lui, par les régimes roumis de l’est. Malheureux frères arabes de Syrie ! Ils savent pertinemment que de notre côté, nous autres peuples assis pas moins malheureux hâbleurs, le moindre réconfort ne leur parviendra, hormis celui de déplorer le génocide ! A nous spécialement, ils n’auront rien à nous reprocher dès lors que notre régime frère et père agit par le principe de l’inertie à l’égard des autres : Comme nous n’admettons pas qu’on touche à nos oignons, nous nous abstenons de tripoter ceux des autres. Par sagesse et réalisme aussi, car nous n’avons pas la capacité des roumis de protéger un peuple frère contre le régime de son père. Au nom des régimes des autres frères arabes, El Arabi, même Nabil, se réunit au secours des frères qui restent du génocide syrien, et propose au frère El Assad la suspension de la répression pour l’organisation de sa succession à la fin de son mandat en 2014! En attendant, les frères massacrés chantent dans la rue, ramassent et comptent les frères morts sous les roquettes des frères, et attendent le secours des roumis qui ne veulent pas venir avant l’extermination d’une partie du conflit.

M.O.T.
Mardi 13 Septembre 2011 - 22:01
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CHRONIQUE
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