REFLEXION

Des révélations après la démolition des constructions illicites à Oran

«LES TERRES RECUPEREES ETAIENT EN INSTANCE D’AFFECTATION»

Selon l’office national des terres agricoles (ONTA), la tendance à construire dans les périmètres à vocation agricole s’est accélérée ces dernières années à Oran. Parfois, ce serait des villas. Plusieurs hectares ont été grignotés à des fins de construction sans se soucier de leur vocation d’origine.



Des révélations après la démolition des constructions illicites à Oran
Les pouvoirs publics ont, de ce fait, déclenché une guerre sans merci contre le phénomène des constructions illicites. Le ton a été donné la semaine dernière. La wilaya qui a pris le taureau par les cornes a immédiatement démoli plusieurs de ces constructions conformément à des arrêtés. Il devrait en exister d’autres certainement. Mais ce cas de figure pousse à une parenthèse. Il s’agit de la nature des terres récupérées par la wilaya. A qui appartenaient-elles? Force est d’apprendre que ces terres libérées des constructeurs illégaux étaient initialement «déchues» de leurs propriétaires. C’est du moins ce que vient de révéler une enquête préliminaire diligentée par les services de la DSA. «Une superficie de plus de quatre (04) hectares a pu être récupérée par la wilaya à l’issue des dernières opérations de démolition des constructions illicites à Hai khemisti et Sidi Chahmi. D’après les éléments d’information qui sont en notre possession, il s’agit de «terres agricoles dont les propriétaires avaient été déchus du droit de jouissance en vertu de la loi» nous a t-on souligné de même source. Mieux, «ces mêmes terres étaient en instance d’affectation à des projets d’utilité publique tels que les logements» a expliqué hier une source de la DSA. Autrement dit, ces terres appartenaient à l’Etat, dit-on. La réglementation et le choix de sites à construire n’ont pas été du tout respectés. L’on se demande comment ce genre de pratiques anarchiques a-t-il pu demeurer malgré la réglementation ?  L’enquête préliminaire de la DSA a également prouvé, qu’outre le fait que les occupants des constructions illicites démolies ne possédaient pas le moindre acte (ce qui du reste est logique), ils avaient acheté ces parcelles de terrains à partir des propriétaires d’origine qui étaient déchus de leurs terres! A cette époque là (entre 2005 et 2006), toutes les attributions de terres agricoles étaient «gelées» en attendant d’y voir plus clair. C’est d’ailleurs à la suite de la promulgation de la fameuse loi 03-10 fixant les nouvelles modalités et les conditions d’exploitation des terres agricoles qu’un véritable recensement est entré en vigueur. Entre temps, l’inconscience des constructeurs les a conduits à s’accaparer de ces terres «déchues» sans peser les conséquences de leurs gestes. Ce qui, au demeurant, n’a fait qu’aggraver la crise de logement. Justement, ce recensement vise à déterminer qui est vrai exploitant et qui ne l’est pas. Il est mené tambour battant par l’Office national des terres agricoles (ONTA).

Medjadji H
Samedi 23 Juin 2012 - 11:09
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Oran
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