REFLEXION

Des quartiers sans facteur à Oran



Certains parmi les braves hommes, à la mine débonnaire qui sillonnaient les rues des quartiers, ne passent plus. Depuis plus de deux mois, des habitants à l’instar de ceux de haï Oussama, ex Boulanger, à Oran, ne voient plus de facteur. Personne ne leur apporte plus les nouvelles, bonnes ou moins bonnes depuis le départ à la retraite du brave type qui apportait les mandats ou les avis de virements attendus chaque fin de mois. Après plusieurs années de bons et loyaux services au profit des citoyens, le facteur a fait valoir ses droits à une retraite bien méritée, que tout le monde lui reconnait de bon cœur. Mais la vie continue, et le partant n’a pas été remplacé. Les responsables de la respectable Algérie Poste n’ont certainement pas jugé utile de pourvoir à la vacance, plongeant les citoyens dans le désarroi. Une situation qui ne semble guère déranger outre mesure les responsables des services concernés. Ce qui augmente la colère de nombreux habitants de ce quartier populaire. Plus de courrier n’arrive donc, ce qui a conduit les usagers à connaître de mauvaises surprises, comme les coupures de téléphone, non payé en raison des factures qui ne sont pas parvenues. Ce qui les oblige à se déplacer eux-mêmes au service concerné pour régulariser leur situation et essayer de récupérer d’éventuels courriers importants auprès du centre de tri où l’accueil n’est souvent pas des plus chaleureux. Ce déficit est dû, explique-t-on, aux départs de facteurs à la retraite, et aussi à des absences pour différentes raisons, comme les congés de maladies, les suspensions pour faute professionnelle, etc. La « pénurie » est déplorée par les responsables locaux, qui déclinent toute responsabilité, invoquant le fait qu’aucun recrutement ne peut se faire localement. « Il est soumis à la seule compétence de la direction générale qui mettrait beaucoup de temps à autoriser les recrutements de personnel, sans se soucier des difficultés rencontrées par les responsables locaux. » Dans ce cas, de nombreux citoyens risquent d’attendre encore longtemps avant d’entendre le facteur sonner à leur porte.

A. Salim
Jeudi 7 Octobre 2010 - 00:01
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RÉGION
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