REFLEXION

Des potentialités thermales et touristiques ignorées à Mascara

La wilaya de Mascara possède de grandes potentialités thermales et touristiques dont certaines sont ignorées par la population et oubliées par les pouvoirs publics à l’exemple de la source de Sidi Ahmed Benkhedda située à quelques kilomètres seulement du chef-lieu de la daïra de Hachem ou celle de la localité de Sidi Boussaid, chacune de ces sources a son effet sur le corps humain ; la première guérit la peau et la seconde a un effet sur les reins.



Notre reportage porte, aujourd’hui, sur la région de Hachem où nous avons visité le Saint homme Sidi Ahmed Benkhedda qui est le septième grand père de l’Emir Abdelkader et le père de Sidi Kada Belmokhtar, cet homme qui a préféré élire domicile loin des siens dans le but de faire ses recherches religieuses, se trouve à mi-chemin entre le chef-lieu de Daïra de Hachem et la localité de Ain Mansour à quelques 3 km du chef-lieu de la Commune de Hachem, le mausolée installé au sommet d’une colline qui surplombe un oued et une source que les habitants de la localité trouvent très bénéfique pour la guérison des maladies de la peau, c’est pourquoi un genre d’abri a été construit pour cacher la partie inférieure de la personne qui peut prendre un bain, non loin de là se trouve un genre de puits à partir duquel on exploite l’eau que dégage la source en excédent pour irriguer les cultures. Cette source s’est asséchée dès que les fellahs riverains des lieux ont procédé au forage et à la sonde de plusieurs puits. La source était classée patrimoine thermale en même temps que Bouhanifia, aujourd’hui il ne reste que les traces, mais d’après les spécialistes, l’eau se trouve à huit mètres seulement et peut être extraite une nouvelle fois mais reste à savoir si cette eau peut avoir les mêmes effets que celle qui se dégageait de la source. Sidi Ahmed Benkheda est le gardien d’un grand cimetière qui contient des milliers de tombes que certaines personnes situent l’existence  à plus de 700 ans et ce cimetière demeure presque à l’abandon pour ne pas avoir bénéficié d’un entourage de protection conformément aux instructions de M. le wali.  L’APC a construit un entourage de 9 mètres en bordure de la piste qui mène au mausolée et le reste du cimetière est sans  sillage. D’autre part, ces lieux malgré qu’ils sont éloignés n’ont pas échappé à la dégradation, le mausolée a vu ses portes saccagées pendant que d’autres ont disparu, les toitures disparues, les dépendances du mausolée servaient sans aucun doute à la débauche au vu de ce que nous avons constaté en particulier les graffitis figurant sur les murs. Ce mausolée est complètement isolé faute de route, seule une piste caillouteuse mène vers les lieux, le visiteur doit laisser son véhicule à plusieurs centaines de mètres pour rejoindre à pied. Ce lieu lointain n’a pas échappé aux idées dégradées  de certaines de nos femmes et jeunes qui croient au père Noel, en allant accroché leurs vêtements aux arbres pour avoir un mari comme si les Saints distribuent les chances et les maris, ce fait est constaté au niveau de tous les Mausolées et en particulier Sidi Kada, Sidi Daoud à Sig et autres. Durant notre visite sur les lieux on a rencontré deux vieux qui se baladaient par là et qui nous disaient :   
Qui est Sidi Ahmed Benkhedda ?
C’est le septième grand père de l’Emir Abdelkader puisque c’est le père de Sidi Abdelkader  connu sous le nom de Sidi Kada Belmokhtar, c’est un grand saint vénéré qui a fait une  dualité devant les grands chouyoukhs de la Mosquée « El Azhar en Egypte » Le Saint s’appelle de son vrai nom Ben Mohamed  et Khedda fut sa nourrisse c’est pourquoi  les gens l’appelaient Ibn Khedda (le fils de Khedda) et depuis il est connu sous l’appellation de Sidi Ahmed Ben Khedda.  Si  Djelloul cet homme âgée suivant ses dires de 87 ans nous disait « cet endroit était très fréquenté à une certaine époque malgré que les gens empruntent  une simple piste, on amenait des enfants atteint de rougeole et autres maladies de la peau pour leur faire prendre un bain et depuis l’enfant guérit deux  ou trois jours après, même les personnes âgées prenaient des bains normalement et à tour de rôle sans problème, mais depuis que les fellahs ont commencé à exploiter leurs terres et que des puits furent creusés à la sonde, la source a disparu et l’endroit est devenu désertique, plus personne ne mit les pieds ici », de son côté Hadj Benaissa, 72 ans disait « avant l’Oued coulait à flot, la source dégageait une bonne eau, des gens venaient de tous les coins de l’ouest, chaque jour des voitures circulaient à travers champs pour arriver à la rivière, mais aujourd’hui tout a changé, plus personne ne rode dans les parages, puisque la source s’est asséchée en même temps que l’Oued et les champs sont exploités, les fellahs ne vous permettent pas de traverser leurs champs, il n’y a pas de route qui mène au Mausolée, peut être qu’un jour cette source renaitra,  qui sait ? ». Malheureusement, les douars avoisinants de ces lieux n’ont pas encore été peuplés comme par le passé, on n’a remarqué aucune construction dans le cadre de l’aide à l’habitat rural, sans doute les gens n’ont pas été sensibilisés  pour rejoindre leur douar pour l’exploitation de leur terre et la multiplication de l’élevage puisque la région le permet, par contre on a constaté de grands vergers d’oliveraies et grenadiers et l’irrigation qui se fait par le système d’aspersion.      

B.Boufaden
Jeudi 8 Mai 2014 - 09:30
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