REFLEXION

Des locaux publics vides livrés à la débandade à Béchar

A Bechar, un certain nombre de locaux relevant du domaine public demeurent livrés à la débandade bien qu’il existe des lois et des règlements les protégeant, continuent à subir des violations et des dégradations de toute sorte, dans une impunité totale.



Ainsi, sous le regard bienveillant de la structure publique administrative dont ils relèvent juridiquement, et sans que celle-ci ne daigne lever le petit doigt pour arrêter le massacre et sauver ce qui peut l’être. En effet, l’administration concernée n’est  autre que l’office de promotion et de gestion immobilière de la wilaya de Bechar (OPGI). Cette structure qui semble ne se soucier guère de ses biens immobiliers, malgré les requêtes et les lettres que ne cessent de lui adresser des citoyens et autres riverains de ces biens immobiliers, pour sortir de sa léthargie et réagir, mais en vain. Il s’agit de locaux qui demeurent vides, et ont été squattés par des marginaux qui en font des lieux où se pratiquent tous les vices et maux sociaux. Un certain laxisme, voire une démission quasi-totale des responsables en charge de la gestion de cet organisme public, semble être à l’origine de cette situation qui porte atteinte au fonctionnement et à la bonne marche de cette structure (OPGI), notamment depuis le début de la période de grande chaleur, sinon, comment expliquer qu’on puisse laisser tous ces biens publics dans un tel état d’abandon total ? indiquent de nombreux citoyens indignés par la dégradation de ces locaux, et par les actes insensés qui se font à l’intérieur. Selon des témoignages recueillis sur place, ces biens dont il s’agit sont situés au quartier Debdaba et la cité zone bleue dans la ville de Bechar. Certains de ces biens immobiliers ont été affectés à une entreprise publique qui y effectuait des travaux de service après-vente. Après dissolution de ladite entreprise, ces locaux qui n’ont pas été récupérés par leur propriétaire juridique, ont subi des actes de vandalisme. Pire, une partie se transforme, la nuit tombée, en un véritable lieu de débauche et de consommation de drogue. La prostitution bat son plein durant toute la nuit, gênant tous les passants et habitants du voisinage,  étant donné que ces locaux sont situés au cœur d’une cité résidentielle où les riverains sont malgré eux, témoins oculaires  et savent  tout ce qui se passe à l’intérieur et par qui ils sont fréquentés quotidiennement, déplorant de telles pratiques, ainsi que le laxisme des responsables en charge de la gestion de ces biens, premier concerné. Un père de famille d’un âge respectable est venu nous dire : « ma fille a été trainée de force par trois voyous dans l’un de ces locaux. Elle n’a dû son salut qu’à ses cris stridents et aux appels au secours de deux femmes qui se trouvaient au moment des faits à leurs balcons ». Un autre indique que ses deux enfants adolescents lui ont  fait un jour la description de l’intérieur de ces locaux. Ainsi, le danger plane sur des centaines de familles et leurs progénitures à cause de ces locaux inoccupés et fréquentés par des malfrats. Contacté par nos soins un responsable à l’OPGI nous déclara : « ce n’est qu’une question de temps. Nous allons lancer un avis d’adjudication pour louer de nouveau ces biens immobiliers. C’est l’unique procédure règlementaire, a-t-il souligné. Cette réponse peu convaincante, montre une fois de plus l’incurie et la  désorganisation dont font preuve les gestionnaires de cet office, qui ne différencient pas entre les cas d’urgence et les non-urgences. Par ailleurs, un grand nombre de locaux à usage professionnel, réalisés par les pouvoirs publics, ont été attribués à des jeunes pour exercer  un métier  artisanal, n’ont jamais servi à rien, demeurent inoccupés.  Une partie de ces locaux  a été squattée, et vite transformée en habitation. Les indu-occupants semblent s’opposer à quitter les lieux, en dépit des décisions d’affectation aux jeunes bénéficiaires qui ont trop tardé d’occuper  et d’exploiter leurs locaux à des fins professionnelles.  Aussi, nous avons appris que plusieurs jeunes investisseurs ayant bénéficié de l’aide de l’ANSEJ, se sont rapprochés de cet office public pour demander qu’on mette à leur disposition ces locaux par le biais d’une location, se sont heurtés à un refus catégorique. Rencontré sur les lieux, un jeune promoteur, nous confia : « je suis prêt à payer jusqu’à 15 000 DA par mois, pourvu qu’on me les loue ». Et à notre interlocuteur d’ajouter « je suis spécialisé dans le textile ; j’ai dix machines industrielles et j’emploie seize ouvriers. Ces locaux vides me conviennent parfaitement ». Il est à noter que lors de la dernière descente dans ce quartier, les éléments de la police ont arrêté de nombreux délinquants. Une preuve donc que ces locaux servent de véritables nids pour les marginaux où ils activent parfois en plein jour.

Fendaoui Hadj
Lundi 7 Avril 2014 - 10:54
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