REFLEXION

Des islamistes domestiqués au secours du pouvoir

LE DIVORCE BLANC DU MSP ET LE TACITURNE ABDELLAH DJABALLAH

Vingt ans après la victoire du FIS aux législatives, les islamistes sont les favoris du prochain scrutin annoncé par Abdelaziz Bouteflika (à droite) la semaine dernière. Le pouvoir algérien ne s'inquiète guère de leur percée attendue aux législatives du 10 mai.



Des islamistes domestiqués au secours du pouvoir
Annoncées en fin de semaine dernière par le président Bouteflika, les élections législatives auront lieu le 10 mai 2012. Si la contagion du printemps arabe a épargné le pays, une possible victoire des islamistes est dès à présent évoquée par les officiels comme un «non-événement». Pour Mourad Médelci, ministre des Affaires étrangères, «le système politique algérien les a intégrés et il a admis de donner la place aux islamistes».Dopés par la victoire de leurs «frères» en Tunisie, au Maroc et en Égypte, les islamistes algériens se voient désormais dans le wagon de tête. Comme le Mouvement de la société pour la paix (MSP) d'Abou-Djerra Soltani, qui participe au gouvernement depuis 1997. Avec le président  Abdelaziz Bouteflika, il est devenu l'un des piliers de l'Alliance présidentielle, aux côtés du FLN (ex-parti unique) et du Rassemblement national démocratique (RND).En janvier dernier, le MSP a claqué la porte de l'Alliance et refusé de voter des lois jugées, tout en s'abstenant de quitter le gouvernement. Par ce «divorce à l'algérienne», le MSP feint de prendre ses distances avec le pouvoir pour y revenir en force. Les islamistes, divisés en plusieurs chapelles, se serrent les coudes et veulent présenter un front commun. Ainsi qu'un discours rassurant. Même le taciturne Abdellah Djaballah, chef du nouveau Front pour la liberté et la justice (FLJ), ne dédaigne plus les cocktails de l'ambassade des États-Unis et se dit «prêt à travailler avec tous les courants de la société: les islamistes, les libéraux, les laïques, les partis de gauche ou de droite…».Alors qu'aucun nouveau parti n'a été agréé depuis 1999, une vingtaine de partis ont reçu le feu vert des autorités pour entrer dans la course au Parlement. Pour nombre d'observateurs, le résultat est connu d'avance: il s'agit de sauvegarder le régime avec les caciques du FLN et de ses satellites, ou bien, sous couvert d'une «alternance contrôlée», avec des islamistes domestiqués.

Riad
Mercredi 15 Février 2012 - 10:57
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ACTUALITÉ
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