REFLEXION

Des foyers éclairés aux quinquets depuis 1962 à Mostaganem..!

BAICHIA, UN DOUAR PREHISTORIQUE EN 2012 A SOUAFLIA

Incroyable mais vrai. Le douar Baichia dans la commune de Souaflia , est composé d’une dizaine de familles toutes nombreuses, et qui vivent encore à l’âge de la pierre. Sans électricité et sans eau depuis des lustres pour les familles de ce douar, c’est comme si le temps, s’était arrêté pour elles.



Des foyers éclairés aux quinquets depuis 1962 à Mostaganem..!
Des images choquantes et un constat amer
Une situation, qui laisse perplexe et sans voix ceux qui ont eu la désagréable surprise de voir dans quelles conditions vivent ces gens. Le constat est des plus désolants du fait que ces familles vivent dans la misère et le dénuement le plus total. Il est clair que l’on est loin  des grands centres urbains, et que l’essentiel manque pour ces familles qui attendent que le miracle se produise.  A voir cet environnement où la désolation est présente, il y a lieu de se  demander comment ces familles vivent-elles pour supporter  ce rythme de vie quotidien, sans eau, sans électricité, sans gaz, sans écoles, sans centre de soins, sans routes  ni autres  besoins qui pourraient leur faciliter l’existence.  Ces familles se disent oubliées des pouvoirs publics, qui à ce jour n’ont rien fait pour améliorer leurs conditions de vie.

Le regard de détresse des enfants du douar
Un des habitants du douar « Baichia », nous dira : « nous ne sommes pas des extra-terrestres, que l’on sache, nous sommes des êtres humains,  qui avons besoin de vivre décemment, comme tous les algériens indépendants » et d’ajouter « nous sommes bien dans notre pays si je me trompe, cependant  il semble bien que notre indépendance tarde à se réaliser, du fait que notre existence n’a pas changé  et demeure telle quelle depuis l’époque coloniale. Parce qu’il ne faut pas oublier, que cette région nous a vu naitre et grandir, mais dans quelles conditions de vie ». L’on pouvait voir, toute cette misère qui s’étalait au grand jour, à voir l’air avachi de ces femmes fatiguées par les durs labeurs, alors que la plupart d’entre elles  sont  âgées d’à peine  30 ans. Quant aux enfants, ils avaient ce regard triste et abattu, ne connaissant rien des joies d’où l’absence de perspectives et de rêve à l’exemple des autres enfants des villes et villages du pays. En effet, le visiteur a  toutes les peines de croire que des  familles, comme au temps de la colonisation occupent  encore des habitations faites de tôles et de matériaux de constructions récupérés ça et là  complètement délabrées. Les chambres ou du moins ce qu’on peut les appeler sont de couleurs noirâtres et sans carrelage, les conditions d’hygiène sont quasi inexistantes.  Toutes ses familles malheureuses  sont  obligées de s’abriter dans ces foyers, où à chaque intempérie et au moindre orage, c’est l’hécatombe, d’où la situation dramatique qui a tendance à empirer pour ces  familles si nombreuses, du fait que cette contrée n’a bénéficié d’aucun projet.

Le quinquet  et « kouchat  laarab »  en 2012
Alors qu’on  est au vingt et unième siècle, dans cette contrée le temps s’est arrêté, en 1962, selon les habitants, l’archaïsme et l’atavisme règnent en maître absolu.  Le spectacle est affligeant, et met en relief la situation de détresse de ces sinistrés du système et qui a fait l’objet de visite par l’équipe du journal « Réflexion » qui  s’est déplacée  sur les lieux. Le constat est amer, en effet, ce douar  souffre d’un manque flagrant de commodités et les habitants se débattent les difficultés ne jouissant d’aucune vie décente. Que peut on en déduire, lorsque l’on voit que ces habitants souffrent d’un manque flagrant de choses futiles soient-elles  pour un quotidien amer et sans espoir  d’un lendemain meilleur. Electrification, gaz naturel, eau potable, tout manque, et la dizaine de familles du douar Baichia résignée fait un retour obligée vers un passé qui n’a pas fini de s’incruster dans leur vie, du fait qu’ils utilisent les quinquets d’une autre époque et les bougies pour illuminer leurs chaumières. La civilisation pour ces familles est bien lointaine pour y penser et ne  reste qu’un rêve des plus lointains, Pour faire cuire le pain, ils recourent toujours au four traditionnel « kouchat  laarab », ce qui nécessite pour eux le parcours du combattant, pour ramasser du bois devenant si rare. Résignés, ils sont en attente du miracle qui n’arrive pas, et ce malgré toutes les doléances adressées et recours à ceux censés les aider  pour une vie meilleure, mais il semble que les autorités en question font la sourde oreille. Il y a lieu de signaler, que personne  n’a pris en considération le calvaire et les souffrances de ces habitants qui assimilent cette vie à celle qu’ils ont vécu sous le joug de la France. La nuit dans ce Douar l’on a peur de s’aventurer du fait de son isolation, du manque de sécurité et d’éclairage, qui est également à l’origine de l’insécurité.  

L’espoir et l’attente persiste toujours
Les habitants du douar « Baichia » interpellent aujourd’hui plus que jamais les élus locaux à se pencher sur leur sort afin de leur rendre un peu de dignité comme le reste des algériens  et aspirent à une vie meilleure et bénéficier du développement, comme tous les algériens dignes de ce nom, car les  images sont choquantes et témoignent de leur exclusion. Ce douar mérite vraiment la visite des autorités locales et de  se  pencher sur cette situation  misérable.  

Rym.B
Lundi 9 Janvier 2012 - 20:59
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