REFLEXION

Des femmes jetées avec leurs enfants à la rue à Oran

Elles s’appellent Sarah,Djamila et Nabila. Elles ont connu la rue, la drogue, et les agressions physiques. Usées, elles ont décidé de « se ranger ». Certaines sont accompagnées d’enfants de bas âge, d’autres sont elles même encore enfants chassées, battues, humiliées, la rue les a accueillie pour les maltraiter à nouveau, chacune raconte son histoire, ses déboires et ses peines.



Des femmes jetées avec leurs enfants à la rue à Oran
Divorcées avec enfant mineure ou mères célibataires, elles ne sont épargnées ni par leurs parents, ni par la société et encore moins par l’injustice  des hommes. Ces femmes ont fondé leurs espoirs sur les propositions de la commission de révision du code  de 1984. Mal informées, certaines ne sont pas au courant du contenu de ces amendements. Elles ne sont pas orientées ni assistées juridiquement, ainsi, elles perdent leurs droits par méconnaissance et par peur. Elles perdent leurs logements, la pension et parfois même la garde de leurs enfants sans travail et sans ressources, elles sont souvent proie aux mauvaises intentions des vautours profitant de leur détresse, leur désarroi et leur ignorance parce qu’elles ont des enfants, sans qualification professionnelle ni instruction, elles sont « vouées » à des travaux ménagers dans des domiciles. Souvent, elles ne gardent pas  leurs logements  et leurs emplois, car elles n’ont pas  d’alternatives  pour leurs rejetons. Face au désespoir,  certaines  attentent à  leurs vies. Lorsqu’elles ne franchissent pas le  pas, elle y pense, « J’aurai pu  retourner  à la rue après que  mon beau père m’a expulsé du domicile ». Mariée en 2006,  nous avons vécu avec mon mari dans l’appartement de son père dans un quartier populaire. Depuis, nous avons maintes fois tenté d’avoir un enfant mais chaque grossesse était suivi d’une fausse couche. Mon mari  a donc décidé de m’emmener consulter un bon gynécologue. Ce qui  fut fait grâce à dieu, j’ai pu avoir un fils. Notre patience fut récompensée surtout mon mari, il était très impatient. D’autant plus qu’il avait du mal à trouver un emploi stable, puis avec le temps il découchait, ses absences devenaient de plus en plus fréquentes prétextant les missions dont il était chargé par un haut responsable qui l’a embauché comme coursier. Depuis, il n’a  plus donné signe de vie et son père me jette à la rue avec mon bébé.     

N.Bentifour
Lundi 12 Mars 2012 - 09:34
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Oran
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Oran






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