REFLEXION

Des familles vivent l'enfer des tentes à Oran

ALORS QUE DES LOGEMENTS SOCIAUX N’ONT PAS ENCORE ETE DISTRIBUES

La distribution du reste des quotas de logements sociaux à Oran est prévue dans quelques mois, ce qui a redonné espoir aux familles vivant dans la précarité, à l'image des quatre familles se trouvant depuis plus d'une année sous une tente à la rue de Benyausa, où d'autres vivant le même calvaire à proximité de la cité de la mosquée au quartier populaire d’El Hamri et au niveau des quartiers populaires du Derb , les planteurs et la scaléra.



Des familles  vivent l'enfer des tentes à Oran
Ces familles supportent l'insupportable en attendant cette distribution qui pourrait mettre fin à leur calvaire. Celles de la cité St Pierre ont été, rappelle-t-on, délogées sur décision judiciaire. Depuis, elles attendent leur recasement et vivent actuellement sous une tente érigée dans cette ruelle devenue insalubre et fermée à la circulation. C'est sous une tente de fortune que ces familles attendent leur recasement dans des logements décents. Houari et Hachemi, qui n'ont plus que la voie publique comme unique refuge en attendant une solution heureuse à leur calvaire qui a commencé au lendemain du décès de la grand-mère, font partie des nombreuses victimes ayant fait l'objet d'expulsion avant de se retrouver sans logis. Selon les déclarations de certains d'entre eux, aussitôt la grand-mère décédée, l'oncle maternel a usé de toutes les voies possibles et imaginables pour restituer ce logement OPGI. «Sans aucune pitié, il entama une procédure judiciaire pour nous mettre dehors en ces jours de forte chaleur. Nous espérons une issue heureuse et prions pour que le Bon Dieu mette fin à cette humiliation que l'on subit à longueur de journée faute d'un toit. Nous avons passé deux ramadhans sous cette tente de fortune et demeurons exposés à toutes sortes de maladies et d'agressions », se sont-ils plaints. Si l'une de ces familles a eu un peu plus de «chance» en trouvant refuge dans un garage qu'une personne charitable a bien voulu lui emprunter pour «déposer» ses biens, le reste a été contraint de supporter cette situation qui perdure depuis plusieurs mois, laissant ces infortunés dans le désarroi qui va en s'accentuant à mesure que le temps passe. Il faut dire que le phénomène d'occupation des tentes de fortune, érigées au beau milieu de la rue, source de prolifération d'une multitude de fléaux (insalubrité, insécurité, contamination, etc…) tous aussi nocifs que dangereux, s'est aggravé ces dernières années dans ce coin du pays, suscitant mille et une interrogations des Oranais… Est-ce la crise de logement qui ne trouve point de solution définitive dans cette ville où la rue est devenue le seul endroit à envahir pour réclamer son «dû» ou crier l'injustice subie au fil des jours… A l'approche de la date de distribution des quotas de logements sociaux, ces familles n'ont plus que l'espoir pour supporter une situation qui n'a que trop duré. Quand aux mesures des expulsions l’on enregistre deux décès cette semaine la première celle de la malheureuse FM mère deux enfants qui s’est immolée en plein jour devant le huissier de justice et l’agent de l’ordre qui l’accompagné qui au moment où il voulait le lui enlevé le briquet à craquer et a été grièvement blessé par des brûlures de 3eme degré a finalement succombé à ses blessures. A ce titre le Chef de daïra d'Oran a indiqué, à juste titre, qu’il était plus judicieux d’attendre l’achèvement imminent d’un programme de 9.500 logements destinés à la résorption de l’habitat précaire. Sur ce volet, le chef de Daïra a précisé que dans le cadre de la «cartographie», des bidonvilles, arrêtée par les autorités centrales, 26 sites ont été répertoriés à travers la Daïra, totalisant 1.464 familles occupant les lieux avant 2007. Il a été par ailleurs plutôt surprenant d’apprendre que certains sites de bidonvilles, situés en plein tissu urbain, existent depuis plus de vingt ans! Ce programme, dont le taux de réalisation varie entre 35 et 90%, est implanté à travers les différentes communes limitrophes en raison du manque d’assiette foncière dans le tissu urbain de la commune d’Oran. M. Bouchama a souligné qu’un total de 23.555 logements figure au programme de construction en cours, qui sera au plus tard, réceptionné dans 18 mois. Ces 23.555, un programme en cours qu’Oran n’a jamais connu à ce jour, permettra donc à très court terme de répondre largement à la demande de toutes les familles en attente: les recensés dans les bidonvilles avant l’année 2007, les occupants de vieilles bâtisses à risques et tous les mal-logés dans les quartiers d’El Hamri, Derb, les Planteurs et autres zones urbaines à réhabiliter. Il se trouve que 1.533 logements seulement étaient disponibles en juin de cette année 2010. Face à la demande, il était donc inconcevable de les distribuer dans de bonnes conditions d’équité et de respect des quotas.

Medjadji.H
Samedi 22 Octobre 2011 - 09:42
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Oran
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