REFLEXION

Des étrangers sans permis de travail à Oran



«Nous sommes conscients des risques que nous encourrons,  au cas où nous serions interpellés, la prison nous attend, en plus du refoulement inéluctable vers notre terre natale, vu que nous sommes des immigrants clandestins, ayant franchi illégalement la «Hdada»  a affirmé Mohamed Mustapha, immigrant marocain, vivant dans la clandestinité, en terre algérienne, et plus précisément dans la ville frontalière de Maghnia. La présence de Mohamed sur le sol de Hadja Maghnia n’obéit à aucune considération, hormis celle de travailler aux fins de subvenir aux besoins de sa famille nombreuse, étant donné que le travail se fait de plus en plus rare dans le Royaume chérifien. Au moment où des centaines de jeunes algériens optent, via la «Harga», pour des cieux, soit disant plus cléments, notamment vers les pays européens, plusieurs dizaines de Marocains franchissent illégalement, les frontières algéro-marocaines pour s’installer clandestinement, dans des villes algériennes, connaissant une incroyable dynamique, en matière de développement local, notamment le bâtiment. Ceux-là ne rechignent pas à prendre en main des boulots d’art, qu’ils maîtrisent merveilleusement, comme les enduits, les décorations des façades, des salons et des entrées principales des habitations, contre des prix tout juste raisonnablement étudiés. «Nous sommes ici dans la clémence, étant donné que nous travaillons et que nous gagnons notre pain tranquillement, grâce à nos frères algériens, qui font appel à nos services, alors que là-bas, (le Maroc NDLR), nous sommes confrontés au chômage», a expliqué notre interlocuteur, ajoutant que «le peu de chantiers ouverts, ne recrutent pas tous les demandeurs d’emploi». Au vu des déclarations du jeune marocain, une question est en droit d’être posée: l’Algérie est-elle la Mecque des immigrants clandestins ? Tout porte à le croire, vu que le nombre d’immigrants clandestins de différentes nationalités, africaines et sub-sahariennes, qui ont été interceptés en 2011, est de plus en plus en hausse. A Tlemcen, tout comme à Oran, ces deux villes sont devenues deux plaques tournantes de l’immigration clandestine, tandis que les éléments de la gendarmerie de la wilaya de Tlemcen, sont sur le qui vive permanent. Ces derniers ont eu à traiter l’année passée, quelques 325 affaires. Plus de 340 immigrants clandestins ont été arrêtés et 185 autres personnes ont été refoulées, vers leurs pays d’origine. La wilaya d’Oran n’est pas en reste, puisque la gendarmerie a recensé et traité plusieurs affaires, liées à l’immigration clandestine, qui ont aussi abouti, à l’arrestation et au refoulement de plusieurs immigrants, installés clandestinement sur le sol algérien.                                  

Medjadji H
Mercredi 8 Février 2012 - 11:26
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Oran
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