REFLEXION

Debout, on frappe à la porte !

Frère Jacques ! Frère Jacques ! Dormez-vous ? Dormez-vous ? Sonnez les matines, sonnez les matines ! Ding, deng, dong ! Ding, deng, dong ! Réveillez-vous chers députés et sortez de votre léthargie et de votre nonchalance apathique.



Debout, on frappe à la porte !
Le pays a besoin de vous, le peuple aussi, sinon levez les bras comme pour voter à l’intérieur de l’hémicycle, demandez pardon à vos électeurs et reconnaissez que vous n’êtes pas à la hauteur de la confiance placée en vous. Que du gâchis ! Le pays est gangréné par la corruption, touché de plus en plus par les fléaux sociaux, la toxicomanie, le suicide, la drogue, la criminalité, le banditisme, le terrorisme, les manifestations, les grèves, l’anarchie, le favoritisme, le piston, l’hécatombe routière et nos députés ne daignent même pas bouger le petit doigt, sourds-muets, malentendants ou malvoyants, on n’en sait fichtre rien. Nos députés se cachent, tels des oiseaux pour mourir, au moment où le pays a besoin de toutes ses énergies et de toutes ses capacités intellectuelles pour le remettre sur les rails et combattre ceux qui sont derrière cet état de pourrissement. En dépit des prérogatives qui leur sont conférées par la Constitution, nos «valeureux » parlementaires ferment les yeux sur les scandales financiers. Au 31 décembre 2009, pas moins de 1635 élus locaux ont trempé dans des affaires de malversations et de magouilles, sans qu’aucun député ne soit venu pour s’enquérir de la situation de sa circonscription électorale. Depuis le début de l’année en cours, ce nombre s’est vu augmenté en flèche pour atteindre les 1700 élus impliqués dans des affaires de corruption et rien, aucune réaction, ni au niveau local ni au niveau national. Les députés de tous bords et de toutes couleurs politiques, ne défendent pas les intérêts de leur compatriotes, ne protègent pas ceux de leur pays, ne s’opposent pas à la politique gouvernementale, n’apportent aucune réserve, ne s’impliquent pas dans la politique intérieure ni celle liée aux affaires extérieures d’ailleurs, ne prennent pas en charge les doléances de leurs électeurs, ne demandent pas des comptes au staff gouvernemental, ne jugent pas sa performance, aucune commission d’enquête parlementaire. Ils ne font usage d’aucune de ses prérogatives, ce qui explique le statut quo dans lequel est plongée l’institution législative. Alors que les députés ont préféré se faire tous petits et rester en marge des scandales, la constitution stipule, par ailleurs dans son article 98, alinéa 2 que le parlement est souverain à promulguer les lois et de les voter. Il est également mentionné dans l’article suivant de la constitution que le parlement contrôle le travail du gouvernement. Ce qui ne laisse aucun prétexte au parlement pour justifier son silence et son absence de la scène politique et demeurer dans une position statique de spectateur. Un jour, l’histoire fera payer les frais à tous ceux qui ont trahi la confiance de tout un peuple.

Amara Mohamed
Lundi 26 Avril 2010 - 10:45
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CHRONIQUE
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