Debat :Adaptation n’est pas évolution



L’aptitude humaine dans ses rapports quasi permanents, avec sa caste nous permet de l’observer, face aux obstacles qui s’opposent à elle pour être reléguée à l’ordre social, voire économique plus que psychologique. De tout temps l’homme, est perçu comme le détonateur d’un explosif menaçant, pour lui-même, pour son entourage et pour l’ordre social, qui définit un tel comportement, dans l’évolution pour aller chercher plus loin.
L’exemple ne répond pas nécessairement au sujet qui nous intéresse mais y ressemble, pour citer : Le Roméo et Juliette de Shakespeare, la Phèdre de Racine, la madame Bovary de Flaubert qui ne sont que des répliques explicatives des comportements et des préjugés d’une catégorie spécifique dans sa nature mais qui ressemble à s’y méprendre à l’ histoire de l’humanité sous ses facettes diverses cachées et sujettes à la répression sociale, politique, religieuse, pour avoir délaissé l’essentiel d’un ordre humanitaire qui demande à reprendre le dessus sur les mœurs et tout ce qui à trait à l’individu , mais ce n’est pas le sujet qui nous intéresse à proprement dit. Cependant le thème peut être lié, ou devenir l’additif, qui met en relief la pertinence d’un tel comportement dans sa description initiale de l’adaptabilité même dans les mœurs de l’humanité. Cette analyse démontre que la psychologie de l’homme n’a pas changé, depuis la nuit des temps au regard des études menées, tous les facteurs socioculturels ont été modifiés, mais ces facteurs se sont- ils vraiment modifiés au titre des comportements pour que cela soit prouvé clairement dans le changement qui ne laisse aucun doute à l’ambition des hommes malmenés pour ajouter au scrupule et à l’arrogance, qui ont surclassé la modestie. Eplucher ce domaine déjà charger par les variantes que se propose l‘homme de s’approprier , pour qu’une réserve vienne s’imposer dans la mesure ou l’on interroge l’individu qui ne soit pas influencé par son ego, par la nature et l’environnement social qui l’entoure. Fournir des réponses, à toutes les questions, qui peuvent valoriser dans certains cas de telles confidences qui pourraient êtres dites dans le contexte véridique, voir impossible. Dans un cas comme dans un autre, il est patent que l’individu d’aujourd’hui tend inconsciemment à projeter toujours l’image sociale qu’il estime faire valoir de lui alors que c’est faut. Dans ce cas alors la tendance s’est inversée depuis le temps et de plus en plus, l’individu de nos jours est soucieux de se présenter à lui-même et aux autres qu’il est devenu responsable et tendra à se décrire comme quelqu’un de vertueux. Il est évident aussi qu’on ne peut l’être, dans la mesure ou cela sort du contexte évolutif et que l’on s’évertue à ne pas changer, aussi c’est mentir aux autres et se mentir à soit même. Il semblerait qu’à ce stade ou est arrivé l’individu de nos jours ne peut que lui donner matière à réfléchir sur un devenir déséquilibré, qui lui échappe, donc il ne lui reste qu’à répertorier ses propres actifs et affronter la réalité à laquelle, il n’a rien donné même dans sa représentativité permanente pour être mieux perçu par les autres. Toutefois il restera toujours le témoignage du caractère forcement subjectif qui rend aléatoire celui-ci par le comportement manifeste, sans doute par crainte de se découvrir, mais cette façon de voir les choses, pourrait aussi venir de l’extension de ce mal qui ronge la société, de la lassitude ou du changement en mieux qui fait peur, rien que par le simple fait d’y penser. Plus d’un observateur occasionnel a relevé la morosité qui affecte de nos jours l’individu, ainsi que la pratique émise qui germe de la déviation précoce dans son observation ponctuelle et pour qui la valeur morale ne signifie plus rien. Nos ancêtres ne voyaient que très confusément leurs conditions de vie et le mode dont ils s’étaient adaptés, ils n’avaient pas de raison comme aujourd’hui, de voir les choses de manière différente, comme par exemple les conceptions animistes qui n’ont plus les racines profondes et vivaces contrairement à celle de l’homme qui se prétend moderne aujourd’hui, c’est ainsi d’ailleurs que se résolve l’étrangeté de l’univers. La démarche essentielle de l’animisme est l’hypothèse du phénomène naturel et s’explique en définitive de la même manière que les lois et que l’activité humaine rend subjective consciente et projective. On dit que l’analogie s’établie entre nature et culture qui repose sue l’aptitude progressive des sociétés et par la protection de conditions de vies trop étroitement limitées, c’est pour cela que la culture se présente comme un perfectionnement de la nature. Sur un autre volet ainsi se développe le thème évolutionniste, en se chargeant de toutes les responsabilités de l’évolution et non de l’adaptation, pour pouvoir se tourner vers l’avenir et créer une liaison rationnelle. La science qui est certes un des exploits des plus dignes de l’histoire humaine, dans son évolution constructive pour être complémentaire et non régressive, car à partir du moment ou elle devient l’utilitaire et l’arme dans la destruction de l’humanité entière, elle doit cesser d’être d’un point de vue moral, donc on ne saurait parler de la science comme d’une valeur en soi. A notre époque il ne s’agit pas de faire reculer l’intelligence, ni la science, ni l’évolution, mais il s’agit tout simplement de défendre le sens propre de l’action dans la sauvegarde de toute l’humanité et des classes dites sociales, car le reste est dispersion dans l’affrontement de ces classes envers les autres. L’homme subit toujours le sort tragique, au dépend de l’évolution et il est toujours animé du désir de clarté et de l’indépendance intérieur, avant celui de la liberté, qui pourrait le libérer des chaînes de la servitude. Tout sociologue même averti, n’aurait de chance à tirer grand-chose, d’une pratique asociale et ne peut faire d’observation ponctuelle de valeur qualitative ou quantitative et devient plus qu’aléatoire, signe plus déterminant de l’évolution qui déclencherait de vives controverses. Pas facile de concilier la nouvelle identité et les structures traditionnelles, pour relever l’excentricité de l’individu. Ici la réserve s’impose de manière explicite, pour mieux cerner la signification originaire de l’adaptation, qui a déclenché une forte résurgence des idéologies répressives. L’apparence d’un tel phénomène, dans cette volte face actuelle semble plus abrupte au terme de l’évolution dans son inadaptation contraire et criarde dans ses effets que la notion recale aux antipodes incompréhensibles du fait de l’aggravation des attitudes. Mais l’on ne peut dans un tel contexte vérifier de la notion de modification évolutive, si l’on se refaire à l’adaptation et la contrainte énoncée pour la schématiser voir déformer sa signification. On observe de nos jours des phénomènes de modifications adaptatives chez tous les êtres vivants, à tous les niveaux de développement humain en partant d’un concept rigide, comme le réductionnisme, est une telle comparaison n’est peut être qu’apparente. Cependant il est certain que l’adaptation de l’homme de son vivant dans le milieu social est intrinsèquement transitoire et irréversible, car l’actuelle adaptation et la restriction à l’évolution qualitative témoigne de cette capacité adaptive qu’il se plait à faire sienne et devient incapable de raisonner en terme évolutif. L’adaptation nous met en conformité d’une situation par la force de l’habitude signe avant coureur de régression qu’on ne peut décrire comme telle, mais qui s’explique par le simple fait d’une adaptation qui renforce une certaine conviction pour la survie de l’individu et à n’importe quel prix. L’idée même de l’individu se fait de prime abord pour interpréter les phénomènes par anticipation avant de connaître par expérience, la tendance spontanée et l’idée préconçue a été et sera toujours dans tout premier élan instinctivement celui d’un investigateur. Cette conception à priori provient de cet esprit d’adaptation dont il est soumis et que l’inconnu le met mal à l’aise et dans une situation de prudence. Ce raisonnement se déduit de manière formelle et de la logique conséquente dont il est confronté à chaque instant avec la réalité qu’il se plait à appliquer. Il est ainsi rattraper par les vérités partielles à des vérités générales, mais sans jamais oser prétendre qu’il tient la vérité absolue et nécessaire pour évoluer dans ce sens. Celle-ci en effet, s’il pouvait la posséder sur un point quelconque pour avancer, on l’aurait à ce moment partout car l’absolu ne laisse rien en dehors de lui. L’adaptation contrairement à l’évolution semble nous permettre de nous situer et stagner dans le règne arrogant que s’est arrogé l’homme et s’attribuer un royaume privilégié, car l’homme sage n’a pas encore existé sur la terre et c’est ainsi qu’en rétrogradant toujours dans le passé que nous arrivons par des degrés moindres à s’assimiler à des êtres primitifs voir rudimentaire dans la simple expression qui puisse convenir, alors d’une certaine adaptation conçue pour ne plus en sortir. Dans ses métamorphoses, l’homme est le même qu’à l’aube de l’humanité, le reste est péripéties.




Benyahia Aek
Jeudi 23 Avril 2009 - 01:11
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TRIBUNE LIBRE
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