REFLEXION

De relations incestueuses entre deux frères et leur sœur naît un garçon.

Le premier est en fuite et le deuxième court toujours.



De relations incestueuses  entre deux frères et leur sœur naît un garçon.
C’est en hochant la tête, la mine défaite, les yeux baissés et l’air triste que l’on rapporte de telles histoires. Des histoires du crime universel. L’inceste ! On fronce les sourcils et la tête se met à bourdonner. Qu’est-ce qui les prend ces gens ?
C’est que notre société, comme toutes les sociétés musulmanes, est peu habituée à de telles illégitimités. On y trouve de tout, mais rarement de telles absurdités.
Ce qui n’arrive que chez les autres a atteint nos plus paisibles douars et villages. Et c’est ainsi qu’Hassi Mamèche, un petit village situé à huit kilomètres au sud de Mostaganem, s’est réveillé avant-hier lundi, avec la nouvelle de la naissance d’un petit bébé. Un bébé hors du commun. Un bébé qui appellera ses oncles par papa. Un bébé qui obligera sa maman à considérer ses deux frères aînés en époux. Vous l’aurez compris de vous-mêmes que les oncles sont devenus pères. Ou du moins l’un d’eux.
Hassi Mamèche. Cité Sidi Medjdoub. Deux frères et leur sœur vivent dans la rue. Des « sans domicile fixe ». SDF en abrégé. Sans domicile fixe et c’est ainsi qu’en a décidé le chef de famille. Oui, le père en a décidé ainsi. Le géniteur n’a pas su où donner de la tête et a pris cette extravagante décision. Il n’a pas su où donner de la tête lorsqu’il soupçonna ses deux fils B. A. et B. K. âgés respectivement de trente et un et trente ans d’assouvissement de leur instinct animal avec leur sœur cadette, B. Rachida, âgée d’à peine dix-huit ans.
L’irréparable a été commis et les faits connus en leur forme, qu’en est-il du fond ?
Il s’agit ni plus ni moins que de divorce, famille nombreuse, indigence, adoption et manque de soins. C’est chez une famille d’accueil à Relizane, soixante kilomètres à l’est de Mostaganem, que grandit Rachida après que sa mère eut été divorcée. Rachida grandit. Retour au bercail. Et c’est une jeune femme qui revint vivre parmi les siens. Les vrais siens. Sa vraie famille. Ses vrais frères et sœurs. Il ne restait plus qu’elle pour que la famille soit au complet. Sans la maman, bien sûr. Une maman qui aurait su ordonner certaines choses. Des choses qui échappent à ce rustre de père. Aurait-il su s’imposer chez lui sans la mère de ses enfants ? Auraient-ils tous les deux évité que de telles monstruosités ne secouent les âmes et les consciences d’une société qui a toujours su que le mal la guette et la vigilance est de rigueur.
Des règles régissent notre société, elles sont établies depuis plus d’un millénaire et les enfreindre fait que notre individu s’affole et s’agite pour colmater la faille tout en priant que cela ne se reproduise point, alors que le meilleur des remèdes est la prévention et le respect des codes ancestraux.
Rachida accoucha en hiver, un lundi 23 février 2009. Et c’est aussi en automne, un 23 octobre qu’accoucha à Sour, près de Mostaganem, cet enfant engrossée à treize ans, faits que nous rapportâmes le lendemain même dans notre édition. Que nous réserve le 23 juin de cet été?
L’un des frères a été appréhendé avant-hier, tandis que son aîné court toujours. L’enquête suit son cours et Hassi Mamèche n’est pas encore sortie de sa torpeur.

Riad
Mercredi 25 Février 2009 - 01:37
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MOSTAGANEM
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