REFLEXION

De quelle mission civilisatrice nous parle la France?

La révolution du 1er novembre a enfantée des braves et aussi des lâches, des moudjahidine et des faux moudjahidine, ceci n’est point un secret ni un tabou pour le peuple Algérien. Seulement ces lâches et traitres continuent à dresser des obstacles sur la voie qui adoptait toute tentative vers la prospérité.



De quelle mission civilisatrice nous parle la France?
Vers le dégagement du marasme économico-social, et surtout leurs tentatives sans scrupule pour occulter l’histoire de notre révolution, dont nous fêtons son 55 éme anniversaire dans les prochains jours. Devrons nous continuer à subir les Verus de l’amnésie, pour que les politiques français nous calquaient dans le crane de la nouvelle génération que le colonialisme en Algérie n’était outre qu’une mission de civilisation, tout en refusant de présenter le pardon au peuple algérien de toutes la barbarie terroriste sanguine perpétrée par la soldatesque de Marianne ? Où devrons-nous commencer de nouvelles pages dans notre Algérie indépendante et donner à ce novembre ses droits de combattant héroïque et sa dimension réelle toute en dénonçant les intrus et les corps étrangers qui ne cessez de s’agenouiller devant l’Arc de triomphe ou la place des Invalides. Ou bien nous continuer dans notre routine et nos enfants croirons au père Noël !

Aujourd’hui, 55 années après la proclamation du 1 er Novembre 1954, nous ne pouvons oublier, la misère organisée, le pacte colonial, le code de l’indigénat, les bachaghas auxiliaires de l’oppression, les grands amis de la France qui connaissaient parfaitement la mentalité de « l’indigène » et savaient s’en faire obéir. Les communes de plein exercice pour les colons et sans pouvoir pour les « indigènes ». Et surtout les 2 690 jours d’une lutte armée revendicatrice de la souveraineté . Quelle mission de civilisation accompagnée de l’Opération « Jumelles » en juillet 1959, où le sinistre général Challe qui a établi un plan de guerre à outrance avec l’approbation du général de Gaulle, qui installe son PC « Artois » sur la crête du Djurdjura, au col de Chellata, à 1700 mètres d’altitude, avec un vaste état-major. Quoi qu’en 1955 et le 26 septembre a eu la déclaration des 61 élus (députés. Sénateurs. Conseillers de l’union Française, délégués à l’assemblée algérienne) rejetaient toute intégration Alors que le 5 avril 1956 Henri Maillot, membre des CDL, profite de la période qu’il effectue dans l’armée française en qualité de rappelé, pour détourner un camion chargé d’armes au profit de la lutte armée. Tournant dans les relations FLN-PCA (Parti Communiste Algérien) Le 1er juillet, les communistes sont admis dans les rangs du FLN-ALN. Quelle mission de civilisation, quant le 11 avril 1956 le Gouvernement français dissout l’Assemblée algérienne qui avait été désertée et boycottée par les élus du 2e collège (musulmans). Que le Militant Mohamed Fendi est exécuté le 20 décembre 1955 suivi de Ahmed Zabana le 19 juin 1956. Qu’elle mission de civilisation par la France, quant le sinistre général Massu, chef de la division des parachutistes, reçoit du gouverneur général le 7 janvier 1957 les pleins pouvoirs de police dans le Grand-Alger, à la veille de la grève des huit jours lancée par la direction du FLN sous l’impulsion de Larbi Ben M’hidi. Cette grève des huit jours marque le début de la « bataille d’Alger » expression de Massu qui dure jusqu’au mois de septembre1957. C’était la grande répression à Alger. Des milliers d’arrestations. Exécutions sommaires,tortures où le 12 février ç la prison de Serkadji, Iveton, Lakhnèche et Ouennouri sont exécutés . Fernand Iveton était un citoyen français comme Maillo.

En 1959, La France déclanche l’offensive « Couronne » Le 28 Mars dans la région de Boussaâda, suivi le 24 avril dans le Dahra, l’Ouarssenis algérois et le dDjebel de la « Couronne » d’Alger (aAtlas blidiéen, Titteri).

Ainsi règnait, de l’école à l’univers des prisons, le bon ordre de l’Algérie coloniale. Un ordre que maintien et légalise le « code de l’indigénat,recueil des mesures d’éxceptions applicables aux autochtones. En fait, jusqu’en 1962, le « code »se perpétuera sous diverses formes, car pour l’essentiel, le peuple algérien continuera à être en inférieur et en vaincu : « Pendant la période de la conquête, nos officiers chargés d’assurer la sécurité comprirent immédiatement la nécessité de mesures coercitives rapides et efficaces, de nature à frapper l’imagination des indigènes/../ Par suite de la très grande difficulté de réunir des preuves, la plupart des poursuites auraient abouti à des acquittements. Sous la pression des circonstances, nos officiers s’arrogèrent en fait des pouvoirs discrétionnaires, en dehors de tout texte législatif ». Dans le Dahra, il n’est d’ailleurs pas besoin d’être soupçonné de nourrir une arrière-pensée politique pour se retrouver enchaîné entre deux valets (garde à cheval de la commune mixte ou du Caïd) et jeté à la geôle. Le « code forestier » complète celui de l’indigénat. Une communauté peut être collectivement frappée d’amende, sur décision sans appel des autorités coloniales.

C’était ça, la nouvelle France qui venue civiliser l’Algérie. Elle s’est perpétuait de cette façon, sans aucun changement depuis 1830. MM. Borgeaud, Blachette et quelques autres continuaient, bon an mal an, à boucler leur petit milliard de revenus, les colons à faire la loi, leur presse à convaincre les Européens que, hors du maintien du statu quo, il n’y avait qu’aventures et périls. « « « Nos grand serviteurs », les bachaghas et caïds, approuvaient et « mangeaient », et les gouverneurs généraux couvraient le tout. A Paris, présidents et ministres faisaient le même ou ne cherchaient pas à savoir. Dans la Région de Mostaganem, le fellah crevait sur son sol aride, dans son gourbi misérable, sans eau, sans électricité, sans infirmerie, sans école. Dans la gendarmerie et les commissariats, on continuait sans histoire à torturer, à matraquer, « à travailler la peau de bic » comme aimaient à dire avec esprit les policiers, et surtout les policiers arabes (J’étais l’un de leurs victimes en 1961) La prison du Derb était pleine et avec obstination et arrogance, on refusait d’entendre ceux qui réclamaient pour leur peuple le droit d’être lui-même, droit d’être libre.

Alors ! de qu’elle mission de civilisation nous parle aujourd’hui l’assemblée Nationale Française . Cette assemblée et le conseil européen à qui nous avons remis en 1997, un dossier ficelé de revendication des droits des Algériens. La France qui refuse de présenter le pardon aux Algériens est redevable à l’Algérie d’environ 1700 milliards de dollars. Le préjudice commis en Algérie de 1830 à 1962, et environs 87 milliards non payé encore, et qui concerne la location des bases après l’indépendance Mers El Kebir et ses environs jusqu’au andalouse et la base de Bousfer. La base aéronautique de Tafraoui ex Lartigue, et enfin la Base B Namousse à Beni Ounif évacuée qu’en 1978.et ceci est un autre dossier que nous publierons prochainement.


A. Benbrik
Dimanche 18 Octobre 2009 - 22:42
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ACTUALITÉ
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