REFLEXION

De quel environnement parle-t-on à Mostaganem ?

Saisissant l’occasion de la journée mondiale de l’environnement à Mostaganem, diverses associations, organisations et autres instances sortent tambour battant sur le terrain pour mener des campagnes de sensibilisation et autres manifestations culturelles dans plusieurs localités pour faire valoir seulement leur existence. Ces acteurs organisent leurs actions et font des revendications seulement lors d’événements.



Malheureusement, une fois passé ‘’ l’effet com.’’, tout  tombe dans l’oubli, et la  protection de l’environnement devient leur dernier souci. Il est de même pour de nombreuses institutions qui sont totalement dépassées face à une situation où règne  l’anarchie et le  laisser-aller Nos villes  et nos  plages connaissent  une multitude de difficultés et de dépassements. Ainsi, le tissu urbain et les plages  sont gangrénés par les infractions et les atteintes à l'environnement qui sont légions, pourtant tous les moyens de lutte existent si l’on veut vraiment  préserver les atouts de la nature. On constate une pollution sous ses diverses formes. Il semble même  que  la stratégie de protection et la préservation  du littoral  engagées par  le ministre de tutelle, est un échec.
<< Quel  environnement souhaite t –on protéger et préserver >>  déplorent bon nombre de citoyens  conscient des conséquences de ce laisser- aller. En effet, les plages de la côte mostaganémoise continuent d'être souillées par les rejets d'eaux usées et par le comportement négatif des citoyens, conduisant justement à la fermeture de certaines d'entre elles.

L’exemple d’oued Chélif  
L’exemple le plus frappant concerne  l’oued  Chélif  qui charrie quotidiennement 70 mille m3 d'eaux usées de part et d'autre de son embouchure,  qui se jette  dans la mer, un lieu où viennent barboter chaque année des milliers d'estivants. Sans parler d'autres plages également agressées par le phénomène au Dahra ‘’est’’ .Des décharges  sauvages  qui transforment  la vie  des riverains  notamment les estivants  en un véritable calvaire  par la fumée  provoquée  par l’incinération des ordures, cela sans compter également les différentes unités de fabrication, au sein même du tissu urbain telles la SNTA (Tabac) ,les unités de torréfaction de café et les stations de lavage-graissage, classées polluantes, dont  les gérants de la plupart de ces espaces ne respectent pas les règles et les normes les plus élémentaires qui régissent leur activité. Ils n'hésitent pas à verser les eaux usées et les huiles usagées directement dans la nature. Une virée au niveau de quelques stations nous renseigne sur l'étendue du problème, sans omettre la présence d’étables et l’irrigation des superficies importantes de terres agricoles à l’aide des eaux usées.
« En somme, la célébration de la journée de l'environnement doit se matérialiser par des actes concrets et non par de simples idées réductrices qui ont déjà montré leurs limites,  soulignent certains amoureux de la nature. Sur  le plan de l’urbanisme, les infractions sont nombreuses et le rôle  des instances concernées reste confus, voire insignifiant. L’extension et l'aménagement  anarchiques des logements et autres biens de l'OPGI prennent des proportions inquiétantes. Des aires de jeux pour enfants et espaces verts, les parcelles de terrain nues se sont transformées en baraques et autres extensions illicites ne répondant à aucune norme réglementaire ou environnementale. La prolifération de constructions illicites dans le ZET, en plus le pillage de sable au niveau des forêts et plages, vient s’ajouter à cette dégradation profonde, de notre biodiversité. Le manque d'hygiène et la salubrité publique constituent désormais l'ultime caractéristique du milieu urbain. Sans parler  de l’obstruction illégale de la voie publique et le squat des trottoirs pour l'étalage des marchandises ou de matériaux de construction. ‘’ Et à cette cadence, notre environnement est bel bien menacé ’’, déplore t on. Ne dit-on  pas que protéger l’environnement, c’est préserver la survie et l’avenir de l’humanité.                      

Des spécialistes donnent l’alerte
Des spécialistes dans le domaine, expliquent que si on ne détruit pas ces déchets (industriels, ménagers et chimiques) on va droit à la contamination de l’homme et son environnement, «quand l’être humain est pollué il tombe malade, sa santé se retrouve ainsi otage de tas de débris qui l’entourent.. ! »
 Résultat : le citoyen fragilisé va donc faire plus appel au système de santé, cela va engendrer plus de dépenses en santé publique, le budget consacré par l’Etat à cet effet va de plus en plus augmenter et le rendement de ces personnes atteintes par la pollution va diminuer, les congés de maladie vont augmenter, et ces personnes verront leur budget affecté par plus de dépenses relatives à leur santé, ce qui va se répercuter négativement sur toute la famille. ‘’Ainsi, si on n’attaque pas les problèmes qui menacent notre environnement, on se retrouve dans un cercle vicieux, il faut traiter le problème à sa base en traitant ces déchets, ce serait plus convenable, plus facile et cela coûterait moins d’argent à l’Etat ‘’, assurent les spécialistes.
D’autres acteurs de la  prévention sanitaire reviennent sur la problématique des déchets industriels à Mostaganem.,’’ces déchets sont en train d’être stockés en masse, Mostaganem est devenue une grande réserve de déchets dont personne ne connaît la quantité exacte’’, signalent-ils. ‘’Il est vrai que le CET a fermé ses portes et là, aussi, c’est un autre sujet de mauvaise gestion qui pousse toute une région à payer aujourd’hui les pots cassés d’une étude infructueuse et irréfléchie, mais, le temps passe et ce n’est pas le moment de chercher des plaidoiries, il est temps de dépolluer Mostaganem avant qu’on assiste à un massacre…’’, préviennent, les spécialistes de la prévention sanitaire.

Hagani
Dimanche 15 Juin 2014 - 10:25
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