REFLEXION

De plus en de plus de mendiants dans les rues d’El- Bahia

Le phénomène est ahurissant, aujourd’hui plus qu’hier et certainement moins que demain, le nombre de mendiants qui envahissent les coins et recoins de la ville de sidi El Houari, voire des villages de l’Oranie profonde, continuera à grimper d’une manière substantielle et irréversible.



De plus en de plus de mendiants dans les rues d’El- Bahia
Les inégalités sociales, la paupérisation qui touche des pans entiers de la société, le chômage qui broie des pères des familles, les maux sociaux qui gangrènent des familles entières, le divorce et tant de maux aussi ravageurs les uns que les autres, font que les rangs des mendiants augmentent en nombre chaque jour. Il est impossible de donner leur nombre précis, ce qui est sûr c’est que plusieurs dizaines pour ne pas dire des centaines. Les enfants représentent, une importante proportion de cette catégorie. Les dures conditions climatiques de ces derniers jours, conditions caractérisées par une spectaculaire montée du mercure, durant le mois écoulé n’ont pas empêché les mendiants d’envahir toutes les méandres de la ville d’Oran, De jour comme de nuit, ils sont là chaqu’un à sa place comme un mécanisme bien rodé et organisé. Durant ces soirées, les mendiants pratiquent leurs « hobby » jusqu’à des heures tardives avant de disparaitre comme ils sont arrivés. Devant les cimetières, tous les vendredis ils sont là à tendre la main aux personnes qui viennent se recueillir sur la tombe d’un proche. Le phénomène gagne les villages, si en ville la mendicité existe depuis des lustres, ce n’était guère le cas dans les villages qui aujourd’hui à leur tour sont gagnés par ce phénomène. Si la structure villageoise, dans son ensemble et dans sa sociologie continue à refuser à ce qu’un membre de la communauté aille jusqu’à mendier, elle assiste en revanche impuissante, face à l’envahissement de mendiants qui viennent d’autre régions. Petit à petit, ils ont commencé à se rendre dans les différents centre urbains, comme Oued Tlelat ,Sidi Chahmi , Misserghine , Es-Senia, Tafraoui et se déplacent jusqu’aux villages les plus reculés de l’oranie . En plus, il n’est pas à écarter de se retrouver face à de faux mendiants. Les mendiants n’hésitent pas à frapper aux portes des maisons en plus nous- dit-on ils refusent tout autre aide en dehors de l’argent. Ils ont même des transporteurs « réquisitionnés » pour ainsi dire les transportés d’un village à l’autre. Il Ya lieu de noter aussi que les rangs des SDF et des malades mentaux qui errent comme des ombres de jour comme de nuit dans les rues grossisses de plus en plus et constituent un danger pour le citoyen. Il y a quelques jours de cela, un malade mental a foncé sur une jeune fille au niveau de la rue Khemisti, prise de panique en se sauvant a failli être renversée par une voiture, une scène renseigne à plus d’un titre sur les dangers que certains d’entre eux représentent. Le conducteur accompagné de sa femme et d’un enfant de bas, a faillit être agressé par le malade mentale en crise de démence si ce n’était l’intervention de trois jeunes qui ont réussi à le maitriser. C’est malades mentaux aux haillons usées par le temps se permettent même d’épouvanter voire effrayer les passants.

N. Bentifour
Samedi 17 Septembre 2011 - 11:01
Lu 324 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+