REFLEXION

De l’incompétence des hommes jaillit le désastre



Selon des chuchotements, il y aurait des groupes d’intérêts qui répugnent à lâcher le pouvoir et œuvreraient en vue de capter le pouvoir. Cela peut aisément s’imaginer car il y a toujours eu l’exercice d’un autre pouvoir, celui des coulisses, celui des cabinets feutrés où se déroulent les négociations et les marchandages entre puissants. Je te donne ceci en échange de cela, des tractations dont le peuple est en général ignorant. C’est dans ce dernier lieu que se déroule le jeu politique dans sa réalité crue et implacable qui ne permet aucune naïveté sous peine d’être broyé par un système qui existe en toute éternité. Alors que dire de cette affaire qui continue d’agiter notre scène politique avec des conséquences dont on ignore l’ampleur jusqu’à présent ? Nos anciens responsables, à l’origine de ce désordre, sont d’une grande naïveté ou d’une très grande roublardise surtout lorsqu’ils s’adressent aux journalistes d’un air entendu en leur disant : «cela il ne faut pas l’écrire». Il est déjà avéré que ces hommes démontrent une incompétence affligeante et irresponsable dont on n’a pas fini d’en payer le prix. Une incompétence partagée par ceux qui les ont nommés à des postes si sensibles. De plus, si les propos tenus recouvrent et traduisent une réalité, il faut en effet redoubler de vigilance pour tenter de contrer tout ce qui fera obstacle à la volonté du peuple. Mais en se disant que tout pouvoir possède ses zones d’ombre où s’agitent des silhouettes dont on ignore l’impact réel de leurs actions et que la plus grande transparence ne pourra jamais mettre un terme à ces activités occultes. Du moins peut-on faire en sorte, en multipliant les contre-pouvoirs, de rendre la tâche encore plus difficile aux gens de l’ombre. Il faut surtout que les deux contre-pouvoirs principaux que sont la justice et la presse soient sacralisés et érigés par la constitution comme des domaines intouchables et impossibles à subordonner de quelque manière que ce soit car ceux-là sont les seuls remparts contre les tentations absolutistes. Finalement, peut-être que la maladresse aura eu le mérite de crever un abcès qui était un point de fixation d’une multitude de craintes qui bruissaient dans la société Algérienne et ce depuis l’indépendance. La crainte d’une révolution, celle-là bien réelle ou celle d’une possible captation du pouvoir par un seul parti le jour des élections. Au moins les choses sont dites à présent.

Charef Slamani
Mardi 23 Août 2011 - 10:43
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CHRONIQUE
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