REFLEXION

De l’exploitation charnelle à l’exploitation politique

LA FEMME ALGERIENNE ET LES LEGISLATIVES

Le rideau est tombé et avec lui l’achèvement des évènements du premier épisode, qui s’est finalisé par des détails entre la distribution des agréments des partis et l’achat, voire le business des procurations pour les législatives au dépend de la femme.



De l’exploitation charnelle à l’exploitation politique
Ce charivari  s’est soldé avec le rassemblement de  ce qui reste du moins des femmes à la recherche d’une place politique et sociale au côté de l’homme. La chance, selon la réalité du terrain a été de tout temps du côté des hommes et uniquement  le ¼  du côté des femmes pour que tout le monde vagabonde dans les ténèbres du fait que celle-ci ne cesse de lutter  pour son émancipation.  Après les droits de vote et d’éligibilité, les assemblées élues sont toujours composées à plus de 90 % d’hommes, et les nouvelles réformes et mesures n’ont pas été adoptées sans difficulté, car la parité a aussi ses adversaires. Le 10 mai le rideau tombera, pour constater ce qui pourra en sortir des législatives, aussi le  second   épisode sera peut - être le dernier et nous dévoilera  les nouveaux représentants,  de la « tchipa ».

Gare aux cénacles masculins qui fonctionnent  en circuit fermé
 Quant aux femmes, si elles aussi veulent briser les chaines qui les entravent, elles doivent  prouver leur pugnacité vis-à-vis des hommes  et que le meilleur l’emporte, pour que le dernier mot ne revienne pas  aux accrocheurs à l’esprit mercantile et déhonté. Malgré que la politique cette année, a une expression au  « féminin », ses coulisses et ses labyrinthes sont jonchés que par des hommes ratés  en perdition  et qui fourmillent dans les sphères de la société, à savoir : dans la politique, l’administration et l’économie d’où la  mauvaise gestion, l’obsession matérielle, et au final l’échec  pour aboutir à la manipulation qui s’est transportée au cœur même de cette politique après qu’elle ait été liée uniquement  à des cas  sociaux.  Mais la raison majeure aujourd’hui pour rendre compte des difficultés des femmes à obtenir des mandats électifs tient à la mauvaise volonté de bon nombre de partis politiques surtout durant  la période récente, car les cénacles masculins fonctionnant en circuit fermé, se reproduisant à l’identique, ne sont pas prêts à retirer une place à un homme pour la donner à une femme. À quoi il faut ajouter les difficultés tenant au fait que les femmes sont encore largement en charge de la vie familiale, y compris lorsqu’elles ont une activité professionnelle. Mais si l’Algérie accuse un tel retard en matière de représentation féminine,  c’est parce que le mouvement féministe ne s’est pas soucié de revendiquer le pouvoir politique. Le combat n’a porté, que  sur la libre disposition de soi, sur le travail domestique, l’égalité professionnelle mais l’action à visage "parlementaire" n’a pas suscité de luttes que se soit dans le passé ou le présent.

 A l’ombre des quotas, les femmes deviennent souvent, de simples figurantes
 Les temps ont changé, et dès les années 90, elles se sont enfin décidées à revendiquer la parité hommes-femmes dans les assemblées élues et dans les administrations. La femme algérienne, a peiné, pour se débarrasser du regard négatif de la société envers elle sur la base qu’elle est incapable d’assumer ses responsabilités, car décrite comme un maillon faible, elle a toujours été considérée par l’homme comme un simple objet et une source de convoitises. Aujourd’hui malheureusement, la femme subit encore une autre forme de dictat par les vauriens en politique,  pour la priver de ses droits, mais après une lutte acharnée les dernières réformes lui ont ouvert la voie à la représentation bénéficiant ainsi d’un  quota  pour avoir sa place  dans  les listes électorales  pour les législatives. La majorité d’entre elles, ne connaissent absolument rien en politique selon leur déclaration, le seul atout qu’elles  possèdent pour certaines, c’est le coté « machiste » qui les pousse à  s’imposer face aux hommes. La femme,  cette mère, épouse, sœur est devenue depuis les réformes, un sujet de polémique pour les politiques qui voient celle-ci comme une intruse. Le plus mystique à déduire  dans ce feuilleton, c’est l’obsession inégalable des opportunistes et des politicards qui ne veulent pas céder à leurs égaux, car pour eux elle est  présente uniquement  pour amuser la galerie, voire toujours dévalorisée et inconsidérée pour ces ratés qui monopolisent la politique.

Benyahia Aek
Mercredi 25 Avril 2012 - 10:26
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ACTUALITÉ
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