REFLEXION

DU PAIN RASSIS, DESTINE A LA VENTE : Fouiner dans les poubelles, un véritable gagne-pain !



 Le ramassage du pain sec est devenu une activité permanente, voire une profession, pour certaines familles  Mostaganémoises  en quête de ressource pour subvenir à leurs besoins les plus élémentaires.  Devenu au fil des jours  un véritable gagne-pain pour de nombreuses familles de situation sociale précaire, le pain sec ramassé est cédé aux éleveurs locaux qui le mélangent aux aliments du bétail. Avec un chômage croissant, frappant de plein fouet la masse juvénile, une croissance démographique remarquable, un exode rural massif engendrant la naissance de bidonvilles où le mal de vivre est maître des lieux, certaines communes  de Mostaganem  ont été  transformées en un véritable bazar où tout se vend et s’achète. Ainsi, l’activité du ramassage et de la vente du pain sec, qui mobilisent  personnes âgées et enfants, tient une bonne place dans cette cacophonie. Ces derniers sollicitent  les habitants  pour se  procurer du pain rassis, afin de le revendre. C’est dans des sacs de plastiques que chaque matin, sont entassés des morceaux de pain destinés à la vente par ces vendeurs occasionnels. Une  activité qui semble rapporté de quoi manger pour cette catégorie sociale précaire. Ce n’est  certes pas  un phénomène nouveau dans la société, mais  on constate qu’il prend  de l’ampleur avec la conjoncture, ce qui  dénote de la précarité sociale accrue de larges pans de la population. Une canne à la main, un sac dans l’autre, des enfants et même des vieux et des femmes vont à la recherche quotidiennement  du pain rassis. “Avec plus d’une dizaine de membres dans la famille, dont la majorité des enfants ont quitté très tôt l’école. ( Je suis contraint de pratiquer cette besogne humiliante pour assurer le lait et le pain quotidien sans quémander”, explique un pauvre homme d’une voix affaiblie par le poids des ans. “Le phénomène du ramassage du pain rassis est un comportement individuel, preuve de l’incapacité de l’individu à faire face à une situation sociale difficile à laquelle il devrait s’adapter”, explique un enseignant. Au moment où,  de nombreux citoyens décrient le phénomène du ramassage du pain en le considérant comme un comportement humiliant pour l’individu et la société, les revendeurs et les familles démunies, en l’absence de palliatifs concrets, considèrent l’activité comme un gagne-pain leur permettant d’atténuer leurs souffrances.      

D. Yacine
Mercredi 11 Décembre 2013 - 18:56
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MOSTAGANEM
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