REFLEXION

DROGUE, ALCOOL, AGRESSIONS, VOLS ET VIOLS : Une amère réalité sur la déchéance sociale à Mostaganem



DROGUE, ALCOOL, AGRESSIONS,  VOLS ET VIOLS : Une amère réalité sur la déchéance sociale à Mostaganem
A l’instar des autres régions du pays, à Mostaganem, la drogue, l’alcool, les agressions, les vols, les viols, l’insolence et toute une violence gratuite, ne cessent de prendre littéralement pied dans notre société. Ces fléaux sociaux s’affichent au grand jour, où l’importance n’est plus à démontrer et jouent un rôle direct dans l’accomplissement des crimes et délits, qui ne cessent de prendre des proportions alarmantes. Aujourd’hui, nous sommes réellement touchés par ce désastre, le problème est de taille, beaucoup plus important que la misère, le chômage et la pollution. Devant ce spectre de la déchéance sociale, doit-on rester comme de simples spectateurs et accepter cette escalade vertigineuse, qui n’est autre que le signe de la mort sociale ? En effet, devant un monde d’adultes plein de contradictions, devant un vide culturel bien profond, devant une société qui semble avoir perdu ses repères, par la soif du gain facile, n’est-il pas évident de s’attendre à des effets négatifs nuisibles et néfastes à notre milieu social ? Ces problèmes d’ordre social, ces fléaux de plus en plus importants, nécessitent la prise de conscience avérée de tous, mais la concertation, la communication, la sensibilisation, restent le seul moyen d’enrayer ce cancer social. Pour s’en convaincre de cette réalité amère de constater de visu la véritable face de la médaille de notre génération de demain, il suffit d’assister à une audience « procès » en correctionnel, au niveau du siège du tribunal ou de la cour de Mostaganem, où plus d’une centaine de jeunes, dont l’âge varie entre 18 et 30 ans, défilent devant la barre, afin de répondre des faits qui leurs sont reprochés, essentiellement en la matière de: commercialisation de kif, de psychotropes, vols, coups et blessures volontaires, ports d’armes prohibées. L’audience du mercredi, au niveau de la cour d’appel, présidée par la magistrate madame Chanior Fatima Zohra, qui ne lésine sur aucun détail, avant de prononcer son jugement avec rigueur et sérénité, malgré les nombreuses affaires à traiter, dépassant la centaine de dossiers. Cette présidente, imperturbable honore consciencieusement ses engagements de magistrate avérée. En tout état de cause, cette audience, parmi les autres, nous démontre implicitement, de quoi serait fait demain, dans le cas où des actions préventives ne seront pas concrétisées sur le terrain, par une sérieuse prise en charge de nos enfants. La répression, la loi et la réglementation, ne modifient pas le comportement de notre jeunesse, que dans la mesure, où on leur explique la nécessité. Certes la sanction conserve un effet dissuasif, mais au sens du civisme et de la citoyenneté, il est indispensable de faire appel, par des campagnes d’informations et de sensibilisations, destinées à faire prendre conscience à notre jeunesse à sa responsabilité, afin de parvenir à instaurer un changement des mentalités.

S.A.A
Mardi 26 Octobre 2010 - 00:01
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MOSTAGANEM
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