REFLEXION

DRAME DE LA FAMILLE BOUMEDIENE A TIARET : Large mouvement de solidarité

Le décès aux contours tragiques du jeune Boumediene Benkhelifa, âgé de 16 ans des suites d'une inanition dans son domicile à Frenda dimanche dernier comme rapporté dans une de nos précédentes éditions a suscité un large mouvement de solidarité.



DRAME DE LA FAMILLE BOUMEDIENE A TIARET : Large mouvement de solidarité
Certains n'ont pas caché pour autant leurs désapprobations d'une telle situation née de négligences et d'un concours de circonstances sociales. Des citoyens algériens depuis Berlin en Allemagne n'ont pas manqué de réagir avec des propos peu amènes à cette triste réalité. Certaines personnes, hommes et femmes ont appelé la rédaction pour nous exprimer ensuite leur soutien mais comme l'Etat a vite réagi par le biais du wali, direction de l'action sociale et d'autres institutions leurs gestes hautement appréciés ne peuvent avoir d'échos auprès d'une famille éprouvée qui vient de perdre un des siens. La jeune victime, Benkhelifa était en plus d'une inanition, anorexique mental. Son vieux père, 72 ans, ex militaire est tuberculeux et souffre d'une profonde surdité. Vivant jusque là avec ses sept enfants dont deux malades mentaux il ne voulait pas quitter le domicile en dépit de l'insistance des responsables venus l'aider. Sa jeune fille cadette, Kheira, âgée de 9 ans n'a pas voulu le quitter tout en continuant à aller à l'école. Son inscription nous dira-t-on a été le fruit d'une action de l'association "Besma". Kheira insouciante et innocente qu'elle fut ne semble pas mesurer le drame qui frappe sa famille et rêve d'être cadre à l'armée. Elle va être placée elle aussi au centre Ali Maâchi de Tiaret et pouvoir continuer sa scolarité dans de bonnes conditions. La vieille masure qui abrite les Boumediene, située à quelques mètres de la mosquée et au milieu d'une populeuse cité ne désemplit pas depuis la tragique nouvelle. Cette famille a survécu jusque-là grâce à la mendicité qui permettait l'achat du pain et du lait.  M. Karim Sekkioua qui s'est déplacé aussitôt sur les lieux, instruit par le wali, a placé deux membres de cette famille, deux filles au foyer pour personnes âgées et handicapées (Dar El Adjaza) à Tiaret. Deux autres frères ont fui. Des provisions, couvertures, literies ont afflué vers le domicile des Boumediene. Le wali aurait donné des ordres pour qu'on reloge cette famille dans un appartement décent. En parallèle aux besoins d'urgences, un projet thérapeutique a été mis en place. Il s'agit selon le DAS de "convaincre le père de se faire soigner pour le soustraire à ce milieu pathogène". La SOEMO ou service d'observation et d'éducation en milieu ouvert se charge de la conduite de ce projet social depuis que les membres de la cellule de proximité de Frenda ont été suspendus. Une suspension qui vient comme une première réponse à de graves négligences et non assistance à personnes en danger.

Abdelkader Berrebiha
Samedi 22 Décembre 2012 - 00:00
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