REFLEXION

DOUAR ‘’TYPHIS’’ ET LES ENVAHISSEURS SANS SCRUPULE : Toute la ville en parle

Kharroba, cité-dortoir à Mostaganem. Dans le bus en partance pour le centre-ville, Un jeune entre l’adolescence et la majorité parle à son compagnon du même âge : ‘’Mais qu’est-ce que le wali vient faire chez nous dans la cité ? J’espère qu’ils ne vont pas nous les ramener ici pour les loger dans les bâtiments prêts à la distribution !’’ ‘’Ils sont invivables, mon cousin !’’, réplique l’autre.



DOUAR ‘’TYPHIS’’ ET LES ENVAHISSEURS SANS SCRUPULE : Toute la ville en parle
Les deux jeunes passagers conversent au sujet du sujet dont le tout Mostaganem parle depuis la semaine passée. Depuis que le feu d’origine indéterminée a dévoré un flanc du bidonville du ‘’Typhis’’. A l’instar des deux jeunes de Kharroba, et par ‘’expérience’’ des initiatives des walis précédents, nombreux sont les villageois des agglomérations voisines de Mostaganem, qui manifestent de réelles appréhensions quant à la ‘’transplantation’’ massive des ‘’sinistrés volontaires’’. ‘’Pourquoi ne les envoie-t-on pas à leur commune d’origine ? On les a vus à Bouguirat et Aïn Sidi Cherif. On leur y a donné des logements, mais ils reviennent chaque jour en ville. Il faut les côtoyer pour mieux apprécier l’impudeur qu’ils entretiennent. C’est normal, du moment qu’ils personne parmi leur nouvel environnement !’’ La réticence de mon compagnon de route qui rallie Bouguirat est sans appel. Ailleurs, au square des retraités, ‘’le blame, si vraiment il y avait un Etat qui s’assume, devrait être infligé aux élus qui ont délivré les certificats de résidence à ces ‘’envahisseurs’’ venus d’on ne sait d’où !’’, estiment certains vieux oisifs aux aguets de l’ouverture de la poste. Ici, les commentaires allaient bon train. ‘’Qui ignorait que les certificats de résidences faisaient l’objet de grands trafics et de complaisances !? Personne n’a été inquiété. La plupart de ces ‘’envahisseurs’’ ont décroché les ‘’précieux’’ documents sur la base desquels ils avaient formulé leurs dossiers de demande de logement. Les ‘’envahisseurs’’ n’ont commis aucun péché dans cette affaire, car quiconque malintentionné ou de bonne foi, n’aura raté l’occasion d’accéder à un logement. Sans la contribution active de l’administration, il n’y aurait jamais eu un gogo ou un toto qui mènerait la vie douce dans le trafic des certificats de résidence.’’ Ainsi, au gré de ‘’galouent’’ et d’il parait, la sinistre maladie arabisée alimente les on-dit, et divise gens et opinion. Pour les uns, le ‘’Tyfis’’ entretenu depuis la fin du siècle dernier, demeure un grand fief de la pourriture. Un argument qui colle bien dès lors que l’on y converge de tous horizons et de tout acabit, sans que personne n’y connaisse personne. L’autorité locale totalement absente, si ce n’est indifférente, voire achetée, a sciemment fermé l’œil sur un petit nid de baraques qui a démesurément essaimé. ‘’Bidontifis’’, c’est comme les épices. Il y a de tout, et tout roule sur la ruse, l’arnaque, la filouterie, et rarement chouia honnêteté. Et la solution ? ‘’Radicale ! renvoyer tout le monde à sa wilaya ou sa commune d’origine, et raser toutes les baraques !’’, plaident les défenseurs de la thèse. ‘’Comment va-t-on s’y prendre, nous pauvres gens, authentiques mostaganémois, qui avons honte d’occuper une baraque insalubre, et qui attendons un toit depuis l’année 2000 ?, s’insurgent Abderrahim et Houari qui vivent à l’étroit, l’un dans un bien indivis d’héritiers, et l’autre sous la permanente menace de l’expulsion de la chambre louée, au prix fort, chez un particulier. Outrés, ils commentent : ‘’Ils ont trouvé la bonne astuce pour décrocher les logements dont ils ne tarderont pas à en vendre les pas de portes ! Que faut-il faire ? L’immolation ? C’est haram, non ?’’ ‘’Fakou ! Le wali a dit que ceux qui ne sont pas originaires de la wilaya peuvent attendre ! ils n’ont qu’à retourner chez eux !’’ même sujet, mais autre jour et devant un arrêt de bus. C’est un autre jeune homme qui informe ses compagnons de la nouvelle qu’il dit tenir d’une source proche de l’administration.

M.O.T
Lundi 25 Juillet 2011 - 09:13
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