REFLEXION

DOUAR CHAFI (SIDI BEL ABBES) : Une localité en manque de développement



Les habitants du douar « Chafi » situé au sud de la wilaya de Sidi Bel Abbès à quelques kilomètres de la ville de Tighalimat, revendiquent leur part des programmes de réaménagement urbain et initiatives des autorités locales pour éradiquer le calvaire enduré depuis des années. En ce sens, des vingtaines de familles originaires de la localité déclarent être contre toute sorte d’exode, même si les conditions de vie ne sont pas propices, car l’attachement à la terre des ancêtres est un devoir, disent quelques citoyens désolés, et leur espérance, rajoutent-t-ils, est de  voir un cadre de vie amélioré par la réalisation du bitumage en premier lieu et la dotation des rues d’éclairage public ainsi que le déblocage d’enveloppes financières pour la réfection des vieux bâtis et les maisons vétustes qui datent depuis des décennies, pour promouvoir les habitations des familles les plus démunies qui ne trouvent pas de quoi reconstruire leurs domiciles. Par ailleurs, les habitants réclament le transport  qui devient rarissime lors des intempéries en hiver, ce qui fait plonger les citoyens dans un autre embarras, suite au refus de quelques propriétaires de véhicules de transport en commun de s’aventurer avec leurs véhicules et de franchir la chaussée détériorée, d’autres transporteurs dans les lignes communales passent à vive allure refusant de s’arrêter pour conduire les travailleurs et les écoliers vers leurs destinations. Les usagers ne trouvent pas d’autres remèdes à la situation que de payer les chauffeurs activant clandestinement pour voyager, le chemin très défectueux en allant vers ce douar oublié, rend les conducteurs très hésitants à aller au dit lieu, entre autres les habitants demandent un programme de  logements ruraux qui satisfait leurs attentes et celles des jeunes gens qui se sont mariés sans trouver des appartements. Les habitants du douar « Chafi » invitent les prestataires économiques à des investissements et à l’exploit du potentiel économique et agronomique que détient leur localité, selon eux, la réalisation des entreprises engendrera beaucoup d’opportunités de travail, très demandé dans ce douar par des jeunes qui n’exercent aucun  métier, sauf ceux occasionnels comme par exemple recueillir des fruits et des récoltes saisonnières, et se trouvent sans  moyens de distraction pour atténuer leur souffrance et les temps morts. Ils demandent aussi des infrastructures de proximité comme une salle de soins équipée et des espaces à savoir une bibliothèque et un stade matico pour s’occuper et décompresser des ennuis de la vie. D’autre part, les familles interpellent les responsables à se pencher sur le manque du gaz naturel et le retard enregistré depuis des années et à doter leurs domiciles d’énergie. Ce manque, disent-t-ils, entraine un vrai casse-tête pour les gens notamment ceux  en charge de familles, qui doivent parcourir de longues distances pour s’approvisionner de bouteilles de gaz et lors de la pénurie les familles reviennent aux méthodes moyenâgeuses pour se réchauffer et pour la préparation des repas, car des jeunes gens se rendent comme le faisaient nos ancêtres autrefois au bois dans un temps neigeux, pour rassembler des branches  combustibles afin de préparer le feu et faire face au manque de la bouteille de gaz. Les habitants interpellent les hautes autorités à venir en aide de plusieurs familles qui s’attachent à leurs terres, en espérant qu’un jour toutes leurs doléances seront prises en charge. 

M. Souhil
Mardi 3 Novembre 2015 - 16:51
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