REFLEXION

DOSSIER : Top 10 des dictateurs restés le plus longtemps au pouvoir

Moubarak, Staline, Castro, Mao. Ceux-là et bien d’autres ont pris le pouvoir sur leur peuple à travers le monde en subjuguant à la fois leurs alliés et leurs ennemis. Découvrez les 10 grosses têtes qui ont marqué l’histoire.



1. Fidel Castro,
49 ans au pouvoir (1959 – 2008)

Il fut le principal dirigeant de l’Île de Cuba pendant une bonne cinquantaine d’années. Retiré de la vie politique depuis 2008, il installe son demi-frère à la tête du pays, histoire de ne pas perdre les bonnes habitudes. Né à Colonia Biran (Cuba) le 13/06/1926, Fidel Alejandro Castro Ruz, le leader communiste cubain connaît une enfance compliquée. Fils illégitime d'une mulâtresse et d'un propriétaire terrien, il n'est reconnu par son père qu'à l'âge de 17 ans. En 1945, Fidel Castro intègre l'université de La Havane, dont il sort diplômé en droit. C'est durant ses années d'études qu'il s'initie à la lutte armée contre les dictatures d'Amérique du Sud. Il part notamment combattre en Colombie et participe à la tentative de soulèvement en République dominicaine.  Suite au coup d'Etat du général Fulgencio Batista en 1952, Fidel Castro fait entendre son opposition et se retrouve emprisonné. Amnistié, il est libéré deux ans plus tard et choisit l'exil, accompagné par son frère cadet Raul. En décembre 1956, il débarque clandestinement sur l'île avec pour projet de renverser la dictature militaire soutenue par les Etats-Unis. Après deux ans de guérilla acharnée, Fidel Castro parvient à provoquer la fuite de Batista et s'installe au pouvoir en janvier 1959. C'est alors qu'il se rapproche du Parti communiste cubain, et il ne tarde pas à proclamer que son gouvernement prend modèle sur le socialisme révolutionnaire. Durant les années 1960, les Etats-Unis instaurent un embargo contre Cuba et un bras de fer oppose les deux nations, dont la tension culmine avec le débarquement manqué de la baie des Cochons et la crise des missiles de Cuba. Fidel Castro procède à la nationalisation de toutes les grandes entreprises et interdit le libre commerce. La pauvreté et la pénurie s'installent tandis que l'émigration vers les Etats-Unis explose. L'aide de l'URSS est alors précieuse pour éviter la famine généralisée. La santé du "Leader Maximo" se dégrade très fortement et le conduit à démissionner de son poste de chef de l'Etat (qui revient à son frère Raul) en février 2008.

2. Kim Il-sung , 46 ans (1948 – 1994)
Maréchal et homme d'État coréen (Mangyongdae, près de Pyongyang, 1912-Pyongyang 1994).  Réfugié en Mandchourie en 1927, Kim Il-sung entre au parti communiste dès 1931 et organise l'armée populaire de libération en lutte contre l'occupant japonais (1931-1945). Passé en URSS au début des années 1940, il revient en Corée en 1945, au moment où l'armée soviétique occupe la moitié nord du pays. Élu secrétaire général du parti communiste en 1945, Kim Il-sung fonde en 1946 le parti du Travail de Corée (dont il sera secrétaire général à partir de 1966). Nommé président du Comité populaire provisoire de la Corée du Nord en 1946, il mène une campagne contre le gouvernement de Syngman Rhee et, en 1948, devient Premier ministre de la jeune République populaire démocratique de Corée. Il abandonne ce poste en 1972, après avoir été élu président de la République à la suite de l'adoption d'une nouvelle Constitution (27 décembre 1972). Il est ensuite réélu en 1977, 1986 et 1990. Il est également président du Comité populaire central, centre de tous les rouages constitutionnels. En octobre 1980, le VIe Congrès du parti du Travail a désigné son fils, Kim Jong-il, pour lui succèder ; ce dernier meurt en 2011. En 1998, Kim Il-song est déclaré dans la Constitution « président éternel » de la Corée du Nord.

3. Mouammar Kadhafi ,
42 ans (1969-2011)

Après le coup d’État en 1969, il prend la tête de la Libye. Puis, s’installe pour 40 ans. La mort de Mouammar Kadhafi est survenue à Syrte le 20 octobre 2011, deux mois après avoir été renversé du pouvoir. Les circonstances exactes de sa capture et de sa mort restent confuses.
Mouammar Kadhafi, né le 19 juin 1942 à Syrte et mort le 20 octobre 2011 près de Syrte, en Libye, aussi appelé « colonel Kadhafi », est de facto le chef de l'État de la Libye depuis 1970, à la suite du coup d'État du 1er septembre 1969.Officiellement, Kadhafi est désigné comme le Guide de la grande révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste. Le 1er septembre 1969, à 27 ans, il mène avec un groupe d'officiers un coup d'état contre le roi Idris al-Mahdi, alors que celui-ci est en Turquie pour un traitement médical. Son neveu le Prince Hasan as-Senussi devait s'installer sur le trône le 2 septembre 1969 lorsque l'abdication du roi Idris annoncée le 4 août devait prendre effet. Dans la journée du 1er septembre la monarchie est abolie, la république est proclamée, et le Prince mis en prison.Kadhafi s'octroie l'avancement du grade de capitaine au grade de colonel qu'il a gardé jusqu'à sa mort. Ayant pris le pouvoir à Tripoli lors d'un coup d'État le 1er septembre 1969, il prône à ses débuts le passage à un socialisme d'État teinté de panarabisme. Il nationalise certaines entreprises (notamment celles détenues par des ressortissants italiens). En 1977, il déclare la « révolution du peuple » : il change le nom du pays de République arabe libyenne en Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste et met en place des « comités révolutionnaires ». Le multipartisme demeure interdit en Libye.  Par représailles, au cours des années 1980, son régime est mis au ban de la communauté internationale également à cause de son soutien supposé à de nombreuses rébellions dans le monde et de ses implications supposées dans plusieurs actes terroristes : attentat dans une discothèque berlinoise en 1986, attentat de Lockerbie en Écosse contre un avion de ligne civil américain qui explose en plein vol en 1988 (270 morts), ou encore attentat contre un avion français, le Vol 772 UTA reliant Brazzaville à Paris en 1989 (170 morts). Le 15 avril 1986, Ronald Reagan ordonne un raid de bombardement contre Tripoli et Benghazi. 45 militaires et fonctionnaires sont tués, ainsi que 15 civils, dont une fille adoptive de Khadafi, Hannah.  À partir de 1990, Kadhafi œuvre pour que son pays retrouve une place moins inconfortable d'un point de vue diplomatique. En 2003, la Libye reconnaît officiellement « la responsabilité de ses officiers » dans l'Attentat de Lockerbie — ainsi que dans celui du Vol 772 UTA — et paie une indemnité de 2,16 milliards de dollars aux familles des victimes. Il instaure par ailleurs une politique d’assouplissement de la réglementation libyenne en matière économique permettant l’ouverture du marché local aux entreprises internationales, ce qui aide à la survie du régime. Il parvient par là même à se rapprocher des puissances occidentales et particulièrement de certains pays européens, comme le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et l’Italie. Ainsi, le président Kadhafi déclare désormais qu’il entend jouer un rôle majeur dans la pacification du monde et la création d’un Moyen-Orient sans armes de destruction massive. Il a écrit le Livre vert, en référence au Petit Livre rouge écrit par Mao Zedong, dans lequel il explique de manière succincte ses solutions aux problèmes posés par la démocratie et l'économie. Il y fait l'apologie de la démocratie directe.En 2007, il s'est ainsi rendu à Bamako, Abidjan ou encore Accra, pour présenter son projet d'un gouvernement unique pour l'Afrique, un État fédéral. Mais cet objectif n’a pas été atteint. En février 2011, en plein Printemps arabe, il doit lui aussi faire face à une révolte populaire, qu'il tente de réprimer par des tirs à balles réelles et des bombardements aériens sur la population. Le 20 octobre 2011, le Conseil national de transition annonce la mort de Kadhafi à Syrte.

4. Omar Bongo – 42 ans (1967- 2009)
Omar Bongo, de son nom complet El Hadj Omar Bongo Ondimba, né Albert-Bernard Bongo le 30 décembre 1935 à Lewaï et mort le 8 juin 2009 à Barcelone, est le deuxième président de la République gabonaise. Il a exercé ses fonctions du 2 décembre 1967 à sa mort. Après l'indépendance en 1960, il est vice-président et bras-droit de Léon Mba, avant de lui succéder après sa mort, en 1967. Franc-maçon depuis 1965, il se fait baptiser catholique pour obtenir une audience avec Paul VI, se convertit en 1973 à l'islam et devient El Hadj Omar Bongo. L'année suivante, il fonde le Parti démocratique gabonais, socle du monopartisme jusqu'en 1990. Il a été réélu le 27 novembre 2005 avec 79,18 % des suffrages selon les résultats officiels. L’opposition, avec à sa tête Pierre Mamboundou, a dénoncé des fraudes massives constatées lors du scrutin. Le 6 mai 2009, Omar Bongo Ondimba avait suspendu ses activités, officiellement, pour se reposer et faire le deuil de son épouse Édith Sassou Nguesso décédée le 14 mars 2009, alors que des rumeurs circulaient sur son état de santé.Le 8 juin 2009, sa mort est officiellement confirmée à 14 h 30 par le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong dans une déclaration écrite.

5. Gnassingbé Eyadéma ,
38 ans (1967- 2005)

L’un des symboles de la Françafrique, c’est le doyen des chefs d’états africain à la tête du Togo. Pas moins de 7 mandats à son compte. Le général Gnassingbé Eyadéma (1937-2005), de nationalité togolaise, a été le président de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à trois reprises. Il a effectué son premier mandat, en tant que premier président de la CEDEAO, de 1977 à 1978. Son second mandat, de 1980 à 1981, l'a vu succéder à Léopold Sédar Senghor, en poste depuis 1979. M. Eyadéma a effectué un troisième mandat à la tête de la CEDEAO en 1999 - succédant à Abdulsalami Abubakar, en poste depuis 1998. Il a parallèlement été le président du Togo, de 1967 à 2005.

6. Francisco Franco,
36 ans (1939-1975)

Francisco Paulino Hermenegildo Teódulo Franco y Bahamonde Salgado Pardo de Andrade, plus couramment appelé général Franco (né le 4 décembre 1892 à Ferrol (Galice) en Espagne, décédé le 20 novembre 1975 à Madrid en Espagne) était un militaire et le chef de l'État espagnol de 1939 à 1975, présidant un gouvernement autoritaire et dictatorial avec le titre de Caudillo (guide) : « Generalísimo Francisco Franco, caudillo de España por la gracia de Dios ». Surnommé Paquito par ses camarades à cause de sa petite taille, Le 29 août 1907, il entre à l'Académie d'infanterie de Tolède. Dès le mois de mars 1915, il est promu capitaine. En mars 1915 : il est très grièvement blessé au ventre, au cours d'une attaque contre le fort d'El-Biutz.  En janvier 1922 il est de nouveau affecté à Oviedo. Il reçoit la médaille militaire et est nommé lieutenant-colonel. Franco est élevé au rang de général de brigade en février 1926, ce qui fait de lui le plus jeune général d'Europe — il n'a alors que 34 ans. Le 21 septembre, la Junte de défense se réunit, et Franco est nommé général en chef pour la durée de la guerre, Le 3 juin, est à la tête de l'armée, il prend peu à peu le contrôle de l'Espagne. La guerre civile se termine le 1er avril 1939, après la bataille de l'Èbre (de juillet–octobre 1938), Franco se retrouve seul maître de l'Espagne et il devient officiellement « chef de l'État ». Il impose alors une dictature empirique sur les principes du national-catholicisme.

7. Mobutu Sese Seko ,
32 ans (1965-1997)

Président de la République Démocratique du Congo. Il a pris la liberté de le rebaptiser “Zaïre” de 1971 à 1997. En 1969, il met fin à une révolte étudiante. Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga (né le 14 octobre 1930 – décédé le 7 septembre 1997), né Joseph-Désiré Mobutu, a été le second président de la République démocratique du Congo de 1965 à 1997 (le pays ayant été rebaptisé Zaïre de 1971 à 1997). Il fut surnommé « Le Léopard de Kinshasa ». Il mène le 24 novembre 1965 un coup d'État contre Joseph Kasa-Vubu, premier président de l'ancien Congo belge. Suivant une crise politique aigüe entre le président Kasa-Vubu et le gouvernement de Tshombe, ce coup d’État est acclamé et accepté de tous. En 1969, il fait écraser une révolte estudiantine. Les cadavres des étudiants abattus sont jetés dans les fosses communes et 12 étudiants seront condamnés à mort.Il instaure un régime autoritaire à parti unique, « le Mouvement populaire de la Révolution » et en devient le maréchal-président en 1982. En tant que pion des américains face au communisme progressant, Mobutu envoie en 1975 face à la retraite militaire soudaine des portugais en Angola. 20.000 soldats cubains débarqueront au secours de Neto et repousseront les troupes de Mobutu. La situation s’aggrave et le Zaïre est maintenant impliqué dans la guerre froide soutenant les rebelles angolais (UNITA, FLNA) avec les États-Unis et le régime de l’apartheid face aux communistes (MPLA, Cuba, URSS). Pour déstabiliser Mobutu Neto lancera ses fameux gendarmes katangais en 1977 à Kolwezi. C’est lors de cette opération qu’on verra la fragilité de l’armée zaïroise. À part la garde présidentielle bien entraînée par des officiers belges, les autres (45.000 hommes ou plus), sous-équipées, mal payées et fuient les combats. Le maréchal Mobutu s'est marié deux fois. Le 22 octobre 1977, il a épousé Bobi Ladawa le 1er mai 1980. Quatre de ses fils issus de son premier mariage sont décédés. Un autre de ses fils, né de son deuxième mariage, que Mobutu dissimulait sous le nom de Nzanga Fangbi a annoncé en décembre 2005 sa candidature aux élections présidentielles de juin 2006.
En tant que beau-fils de Mobutu, Jean-Pierre Bemba a, au cours de la Deuxième guerre du Congo, assuré l'héritage politique de son beau-père, et accueilli au sein du Mouvement de Libération du Congo de nombreux anciens militaires et hauts-dignitaires du régime mobutiste.

8. Mohammed Hosni Moubarak,
30 ans (1981-2011)

Hosni Moubarak a dirigé l'Egypte entre 1981 et 2011. Il a quitté le pouvoir après une révolte de 18 jours et a été condamné à la prison à perpétuité début juin 2012. Né le 4 mai 1928 dans une famille de la petite bourgeoisie rurale du delta du Nil, Mohammed Hosni Moubarak fait ses preuves à l'armée. Il en gravit tous les échelons jusqu'à devenir commandant en chef des forces aériennes puis vice-président, donc successeur attitré d'Anouar el-Sadate, en avril 1975. Six ans plus tard, il succède en 1981 à Anouar al-Sadate, assassiné par des islamistes. Mais, pendant plus de trente ans, Hosni Moubarak réussira à maintenir la stabilité de l'Egypte en s'appuyant sur un système accusé de verrouiller la vie politique et surtout en pouvant compter sur une armée fidèle et un redoutable appareil policier. Il se montrera aussi un adversaire résolu de l'islamisme radical façon Al-Qaïda, sans réussir pour autant à enrayer la montée d'un islam traditionaliste, inspiré par le mouvement des Frères musulmans, toujours puissant malgré de récents revers électoraux.
Avec sa silhouette trapue, sa chevelure toujours drue malgré l'âge et son regard souvent caché par des lunettes de soleil, Hosni Moubarak est devenu au fil des ans une figure familière des réunions internationales, imposant l'Egypte comme un pilier modéré au sein du monde arabe. Il a maintenu contre vents et marées l'ancrage de son pays dans le camp pro-américain et préservé les accords de paix avec Israël qui avaient coûté la vie à son prédécesseur.
 La montée en puissance de son fils cadet, Gamal, proche des milieux d'affaires, a nourri les suspicions d'une transmission "héréditaire" du pouvoir lors de la présidentielle de septembre 2011. Cette mainmise du pouvoir, aboutisse en janvier 2011 sur une révolte sans précédent, dans la foulée de la révolution tunisienne contre Zine Ebedine Ben Ali. Le 11février, il décide finalement de démissionner. Hosni Moubarak est ensuite placé en résidence surveillée à Charm el-Cheikh puis poursuivi pour avoir donné l'ordre de tirer sur les manifestants pendant la révolution. Son procès s'ouvre le 3 août 2011. Affaibli physiquement, l'ancien raïs comparaît sur une civière, il est condamné à perpétuité le 3 juin 2012.

9. Joseph Staline ,  27 ans (1926-1953)
Il dirige l’union des républiques socialistes soviétiques (URSS) à partir de la fin des années 1920 jusqu’à sa mort. Homme d'État soviétique (1879 - 1953). Fils de cordonnier, il intègre au séminaire le Parti socialiste, puis rejoint les bolcheviks. En 1912, appelé par Lénine, il intègre le Comité central du parti bolchevique. Déporté en Sibérie, il revient d'exil en 1917 et reprend la charge du journal communiste La Pravda. A la mort de Staline, il entreprend l'élimination de ses concurrents. En 1928, Staline est seul au pouvoir. A partir de cette date commence la stalinisation du régime avec la fin de la NEP, la collectivisation et la marche forcé du pays vers l'industrialisation. La politique intérieure est marquée par un climat de terreur permanent et la recherche systématique de tous les opposants et leur élimination. Les procès de Moscou (1936-1938) et le culte du chef montre l'emprise de Staline sur le pays. Le pacte germano-soviétique de 1939, semble éviter à l'URSS les risques de guerre. L'offensive allemande de 1941 marque la fin de ce cours répit. La Seconde Guerre mondiale conforte cependant l'URSS dans son rôle de nouvelle grande puissance. En 1945, Staline est à la tête du bloc communiste et s'oppose à l'autre grande puissance que sont les États-Unis. Staline essaie d'étendre l'influence du communisme en Europe et dans le monde. Sur le plan intérieur, le culte de la personnalité atteint son paroxysme et jamais les libertés n'ont été autant bafouées. Le 5 mars 1953, Staline meurt d'une hémorragie cérébrale

10. Mao Zédong/Tsé-Toung ,
27 ans (1949-1976)

Né à Shaoshan (Chine) le 26/12/1893 ; Mort à Pékin (Chine) le 09/09/1976
Principal artisan de la révolution chinoise et de l’édification du communisme, Mao Zedong a profondément influencé l’évolution de son pays, sa politique a fortement contribué à l’émergence d’un nouvel Etat chinois. Mais l’idéologie de Mao, faite de contradictions entre pensée marxiste et refus de la modernité. Mao Zedong naît le 26 décembre 1893 à Shaoshan, Il grandit au sein d’une famille paysanne qui est parvenue à une certaine prospérité. En 1935 il obtient la tête du  parti PCC, Mao profite pour asseoir son autorité sur le PCC et faire plus largement accepter sa vision d’un communisme. En 1939, il épouse Jiang Qing (qui se nomme alors Lan P’ing), une actrice de 25 ans qui l’accompagnera jusqu’à sa mort et qui jouera un rôle déterminant dans la Révolution culturelle. C’est la quatrième femme de Mao, après notamment un mariage forcé. Le 1er octobre 1949, Mao proclame la République populaire de Chine. Parvenu au sommet du pouvoir, Il tente de se rapprocher d’une URSS méfiante et en adopte en partie les modèles. Isolé diplomatiquement, Mao permet toutefois à son pays de s’affirmer militairement grâce à l’intervention des « volontaires » chinois pendant la guerre de Corée. En 1957, il tente de s’attirer les sympathies des intellectuels en lançant la campagne des « Cents fleurs ». En 1959, dix ans après la proclamation de la République populaire, Mao est écarté du pouvoir dont les rênes sont reprises par Liu Shaoqi et Deng Xiaoping. Mais Mao ne dépose pas les armes pour autant et prépare son retour sur le devant de la scène au côté de sa femme Jiang Qing. A partir de 1966, il invite la jeunesse à se révolter pour reprendre le pouvoir. La diffusion du « Petit Livre rouge » s’accompagne de l’affichage de milliers de portraits de Mao. Celui-ci a réussi à se refaire un nom sur le dos du PCC. A partir de 1970, Mao est dénommé le « Grand Timonier » et le culte de la personnalité est installé pour longtemps dans le pays. Affaibli et malade, le Timonier perd progressivement son influence pour se retirer de la politique en 1974. Il meurt deux ans plus tard des suites de sa maladie de Parkinson. Fondateur et dirigeant de la république de Chine, il parvient à s’imposer jusqu’à sa mort en 1976. Pour la majorité des Chinois, Mao reste le “sauveur” du pays.

 

Riad
Mercredi 10 Février 2016 - 18:13
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