REFLEXION

DISSENSIONS AU SEIN DU FLN : Qui veut la tête de Belkhadem ?



DISSENSIONS  AU SEIN DU FLN : Qui veut la tête  de Belkhadem ?
A ses proches amis, Abdelaziz Belkhadem avoue qu'il ne comprend pas l'attitude du président de la république. Il ne comprend pas non plus qu'on puisse le parasiter de la sorte pour l'empêcher de se concentrer sur la restructuration du parti. En effet, depuis plusieurs mois le secrétaire général du FLN fait l'objet de tirs nourris de la part de ses adversaires. Abdelkader Hadjar, ambassadeur d'Algérie en Egypte, et El Hadi Khaldi, ministre de la formation professionnelle mènent la fronde et disent ouvertement vouloir la peau de l'ancien premier ministre. Cette guérilla que les deux hauts fonctionnaires livrent à Belkhadem affaiblit le parti. Le patron du FLN, même s'il ne le dit pas haut et fort, soupçonne certains cercles du pouvoir de vouloir le pousser vers la sortie. Il reproche également à ses amis au pouvoir et même auprésident de la république, de n'esquisser aucun geste pour voler à son secours. Ce sont tout de même deux hauts commis de l'Etat qui en veulent à Belkhadem.
Dissensions au sein du FLN
Des membres importants du Front de libération nationale, au pouvoir, ont critiqué le secrétaire général du parti, Abdelaziz Belkhadem . Ces dissensions sont apparues à la suite d'informations dans les médias selon lesquelles de jeunes adhérents du FLN, parfois armés de couteaux, s'étaient bagarrés avec des responsables du parti dans certaines régions au sujet de la répartition des postes dans le cadre d'une réorganisation des antennes locales du parti. Abdelaziz Belkhadem, qui est également le représentant personnel du chef de l'Etat au sein du gouvernement, avec le titre de ministre d'Etat, a assuré que cette crise n'existait que dans les médias. Il a toutefois été critiqué dans la presse écrite par des ministres actuels ou passés, également membres du FLN. Ces reproches, rares au sein d'une formation habituée à la discipline, pourraient alimenter les commentaires selon lesquels l'autorité d'Abdelaziz Belkhadem est menacée, ont dit des observateurs."La crise actuelle va affaiblir le FLN ", a jugé un, enseignant en sciences politiques à l'université d'Alger.
FEU VERT.. !
Les incidents entre jeunes du FLN et membres plus anciens ont duré plusieurs jours jusqu'à mercredi, selon la presse. Certaines personnes ont été blessées mais ni arrestations ni poursuites judiciaires n'ont été signalées. Ces violences ont cependant conduit El Hadi Khaldi, ministre de la Formation et de l'Enseignement professionnel, à critiquer ouvertement Abdelaziz Belkhadem."Nous devons faire quelque chose pour mettre fin aux luttes internes au sein du parti qui sont dues aux instructions contradictoires fournies aux adhérents par Belkhadem", a déclaré El Hadi Khaldi, cité par le journal El Khabar. "Il devrait suivre l'exemple de ses prédécesseurs (et démissionner) (...) pour empêcher les membres du parti de se battre entre eux."Cette situation laisse perplexe certains observateurs."Le fait que plusieurs ministres s'opposent à leur chef est troublant. Ils ne peuvent le faire sans avoir obtenu le feu vert de cercles influents", a déclaré à Reuters Nacer Jabi, spécialiste du FLN.
Mehri, Benhamouda, Benflis et les autres
Insolent, celui qui ne tolère pas une voix dissonnante de l'opposition qualifie de signe de vitalité les coups échangés entre militants. Un sénateur ne s'est même pas retenu de brandir son arme de service à la face de ses rivaux. Grâce à Belkhadem, il faudra donc se résigner à voir les kasmate transformées en arènes et les miliants en gladiateurs.
Le FLN considéré comme l'outil d'ajustement de la ligne politique du régime Algérien. Nulle autre formation ne peut tenir ce rôle à la place de ce parti.
L'agitation qui a saisi le FLN risque donc de féconder un changement encore difficile à deviner. Car d'Abdelhamid Mehri à Abdelaiz Belkadem - pour ne rester que dans l'après Chadli - les crises internes au parti ont annoncé les directions choisies . Lorsque l'ancien chef de l'Etat avait été poussé à la démission par la victoire du FIS, M. Mehri avait refusé de reconnaître le HCE qui lui succédait sous la conduite de feu Boudiaf. C'est une "autorité de fait", dénonçait-il en enfermant le Bureau Politique dans cette attitude jusqu'à la signature du contrat de Rome. Pour s'être égaré ainsi dans les terres de l'opposition, M. Mehri a subi une double répudiation. D'abord par la fabrication du RND, un clone sorti des laboratoires et qui va aspirer une part de ses cadres du FLN. Puis, par le fameux "coup d'état scientifique" qui lui vaudra d'être éjecté de son poste de Secrétaire général au profit de Boualem Benhamouda. Mais celui-ci n'affichera un enthousiasme débordant au retour d'Abdelaziz Bouteflika dont il soutiendra quand même la candidature pour succéder à Liamine Zéroual. Et pour cause! Pire que le manque d'enthousiasme, M. Benhamouda. Dans son cas, le "putsh" se fera de manière plus soft. Il passera la main à Ali Belflis qui était l'homme de confiance de Bouteflika avant de faire lui-même les frais de mouvement d'un redressement qui lui a fait payer sa volonté d'affranchissement. Belkhadem a toutes les raisons de s'inquiéter.

Riad
Dimanche 24 Octobre 2010 - 00:01
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