Sans scrupule aucun, certains concessionnaires à Oran, ne font pas dans la dentelle pour vous livrez votre commande. Au départ, vous êtes accueillis à bras ouverts et toutes les facilités vous sont ouvertes à telle enseigne qu’on vous fait miroiter la lune. Mais une fois, le contrat conclu, attendez-vous à des ficelles qui vous font tourner la tête. Aussi, et pour mieux illustrer ce comportement, un exemple nous vient à l’esprit et qui concerne un jeune promoteur de la wilaya de Mostaganem, qui a vécu le calvaire pour obtenir son camion. Après le parcours du combattant entre l’ANSEJ et les différentes administrations pour compléter son dossier, c’est le calvaire des banques, qui de par les procédures internes vous font regretter le jour où vous êtes nés. En effet, vous n’entendez que « ça y est le transfert a été fait » ou cette autre expression « Désolé, ce n’est pas à notre niveau, c’est Alger qui bloque ». Et cela peut durer des mois, à l’image de ce qui s’est passé pour notre jeune entrepreneur de Mostaganem, qui a reçu l’accord de l’ANSEJ, puis les choses se sont corsées au niveau d’une banque publique à Mostaganem pour transférer le montant convenu à l’autre banque publique domiciliée dans la même wilaya, où le jeune promoteur a sollicité le prêt. Bref, il fallait attendre presque trois mois pour cette opération aboutisse. Une opération de 72 heures a finalement duré trois mois. Passons. L’argenta arrive au banquier prêteur, donc, les choses devaient se passer le plus normalement du monde. Mais là aussi, le malheureux promoteur devait patienter, pourquoi ? Il n’en sait fichtrement rien. Au niveau de l’agence de Mostaganem, on lui répond qu’il n’était pas normal que l’argent n’arrive pas, d’habitude, une opération pareille ne dépasse pas 72 heures et lui conseilla d’aller voir la succursale à Oran. Encore faut-il avoir quelqu’un dans cette succursale, à défaut une personne de l’extérieur qui a pignon sur rue pour vous donner un coup de main. Passons. Cinq, six, dix jours après, l’avis favorable atterri enfin. A titre de rappel, seulement pendant toute cette période, le concessionnaire, contacte le jeune promoteur pour lui notifier une surévaluation du prix du camion qu’il va falloir ajouter à la facture, de l’ordre de 80.000,00 DA, soit huit millions de centimes, sinon l’opération devait être purement et simplement annulée avec une ponction de 50.000,00 DA sur le montant du cautionnement versé au départ. Le jeune promoteur est dans l’expectative, que doit-il faire ? Abandonner et perdre les 5 millions et perdre tout son projet dont il a tant combattu avec la disparation de ses rêves ? Heureusement pour lui, l’ANSEJ de Mostaganem, a pris le problème en charge. Que reste t-il maintenant, si ce n’est la récupération du chèque pour le remettre au concessionnaire, pour se faire livrer son camion. Au dépôt du chèque, le concessionnaire, fait part à son client que le produit n’étant pas disponible au niveau d’Oran, il devait attendre une dizaine de jours pour pouvoir prendre possession de son camion. Rien que ça, aucun problème. Vingt jours après, le concessionnaire, une fois le montant eût été versé à son compte, il avise son client de prendre attache avec son service commercial. Enfin le problème réglé, devait se dire le jeune promoteur, mais il ne s’attendait nullement à ce qu’il l’attendait. « Le camion est à récupérer d’Alger, à dar-El-Beida, et si vous voulez qu’on vous le transporte, il va falloir payer une rallonge de 12.000,00 DA soit Un million deux mille centimes ». Notre jeune promoteur complètement anéanti, n’en revient pas, « mais au départ, il était convenu que je récupèrerais mon camion d’ici, c'est-à-dire d’Oran ». Non ce n’est pas le cas et faute de ne pouvoir payer plus, notre malheureux promoteur s’incline, récupère les documents, et décide de prendre un taxi en compagnie d’un ami pour aller récupérer son camion. Dieu sait ce qui l’attendra là-bas.