REFLEXION

DIRECTION DES RESSOURCES EN EAU D’ORAN : Les spécialistes mettent en garde contre les conséquences du gaspillage

La direction des ressources en eau à Oran, a abrité une réunion de la commission du bassin hydrographique Oranais, partie Est, organisée par l'Agence du bassin, où plusieurs points essentiels ont été débattus, des points liés principalement à la bonne exploitation de l’eau potable, de la rationalisation de sa consommation et sa conservation.



Effectivement une source de vie essentielle qui coûte à l'Etat un budget important, où les instances concernées ont enregistré d’innombrables fuites d’eau qui représentent un pourcentage de 40 %,  estimés à des pertes matérielles considérables. A cet égard, le président de la commission du bassin hydrographique Oranais, de la partie Est,  et représentant du ministère des Ressources en Eau et de l'Environnement: M. Aichaoui Taher, a indiqué qu’il a été présenté aux membres présents à la réunion, une partie des statistiques et un plan d'action qu’ils ont tracé à l’horizon 2019,  sur la base de l'instruction du Président de la République, liée à un plan stratégique, mis en place au niveau national en coopération avec le Ministère de l'Agriculture pour la conservation de cette matière biologique (l’eau), l’or bleu, comme l’a souligné le porte-parole. En effet, il sera procédé à une utilisation rationnelle de l’eau,  en particulier, en ce qui concerne l'irrigation des terres agricoles, qui sera attribuée à l'eau de mer dessalée au lieu qu’elles soient irriguées à l'eau potable. En outre, le directeur général de l'Agence nationale pour la gestion des ressources en eau, M. Mohamed Dramchi, a affiché beaucoup de regret face au gaspillage d'eau et l’abus de son utilisation, en particulier en ce qui concerne un secteur très sensible, à savoir l'agriculture. Le fait que l'Etat ait soutenu les agriculteurs par des équipements pour l'irrigation au goutte à goutte, mais ils ne les utilisent pas de la meilleure façon, à cause de leur ignorance, et c’est pour cela, que des quantités considérables d'eau se perdent au lieu d’être économisées, sans parler de l'absence de contrôle dans l’opération de rationalisation de la consommation de cette matière vitale. Selon ce dernier, les programmes tracés et planifiés reposent sur deux piliers, tout d’abord, la mise en œuvre du projet sur le terrain, pour qu’elle soit effective et le deuxième, le consommateur ou citoyen doit prendre conscience de la nécessité de conserver de l'eau et la rationalisation de sa consommation. En termes de chiffres, et dans une étude comparative, l’interlocuteur a donné l'exemple de l'Allemagne et sa maitrise de la rationalisation de cette matière vitale, où selon lui, chaque citoyen dans ce pays, utilise 80 litres d’eau par jour,  tandis que le citoyen algérien utilise ou consomme entre 150 jusqu'à 200 litres par jour qui se perdent dans les robinets, et la face cachée  est encore plus grande, le fait que les fuites d’eau non réparées ou non déclarées créent une catastrophe et infligent des dégâts matériels graves. A son tour, le même interlocuteur a appelé les  chercheurs et les élus, ainsi que les journalistes et même les présidents d'associations environnementales et les responsables à sensibiliser les citoyens sur la nécessité de préserver l’eau et la rationaliser .

Touffik
Vendredi 26 Février 2016 - 17:42
Lu 389 fois
Oran
               Partager Partager

Oran






Edition du 01-12-2016.pdf
3.59 Mo - 30/11/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+