REFLEXION

DIRECTION DE L'URBANISME ET DE LA CONSTRUCTION : Un gros budget pour l’amélioration urbaine



Bon nombre de points étaient à l'ordre du jour du débriefing tenu au cours de cette semaine, à l'hémicycle. De tous les dossiers débattus, celui de «l'amélioration urbaine» était le plus pesant. L'Exécutif a consacré d'ailleurs le clair du temps imparti à l'examen de ce sujet. Le directeur de l'Urbanisme et de la Construction (DUC) a eu à donner un point de situation sur la mise en œuvre de ce programme au titre de l'exercice 2012-2013, doté d'un budget global de 5,49 milliards de DA. Les indices d'application de ce dispositif de développement urbain sont «globalement» positifs, selon l'estimation du DUC. La plupart des projets inscrits dans ce registre (voirie, assainissement, espaces verts et aires de détente…) sont achevés ou en cours de réalisation. Vu la consistance du projet, le DUC ne pouvait à l'évidence, dresser un bilan détaillé, ni par commune ni par chapitre d'opérations, se contentant d'une analyse condensée et synthétique, avec toutefois un «zoom» sur la daïra d'Oran, qui se taille une part de 67 milliards de centimes de ce montant. L'exposé tranquille et stéréotypé a soudain viré au ton critique et blâmant. A l'origine de ce moment déclic de l'audience, un détail ayant trait à un projet de réalisation d'un tronçon routier, un raccourci passant par Cité Djamel et El-Barki. Le wali a été désagréablement surpris en apprenant que cette opération demeure, depuis plus d'un an, «encore sur papier», à cause d'une réserve émise par des «pseudo-occupants» -pour reprendre les propos du chef de l'Exécutif-. Ce n'était pas tant l'affaire elle-même, indépendamment de son bien-fondé ou pas, qui a suscité le courroux du wali que le fait qu'aucun des responsables concernés n'ait pris la peine de saisir la hiérarchie locale à ce sujet. «Il a fallu que je m'enquis, ici-même et par hasard, sur ce projet, pour découvrir qu'il n'a pas été lancé, à cause d'un faux-problème en plus. Personne parmi vous n'a jugé utile de m'en informer». De la petite «enquête» diligentée, au cours de la réunion même, il s'avère que l'opposition au projet émane d'un groupe de deux ou trois agriculteurs déchus, d'une ancienne EAC, aux alentours de l'hôtel «Hayet Regency», se prévalant d'un droit à l'indemnisation dans le cadre de l'expropriation foncière. Le wali a ordonné, séance tenante, de recourir à la force publique sur la base de l'arrêté de déchéance et de contre-attaquer ces personnes en justice. Par ailleurs, parmi les projets vitaux et tant attendus par la population, se trouve celui de la 3ème tranche de l'opération de réhabilitation du quartier d'El-Barki, qui sera lancé prochainement, dans le cadre de l'amélioration urbaine, a annoncé le DUC. La 1ère tranche étant achevée, la 2ème en voie d'achèvement, la 3ème, quant à elle, est au stade des procédures de marchés. Elle concernera la viabilisation (VRD) intégrale du tissu urbain de ce quartier connu pour être une zone inondable, faute de prise en charge sérieuse jusque-là.                                    

Medjadji. H
Samedi 29 Décembre 2012 - 00:00
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Oran
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