REFLEXION

DIALOGUE SUR LES REFORMES POLITIQUES : On écoute, on observe et on attend !

Dirigée par Abdelkader Bensalah, assisté des conseillers du président de la République, Mohamed Ali Benghazi et le général Mohamed Touati, l’instance de consultations s’attachera de recueillir « les avis, les opinions et les visions » des partis et des personnalités sur les réformes politiques annoncées par Bouteflika lors de son discours du 15 avril dernier.



DIALOGUE SUR LES REFORMES POLITIQUES : On écoute, on observe et on attend !
Ces réformes portent notamment sur la révision de la Constitution et des lois suivantes : le régime électoral, la loi sur les partis, la loi relative à la représentation des femmes dans les assemblées élues, la loi sur les cas d'incompatibilité avec le mandat parlementaire, le mouvement associatif, la loi sur l'information et le code de wilaya. Une fois les consultations achevées, un rapport regroupant l’essentiel des propositions sera établi vers la fin juin puis remis au président de la République. Les propositions seront ensuite remises au gouvernement, sur la base desquelles il se chargera d’élaborer les projets de lois appelés à être soumis au Parlement à la session d’automne. Mais si le projet de révision de la Constitution se révélait profond, un référendum pourrait être organisé, a promis le président Bouteflika lors de son discours. Les consultations ont marquées par l’absence de l’opposition. Le FFS et le RCD ont officiellement décliné les invitations qui leur ont été adressées. « Le FFS ne participera pas », avait déclaré au cours d’un meeting à El Harrach. « L’époque des bricolages politiques est révolue » a indiqué pour sa part le parti de Saïd Sadi. D’autres partis, à l’instar du PT et du FNA, ont émis des réserves sur la conduite des réformes. En attendant … On écoute, on observe, on attend !

La sénatrice Zohra Drif Bitat pour la dissolution du parlement
Zohra Drif Bitat, sénatrice du tiers présidentiel, a appelé à la dissolution du Parlement et à l’élection d’une Assemblée constituante. Cette élection devra être organisée par un gouvernement de transition, chargé également de gérer les affaires courantes. Dans un communiqué lu après sa rencontre avec Abdelkader Bensalah, le président de la commission des réformes, Mme Drif Bitat a précisé que l’élection d’une assemblée constituante devrait intervenir avant le 1er novembre 2011. Un Parlement légitime sera élu sur la base d’une nouvelle Constitution, avant fin janvier 2012, a t elle expliqué, ajoutant que durant cette période de « transition », le chef de l’État poursuivrait son travail en légiférant par ordonnances. Outre l’élection d’une Assemblée constituante et d’un nouveau Parlement, la sénatrice propose que le chef de l’État procède à la désignation d’une commission d’experts indépendants chargée d’élaborer une nouvelle loi électorale, une nouvelle loi sur les partis politiques et une loi sur la participation des femmes aux assemblées élues.Mme Zohra Drif plaide pour des mesures radicales. Elle demande des réformes profondes du système politique.

Le FLN pour la désignation d’un vice-président de la République
Le Comité central (CC) du FLN s’est prononcé en faveur de la désignation d’un vice-président de la République lundi 6 juin à l’issue de la fin des travaux de la 4e session ordinaire lundi à l’hôtel Mazafran à Zeralda à l’ouest d’Alger. Cette session, qui a débattu des propositions du FLN à la Commission Bensalah, n’a toutefois pas tranché sur la question essentielle de la limitation des mandats présidentiels en raison des divergences entre les partisans de cette limitation et ses adversaires. Certains membres ont plaidé pour le maintien du système actuel en vigueur depuis l’amendement de la Constitution en 2008 qui permet au président de la République de briguer un nombre illimité de mandats. Il a également validé les propositions de réforme des lois sur l’information et la promotion de la femme. Le CC a adopté la déclaration de politique générale, l’organisation et les finances du parti.

Le MSP pour la dissolution du sénat
Bouguerra Soltani, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), rejoint Abdelaziz Ziari, président de l’APN, et appelle à dissoudre le Conseil de la nation (Sénat), la chambre haute du Parlement. « Il faut dissoudre le Sénat. Le Sénat est une institution constitutionnelle qui a été créée dans les conditions particulières à l’Algérie marquées par la tragédie nationale. Le Sénat devait mener des missions que l’Etat algérien ne pouvait pas mener. Ces craintes se sont dissipées. Aujourd’hui, il faut revenir à une vie politique et parlementaire normale, à la souveraineté du peuple. L’état d’urgence a été levé et la tragédie nationale est terminée », a-t-il déclaré, le 29 mai, sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. Le changement vers un régime parlementaire est pour lui une priorité. Son argument est que ce régime permettrait un retour à l’Etat de droit et aux libertés. Le mandat présidentiel de cinq ans ne doit, selon lui, être renouvelé qu’une seule fois.

Les dirigeants de l’ex-FIS exclus des concertations ?
Le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a assuré que les « tenants de la violence » ne seront pas conviés aux consultations pour les réformes politiques entamées à la Présidence de la République. « Aucun acteur politique ne sera exclu des consultations, en dehors des tenants de la violence », a affirmé Abdelkader Bensalah à l’ouverture des consultations «Aucun acteur politique ne sera exclu des consultations si ce n’est, comme l’a dit le président de la République, les tenants de la violence que le peuple a bannis de la vie politique », a-t-il précisé. L’allusion viserait notamment les anciens dirigeants du FIS-dissous qui ont refusé d’adhérer à la politique de réconciliation nationale. Sur le champ des consultations, Bensalah a réitéré qu’aucune limite n’est «posée », si ce n’est le respect des constantes nationales et des composantes de l’identité. Mais il a assuré ses interlocuteurs « qu’aucun texte ne leur sera imposé ». M. Bensalah dont la mission est de recueillir « les avis, les opinions et les propositions », a indiqué que les réformes en Algérie sont inéluctables.

L’opposition, grande absente des consultations
Plusieurs partis et personnalités d'opposition ont décliné l’invitation de Bensalah et ont préférés restés sur le banc de touche pour spectateur . Le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (Laddh), Mostefa Bouchachi, a décliné le 24 mai, l'invitation de la commission de consultations d'Abdelkader Bensalah autour des réformes politiques. « J'ai reçu une invitation de la commission Bensalah. Je lui ai envoyé une lettre aujourd'hui même pour décliner l'invitation », a indiqué Me Bouchachi dans une déclaration publiée par TSA. Moussa Touati, le choix de ces personnalités suscite nombre de critiques .Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, 19 députés, opposition) de Saïd Sadi, rejette l'initiative présidentielle."L'époque des bricolages politiques est révolue", affirme le RCD. Même refus de la part du Front des Forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed, non représenté au parlement pour avoir boycotté les dernières élections de 2007."Nous attendons des actes concrets vers le changement afin de rétablir la confiance dans le ! Pouvoir et dans l'Etat, et non pas du bricolage", déclare son premier secrétaire, Karim Tabbou.

Ismain
Mardi 7 Juin 2011 - 11:05
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