REFLEXION

DEVELOPPEMENT LOCAL : La wilaya de Mascara, un grand chantier

Le visiteur peut facilement constater que la wilaya de Mascara s’est transformé en un grand chantier avec des ouvrages ouverts partout à la grande satisfaction du citoyen Mascaréen qui peut témoigner qu’en l’espace de peu de temps, M. Ouled Salah Zitouni a su opérer une gigantesque transformation de certains quartiers, en rasant des infrastructures vétustes qui servaient de fief à la délinquance et la multiplication de fléaux sociaux, pour engager à leur place des infrastructures importantes.



La wilaya connue pour sa vocation agricole et ses grandes superficies forestières, possède également des potentialités en histoire ancienne et ses grandes figures culturelles et islamiques, plus connues sous le nom de  Rachidia,  elle avait ses docteurs savants connus même hors de la frontière de notre pays à l’exemple d’Abi Ras El Naciri. Mascara est en train de changer au fil des jours son visage qui était longtemps terni.
1- Agriculture : ce secteur qui s’est dégradé à partir des années 1980 où Mascara a perdu son titre de leader en production pomme de terre, oignons et autres maraichages, et auparavant  la perte de l’ensemble de son vignoble pour laisser des étendues de terre à nu, le manque d’eau est la cause de la dégradation de la faune arboricole faisant de la plaine de Ghriss et son prolongement jusqu’à la limite des hauteurs d’El Bordj et d’Oued El Abtal une zone presque déshéritée, la répartition  des terres agricoles n’a pas donné ce qu’on espérait, au contraire on a vu un  genre de spéculation et la main basse de barons qui se sont emparés de ces terres illégalement pour en faire leur ranch au vu des constructions sauvages sur les terres fertiles, et ce n’est qu’après l’application de la régularisation des terres privées de l’Etat à travers des actes de jouissances que les choses s’améliorent. Le wali a fait de ce secteur son cheval de batail, pour instruire et suivre de plus près les banques et les infrastructures d’accompagnement d’accorder plus d’attention au secteur et accorder des facilités aux fellahs à travers des crédits financiers et en nature, c’est pourquoi plusieurs vergers d’arbres fruitiers ont vu le jour et surtout le développement des oliviers, produits que seule Sig retenait le record, voilà que d’autres daïras comme Oued Taria et Hachem prennent le relais pour un développement important. Des facilités de la procédure pour donner des autorisations d’épuisement d’un puits pour 50 ha  a ouvert la voie devant  des fellahs qui se sont constitués en groupe pour bénéficier  de permis d’épuisement, de curage ou d’aménagement de puits. Au niveau des agences d’octroi de crédits pour les jeunes (ANSEJ-CNAC-ANGEM)  le secteur de l’Agriculture  est favorisé en particulier l’élevage et la collecte de lait.
2- Hydraulique : Les ressources en eau font défaut au niveau de la wilaya de Mascara et en particulier au niveau de la région de Ghriss c’est ce qui a créé un exode des fellahs vers les wilayas limitrophes et parfois dans l’extrême Est.
La wilaya se penche déjà sur le M.A.O qui sera affecté à la consommation domestique et les barrages seront consacrés à l’irrigation des terres fertiles de Ghriss, les oliviers de la plaine d’El Habra et les agrumes de la région de Mohamadia  où de nouveaux postes de travail seront créés dans cette région.
3-Education  nationale : Ce secteur fait un pas de géant depuis un certain temps par la réalisation d’un important nombre d’infrastructure, même dans les zones les plus reculées. Le nombre d’infrastructures scolaires a atteint les 500 établissements si ce n’est plus pour abriter quelques 150.000 élèves dans tous les paliers confondus et pour les deux sexes. Les responsables du secteur cherchent comment améliorer le taux de scolarité par classe afin d’atteindre le taux international, d’ailleurs plusieurs infrastructures demeurent encore en chantier et seront réceptionnés dans les mois qui viennent pour alléger le nombre d’élèves par classe. Le secteur fait des efforts pour la prise en charge d’une certaine couche sociale dite diminuée en attribuant les primes de scolarité dans les délais fixés par le Gouvernement et l’octroi de livres pour cette même couche afin de permettre aux enfants de familles nécessiteuses de suivre sans difficultés leur scolarité.
4- Santé : Le secteur présente des insuffisances qui sont dues aux carences de l’être humain et aux manques de certains moyens indispensables. En effet, certains responsables du secteur sont en quelque sorte  absents sur le terrain ce qui laisse libre champs pour les subordonnés qui parfois passent outre leur mission pour s’ingérer dans d’autres missions qui sont  du ressort de leurs responsables. Dans ce secteur, le chef de l’exécutif a également fourni des efforts pour atteindre certains objectifs ce qui lui a permis la réalisation et l’inauguration de l’hôpital d’Oued El Abtal dans l’extrême Est de la wilaya qui rendra un  grand service aux régions enclavées d’Ain  Farah, Ain Bouras et même certaines localités dépendantes des wilayas de Relizane et Tiaret. Malgré que le certificat d’exploitation tarde à venir, laissant cette population sur sa fin, elle qui pensait que le problème est résolu. L’inauguration du SAMU au niveau de l’hôpital Dr Khaled  à Mascara ainsi que d’autres infrastructures sanitaires au niveau des communes.
5- Environnement : C’est le secteur qui mérite le plus d’attention, au vu de l’état où sont nos villes et villages, qui sont ensevelis par des tas d’ordures entassés ça et là, sans qu’aucun lieu ne soit  épargné, ce fait est caractérisé par le manque de civisme des citoyens. Il y a également  l’incapacité des élus qui ne pouvaient ou qui ne savaient faire face à une mission qui s’avère vraiment délicate. Les APC manquant énormément de technique pour faire face à l’opération de ramassage des ordures,  handicapé d’autres parts par le manque d’une main d’œuvre qualifiée et devant un matériel vétuste, à ceci s’ajoute le manque de culture de nos jeunes envers les espaces verts qu’ ils dégradent aux fils des jours ne se rendant pas compte que ces lieux sont leur patrimoine d’avenir, des investissements sont constatés dans le créneau des espaces verts, avec ces jets d’eaux aménagés à toutes les entrées de la ville, et la tentative de réhabilité du bois de Khessibia pour en faire un parc de loisir, malheureusement la tentative a échoué faute d’investisseurs compétents,  le projet reste toujours à la recherche d’investisseurs capables de réaliser l’objectif tracé par les autorités de la wilaya. Le bois de Nesmoth attire des familles des wilayas voisines qui trouvent l’espace favorable pour s’épanouir ainsi que leurs enfants. Le bois du 22 septembre de Tighennif a connu des aménagements importants et des commodités qui peuvent être exploités par la population. Ces aménagements ont un rapport avec le tourisme.
6- Tourisme : La wilaya dispose de potentialités très intéressantes et très riches en sites historiques et touristiques qui peuvent attirer la grande foule si on les réhabilite et les exploite. En plus de la ville de Bouhanifia qui renferme des thermes et des sites romains, il y a Guetna,  Hacine, Sidi Kada, Hachem, Bénian  qui  sont des lieux historiques. Dans  ce domaine, le wali a toujours donné des instructions et des orientations pour raviver ces sites, non loin de là, se trouve Aoufs et Gharous où se développe un artisanat à partir de la vannerie et de l’argile. Les femmes paysannes s’adonnent comme par le passé à leurs préoccupations habituelles qui se limitent au niveau de la transformation de l’argile pour la fabrication de différents objets.
7-Industrie : La wilaya à vocation agricole, n’a pas laissé passer l’occasion pour investir dans le créneau de l’industrie pour faire développer des infrastructures importantes comme la cimenterie de Zahana, Lafarge, l’Unité de peinture de Sig, et d’importantes unités de transformations dans les différents créneaux industriels et la création de plusieurs sociétés et entreprises dans le secteur privé qui aujourd’hui sont d’un grand apport pour la wilaya.
8- Transport : La wilaya, malgré son importance comme régulateur entre le Sud et le Nord, elle ne compte que quelques lignes de chemins de fer qui s’étend sur quelques dizaines de kilomètres pendant que le réseau le plus important fut tout simplement supprimé, en particulier la ligne reliant les hauts plateaux au Nord- Ouest, le déficit est comblé par le transport routier qui a en face un réseau routier très important qui se répartit entre des voies nationales, des chemins de wilaya et des chemins communaux plus ou moins dans un état moyen, dans ce contexte, le wali a consacré un budget aussi conséquent pour l’aménagement des voies de dédoublement, des élargissement de certaines routes, la réfection d’autres routes dont certaines de moindre importance. Pour le transport de voyageurs, beaucoup reste à faire, les transporteurs ne sont pas des professionnels, ces derniers agissent comme des clandestins, ils peuvent arrêter leurs engins comme bon leur semble comme ils peuvent se permettre d’augmenter les tarifs  à  leur manière, là, le problème réside au niveau de la Direction des transports qui continue à fonctionner comme par le passé, où quelques éléments font la pluie et le beau, agissant plus pour l’intérêt des transporteurs que pour l’intérêt général, tous les directeurs qui sont passés par ce service se font prendre dans l’engrenage que forme certains éléments qui ne peuvent être dérangés par quiconque. Les preuves ne manquent pas, il suffit d’aller faire un tour au niveau des gares routières où le voyageur vit le diktat de ces transporteurs.

B. Boufaden
Lundi 9 Décembre 2013 - 16:10
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